Le Panthéon de l’Aviation du Canada accueille cinq nouveaux membres

Article de nouvelles / Le 15 novembre 2019

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Panthéon de l’Aviation du Canada

Quatre personnes, dont un pilote de l’Aviation royale du Canada de la Première et de la Seconde Guerres mondiales, et une équipe de voltige aérienne de l’Aviation royale canadienne feront leur entrée au Panthéon de l’Aviation du Canada (CAHF) en 2020.

« En 2020, le Panthéon de l’Aviation du Canada va saluer l’extraordinaire contribution à l’aviation de quatre Canadiens et d’une organisation », dit Rod Sheridan, président du conseil du CAHF.

« Les personnes intronisées cette année sont Clifford MacKay McEwen, pilote de combat de la Première et de la Seconde Guerres mondiales, Joseph D. Randell, pionnier de l’aviation commerciale canadienne, Shirley Render, auteure, historienne et défenseuse du patrimoine aéronautique du Canada, et l’astronaute canadien Bjarni Trygvasson. J’ai également le plaisir d’annoncer que le Red Knight (Chevalier Rouge), équipe de voltige solo de l’ARC de 1958 à 1969, recevra le prix d’excellence Belt of Orion. »

Les lauréats recevront leur prix lors du souper de gala et de la cérémonie d’intronisation annuels du Panthéon de l’Aviation, qui auront lieu à Calgary, le 4 juin 2020.

Au cours de la 47e célébration annuelle des réalisations dans l’aviation, en 2020, le nombre de Canadiens figurant au Panthéon de l’Aviation du Canada sera porté à 242. De plus, 24 organisations auront été honorées pour leur contribution en recevant le prix d’excellence Belt of Orion.

Le Panthéon de l’Aviation du Canada se trouve au musée Reynolds-Alberta, à Wetaskiwin, en Alberta. Pour en savoir plus, consultez son site Web (en anglais uniquement).

Né à Griswald, au Manitoba, en 1898, Clifford MacKay McEwen s’enrôle dans le Corps expéditionnaire canadien en 1916 avant d’être transféré au Royal Flying Corps. Il passe la majorité de la guerre à voler en Italie, se distinguant comme pilote de patrouille. M. McEwen se joint ensuite à la jeune Aviation royale du Canada en Angleterre et reste dans les forces armées après la fin de la guerre, agissant en tant que membre de la Commission de l’air et de l’Aviation royale du Canada de l’entre-deux-guerres.

Détenant le grade de colonel d’aviation lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, M. McEwen est promu au grade de commodore de l’air et il cherche à établir l’autorité canadienne sur les opérations aériennes dans l’Atlantique nord-ouest tout en menant la guerre anti-sous-marine. Dirigeant discipliné, il est transféré en Angleterre et promu au grade de vice-maréchal de l’air, prenant le commandement du 6e groupe (ARC) du Bomber Command. Devant faire face au mauvais moral des soldats et à la morosité, il met en place un programme d’entraînement rigoureux qui porte ses fruits. À la fin de l’année 1944, le 6e Groupe est considéré comme une force de premier plan, ayant le moins grand nombre de pertes des groupes de bombardiers lourds. En reconnaissance de son extraordinaire leadership, M. McEwen est nommé commandant de la contribution de l’ARC à la Tiger Force en préparation du théâtre du Pacifique.

Durant sa carrière d’après-guerre, M. McEwen défend la cause des anciens combattants, travaillant à la fois avec la Légion royale canadienne et le fonds du Souvenir. Il a rendu l’âme à Montréal, en 1967, après avoir posé une marque indélébile sur l’aviation canadienne.

Président et chef de la direction de Chorus Aviation, Joseph Randell est né à Curling, à Terre-Neuve, en 1954. Il se consacre à l’aviation canadienne et en particulier au marché des compagnies aériennes régionales pendant plus de trente ans. En 1984, M. Randell entreprend un MBA sur l’industrie des entreprises de transport aérien, travail qui mène deux ans plus tard à la création d’Air Nova.

Conscient que le vaste territoire du Canada est parfaitement adapté à des transporteurs régionaux, l’entreprise, qui repose d’abord sur une flotte d’aéronefs à turbopropulseurs, est la première à utiliser des avions de transport régional à réaction. La réussite d’Air Nova entraîne son éventuelle acquisition par Air Canada, et une série de fusions de transporteurs régionaux. En 2002, après avoir surmonté des difficultés réglementaires considérables, Air Canada Jazz voir le jour. À la suite d’une réorganisation efficace découlant de la demande de protection sur les faillites d’Air Canada, Jazz est instaurée en 2006.

Une renégociation de ses relations avec Air Canada se poursuit à un rythme soutenu, tout comme la rentabilité de l’entreprise aérienne. Chorus Aviation, l’initiative suivante de M. Randell, qui fait l’acquisition de l’activité régionale de Voyageur Airways en 2015, devient un acteur mondial de la location d’aéronefs. Chef de file largement respecté de l’aviation canadienne, M. Randell est un fervent défenseur de son alma mater, l’Université Dalhousie, et son soutien professionnel et philanthropique pour l’aviation et la communauté en général lui a valu, à juste titre, de nombreux prix de reconnaissance.

L’une des historiennes de l’aviation les plus en vue du Canada et chef de file de la gérance du patrimoine aéronautique de ce pays, Shirley Render, née en 1943, à Winnipeg, au Manitoba, obtient son brevet de pilote en 1973 et commence peu après son travail de bénévole au Western Canada Aviation Museum.

Peu de temps après, Mme Render siège au conseil d’administration du musée, rédigeant et publiant son magazine trimestriel et conservant ses objets. Après avoir obtenu une maîtrise en histoire, elle entreprend deux ouvrages d’influence : No Place for a Lady, premier livre sur les femmes pilotes du Canada, et Double Cross, sur James A. Richardson et son importance pour l’aviation canadienne. Mme Render occupe plusieurs postes de direction au musée et joue un rôle essentiel dans son développement. En 1990, elle se lance en politique et est élue membre de l’Assemblée législative de Saint-Vital. Elle agit aussi à titre d’adjointe législative du premier ministre Gary Filmon et de ministre de la Consommation et des Corporations.

En 2002, on demande à Mme Render, qui n’est plus au gouvernement, de revenir comme directrice générale et conservatrice du musée qui se trouve alors en difficulté. Son leadership, reconnu par sa nomination comme directrice générale émérite, permet de revitaliser le musée, processus qui conduit à sa nouvelle désignation de Royal Aviation Museum of Western Canada. Récipiendaire de la médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, du Prix Femmes de mérite du YMCA et du prix Distinguished Alumni de l’Université de Winnipeg, entre autres, Mme Render est un modèle exemplaire pour les jeunes Canadiens.

Bjarni Tryggvason naît à Reykjavik, en Islande, en 1945. Captivé par l’aviation dès son jeune âge, à Richmond, en Colombie-Britannique, il se joint aux cadets de l’Aviation royale du Canada et obtient son brevet de pilote professionnel à 20 ans. Depuis, il joue un rôle dans l’aviation canadienne.

M. Tryggvason obtient un diplôme d’ingénieur physicien et, malgré son objectif de devenir pilote commercial, il accepte un poste au Service de l’environnement atmosphérique. Son travail comme chercheur le mène à l’Université Western Ontario, à la soufflerie à couche limite, à Kyoto, au Japon, et à North Queensland, en Australie. Souhaitant perfectionner ses aptitudes de pilote, il obtient sa qualification d’instructeur. En 1982, M. Tryggvason se joint au Laboratoire d’aérodynamique des faibles vitesses du National Research Council (NRC). Un an plus tard, il fait sa demande et est accepté dans le premier Groupe des astronautes canadiens.

Au NRC et dans l’Agence spatiale canadienne, il participe à la conception et au développement de satellites et à des projets sur la dynamique des fluides, mais son objectif premier est les systèmes antivibrations. En 1997, dans le cadre de la mission STS-85, M. Tryggvason sert de spécialiste des charges utiles à bord de la navette Discovery. Depuis son retour sur Terre, il demeure actif dans l’aviation canadienne. Mais, ayant été à l’avant-plan du programme aérospatial du Canada, son plus récent travail porte sur le patrimoine aéronautique du Canada et le pilotage d’aéronefs d’époque, notamment, en 2009, la réplique du Silver Dart, le premier appareil motorisé plus lourd que l’air à voler dans le ciel canadien.

Le Red Knight, équipe de démonstration en solo de l’ARC de 1958 à 1969, a participé à plus de 600 fois à des spectacles aériens, le plaçant juste derrière les Snowbirds en ce qui concerne le nombre de spectacles réalisés par une équipe militaire de voltige aérienne.

Durant ses douze ans d’existence, dix-sept pilotes volent sous la bannière du Red Knight, dont le premier est Roy Windover, instructeur à l’École centrale de vol de l’ARC. Équipés de leur vénérable Canadair CT-133 Silver Star (« T-33 T-Bird) et plus tard du Canadair CT-114 Tutor, peint en rouge vif, divers « chevaliers » volent aux côtés des Golden Hawks et des Golden Centennaires. Mais on se souvient surtout de l’équipe de voltige en solo pour ses spectacles dans de petites collectivités dont les structures ne permettaient pas d’accueillir de grosses équipes bien établies.

Le Red Knight effectue toutes ses manœuvres à l’intérieur des limites des terrains d’aviation. Tout compte fait, l’équipe se produit dans chacune des dix provinces canadiennes et au Yukon. Elle fait également des spectacles aux Bahamas et aux États-Unis, volant en Alaska, au Kansas, dans le Michigan, au Minnesota, au Nevada, à New York, en Pennsylvanie et à Washington. En 1967, le Red Knight reçoit la médaille du Centenaire. Comme témoignage de sa marque durable et en hommage à l’influence des spectacles du Red Knight, le schéma de couleurs distinctif de l’équipe a été repris par des opérations civiles dans toute l’Amérique du Nord.

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2019-11-15