Nos gens : le caporal Adrian Osmond
Article de nouvelles / Le 5 mars 2020
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Par le sous-lieutenant Leo Zhou
Le caporal Adrian Osmond est technicien de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales (Tech SITA) dans l’Escadron de soutien opérationnel de la 12e Escadre Shearwater, en Nouvelle-Écosse. « Nous sommes les techniciens à tout faire de la Force aérienne », dit-il.
Les Tech SITA assument un large éventail de responsabilités, notamment l’entretien des radars, des systèmes de communication par satellite et de l’équipement de technologie de l’information.
« Nous sommes formés pour faire toutes sortes de choses différentes, explique le caporal Osmond. L’Armée et la Marine ont plusieurs métiers qui remplissent les mêmes rôles, mais les responsabilités du Tech SITA englobent tous ces rôles ». Le caporal Osmond occupe le poste de technicien d’aérodrome à la 12e Escadre, mais son travail porte principalement sur l’entretien des systèmes météorologiques et des aides à la navigation de l’aérodrome comme les radars. Les responsables du contrôle de la circulation aérienne et les techniciens en météorologie se fient au matériel qu’entretient quotidiennement le caporal Osmond. « Les systèmes météorologiques et radars sont mon gagne-pain », affirme-t-il.
Avant de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes, en 2014, le caporal Osmond travaillait comme gérant d’établissements de conditionnement physique et entraîneur personnel. « Je travaillais 60 heures par semaine et je voulais une nouvelle carrière ». Il s’est donc inspiré de son père, technicien de systèmes d’information et de communications terrestres de l’Armée de terre.
Une fois son instruction de base terminée, le caporal Osmond a suivi l’instruction d’un an en électronique axée sur le rendement, ainsi que le cours de qualification de niveau 3 à l’École d’électronique et des communications des Forces canadiennes, à Kingston, en Ontario. Il a passé une année à Shearwater, où il a suivi une formation en cours d’emploi dans l’Escadron de soutien opérationnel de la 12e Escadre avant son affectation à la 8e Escadre Trenton, en Ontario, pour suivre le cours de qualification de niveau 5, qui donne un aperçu des diverses pièces d’équipement qu’entretiennent les Tech SITA.
Dans ses temps libres, le caporal Osmond aime s’entraîner pour rester en forme, et jouer au ping-pong à l’escadre. Il y a, d’ailleurs, une table de ping-pong dans la tour de contrôle où il travaille, et il joue tous les jours avec ses collègues pour demeurer agile. Il possède aussi sa propre raquette.
Il a récemment terminé une affectation de six mois à la station des Forces canadiennes Alert, au Nunavut. « Les gens ne se rendent pas compte qu’Alert est loin dans le Nord, affirme-t-il. En fait, Alert est plus près de Moscou que d’Ottawa. » Le caporal Osmond était le seul technicien d’aérodrome de la station.
« À Alert, j’étais seul à faire le travail effectué habituellement par une équipe de techniciens », explique-t-il, en précisant qu’il pouvait tout de même obtenir de l’aide de la 12e Escadre et de la 8e Escadre Trenton, mais qu’en fin de compte, c’est à lui que revenait la responsabilité de trouver une solution en cas de problème. « C’était extrêmement stimulant et gratifiant. »
Il soutient qu’à Alert, on prend véritablement soin des gens pour garder le moral. La nourriture était incroyable et il y avait beaucoup d’activités sociales, dont une journée « à la plage ». D’ailleurs, les compétences en ping-pong que le caporal Osmond a acquises à la 12e Escadre se sont révélées bien utiles, car il a remporté le tournoi de ping-pong de la journée « à la plage ». Compte tenu de son parcours dans le domaine du conditionnement physique et de sa récente affectation dans l’Arctique, pas étonnant que ce que préfère le plus le caporal Osmond des Forces armées, c’est, comme il le dit, qu’on le paye pour faire de l’exercice et s’instruire.
Le caporal Osmond s’est trouvé à Alert de mars à septembre, dans le cadre de ce qu’on appelle communément l’affectation estivale. Une centaine de personnes travaillent à Alert pendant l’été, y compris des scientifiques et du personnel de l’OTAN, et pendant les mois d’hiver, la station ne compte qu’une cinquantaine de personnes. Le caporal Osmond s’est rappelé qu’il faisait jour 24 heures sur 24 et que pour dormir, les gens devaient recouvrir les fenêtres de carton.
L’été, la température se situe généralement entre -20 °C et 0 °C, mais le caporal Osmond affirme qu’en fait on a l’impression qu’il ne fait pas aussi froid, car ce n’est pas humide dans le Grand Nord. Il se souvient d’une période particulièrement chaude où il a fait 25 °C pendant toute une semaine. « Mon équipement surchauffait au pôle Nord, dit-il. J’ai dû voler des ventilateurs aux nettoyeurs pour le refroidir. »
Le caporal Osmond se marie en septembre 2020 et envisage de demeurer à Shearwater pour un an ou deux avant sa prochaine affectation. Il espère travailler dans le domaine des opérations spatiales, à l’avenir, à superviser une équipe chargée de surveiller et d’entretenir des systèmes terrestres utilisés par les satellites, ou occuper un poste de soutien au Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada.