La 17e Escadre salue des femmes aux parcours différents
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Article de nouvelles / Le 12 mars 2021
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Les parcours de la major Geneviève Dussault et de la capitaine Emily Rowlandson se sont croisés par hasard lors de l'affectation des deux femmes à la 17e Escadre Winnipeg, au Manitoba. Elles se sont enrôlées dans les Forces armées canadiennes dans des circonstances différentes, sont d’horizons différents et ne se trouvent pas à la même étape dans leur vie et leur carrière. Pourtant, les deux se passionnent pour les rôles que les femmes jouent dans les Forces armées canadiennes et ont pris la décision de devenir des membres actives de l’Organisation consultative des femmes de la Défense.
À l’occasion de la Semaine internationale de la femme, nous vous présentons leur parcours.
Par Gloria Kelly
Lorsqu’elle a obtenu son diplôme universitaire, la capitaine Emily Rowlandson ne pensait pas d’emblée s’enrôler dans les Forces armées canadiennes (FAC). Issue d’une famille militaire, elle avait déjà une bonne idée de ce qu’était la vie militaire et gardait toujours cette option à l’esprit. Elle a tout simplement pris un peu de temps pour arriver à la conclusion que les forces armées lui permettraient de s’appuyer sur ses compétences et de mener une carrière valorisante.
Cinq ans après son enrôlement, elle agit à titre de capitaine-adjudant de l’escadron de soutien de mission de la 17e Escadre. « En tant que militaire, on jouit de nombreuses occasions de progresser et d’apprendre de nouvelles choses », dit la capitaine Rowlandson.
Elle vient de terminer le cours d’officier de section mobile des mouvements aériens, qui lui permettra d’élargir ses horizons en faisant une incursion dans le domaine des mouvements aériens.
Athlète accomplie, elle conçoit la collectivité militaire comme une famille et une communauté qui soutient et accueille ses membres, s'apparentant beaucoup à la communauté des sports compétitifs.
La capitaine Rowlandson est également coprésidente militaire de l’Organisation consultative des femmes de la Défense (OCFD) de la 17e Escadre, rôle qu’elle a assumé en octobre 2020. C’est grâce au sport qu’elle a rencontré la major Geneviève Dussault, qu’elle a découvert le rôle considérable que cette dernière jouait dans le programme depuis plusieurs années et qu'elle a appris que celle-ci souhaitait continuer à bâtir l’équipe. Tout ce que la capitaine Rowlandson a eu à faire, c’est de s’informer sur la manière dont elle pouvait se rendre utile.
L’OCFD existe depuis un bon moment déjà. La capitaine Rowlandson croit que l’organisation a un rôle important à jouer pour les femmes dans les FAC et au ministère de la Défense nationale. « Certaines personnes auront toujours besoin d’un espace sûr pour faire valoir leurs droits et d’un système nous permettant de faire valoir les droits d’autrui, ajoute la capitaine Rowlandson. J’estime important que nous sensibilisions les gens et que nous soutenions le personnel de notre escadre. »
Le groupe de la 17e Escadre ne travaille pas en vase clos. Il fait partie d’un réseau de coprésidentes et de championnes de partout au pays. Certains des travaux et des études en cours sont très variés, portant, par exemple, sur les uniformes, sur des programmes de mentorat et sur un guide de lutte contre la discrimination fondée sur le sexe.
Parmi certains des points soulevés récemment, on trouve les suivants : les soins aux enfants et la garde des enfants ne concernent pas uniquement les femmes, et la nécessité d’informer les chaînes de commandement locales que l’OCFD est une ressource à leur disposition.
Le groupe consultatif travaille à longueur d’année, pas seulement pendant une semaine en mars.
La capitaine Rowlandson estime que le mentorat revêt une très grande importance et que celui-ci peut se dérouler de différentes manières officielles et officieuses. « Nous nous soutenons les unes les autres et nous grandissons ensemble », dit la militaire.
Si le programme de la Journée internationale des femmes sert à sensibiliser les gens au travail qu’accomplit le groupe consultatif, il s’agit aussi d’un moment pour célébrer les réalisations de toutes les femmes.
« Il y a des femmes exemplaires dans les FAC, ajoute la capitaine Rowlandson. Nous devons profiter de leur volonté de parler de leur expérience, d’agir à titre de mentores et de continuer à faire de nous une collectivité. »
La major Geneviève Dussault s’est jointe aux FAC d’une bien différente manière. Cherchant un emploi d'été pendant ses études secondaires, elle a décidé de visiter un centre de recrutement afin d’en savoir plus sur la possibilité de faire des études supérieures au Collège militaire royal du Canada.
« Je ne connaissais rien du milieu militaire, mais je savais que je voulais avoir une bonne instruction et que devenir militaire était l’un des moyens d’y parvenir », affirme la major Dussault, dont l’instruction et le diplôme à titre d’ingénieure civile ont donné lieu à une carrière variée.
Aujourd’hui, ayant plus de 20 ans de service, la major Dussault, reconnue largement comme un modèle de rôle, agit à titre de mentore auprès d’une génération de jeunes femmes qui s’enrôlent dans les FAC.
« Lorsque je repense au début de ma carrière, il y avait très peu de femmes qui détenaient un grade plus élevé que celui de capitaine, dit la major Dussault. Les femmes n’avaient tout simplement pas d’exemples à suivre. Ça a pris du temps, mais, aujourd’hui, il y a plus de femmes dans des postes supérieurs et nous pouvons saisir des occasions nous permettant de progresser dans notre carrière et de la réussir. Lorsqu’une jeune officière se joint à une unité aujourd’hui, elle voit des femmes progresser et réussir leur carrière, ce qui est encourageant. »
Tôt dans sa carrière, la major Dussault a fait partie d’un équipage d’Aurora spécialisé en surveillance. Elle était souvent la seule femme de l'équipage. Par la suite, deux situations dans sa carrière l’ont menée ultérieurement à jouer un rôle de dirigeante dans la progression professionnelle des femmes dans les FAC. Lors de la première situation, elle a fait la rencontre d’une pilote qui allait devenir un modèle de rôle ainsi qu’une mentore, puis, lors de la seconde, elle a saisi une occasion qui s’est offerte à elle pendant une activité de la Journée internationale des femmes à laquelle elle a assisté à Greenwood, en Nouvelle-Écosse, en compagnie de la commandante de la base, dont elle était l’adjointe administrative.
« Il y a de grandes femmes qui accomplissent un travail fantastique tant à titre de militaires que de civiles; nous devons nous entretenir avec elles et tirer parti de leurs succès afin que tous puissent profiter de leurs connaissances et compétences », ajoute la major Dussault.
C’est motivée par son enthousiasme et sa foi dans la progression professionnelle des femmes que la major Dussault soutient l’Organisation consultative des femmes de la Défense, où elle joue un rôle de chef depuis plusieurs années. Plus récemment, elle a agi en tant que défenseure des femmes à la 17e Escadre Winnipeg.
« Nous avons besoin que des femmes, tant civiles que militaires, fassent le saut et deviennent des dirigeantes et des mentores, mais aussi qu’elles se portent à la défense de notre cause », affirme la major Dussault.
En plus d’avoir un horaire chargé en tant qu’officière, la major Dussault est commandante adjointe du Collège de l’aérospatiale Lcol William G. Barker VC de l’ARC, ainsi que mère de trois garçons actifs qui sont tous de jeunes athlètes accomplis et des hockeyeurs compétitifs.
Mariée à un officier militaire, elle consacre une grande partie de son temps à maintenir un équilibre dans sa vie. Souvent, elle se demande comment trouver assez de temps dans une journée pour tout accomplir.
« Pour trouver un équilibre dans votre vie, vous devez jouir du soutien d’une collectivité. Comme famille militaire, vous établissez cette collectivité partout où vous allez, dit la major Dussault. Selon l’étape où vous en êtes dans votre carrière et le travail que vous faites, trouver un équilibre peut se révéler une tâche difficile, mais stimulante. »
Lorsqu’elle réfléchit à sa carrière, la major Dussault changerait très peu de choses. Elle suivrait de nouveau le même parcours sans hésiter.
L’avenir de l’officière s’accompagnera assurément d’autres changements, occasions et difficultés, qu’elle trouve tous stimulants. Toutefois, une chose ne changera pas : sa ferme volonté de faire en sorte que les femmes soient entendues dans les FAC, mais aussi qu’elles soient visibles et qu’on salue le travail fantastique qu’elles accomplissent tous les jours au service du Canada et de sa population.
Gloria Kelly fait partie de l’équipe des affaires publiques de la 17e Escadre.