Le travail acharné et le dévouement parlent d’eux-mêmes : majore Catherine Cabot

Article de nouvelles / Le 10 mars 2022

Emily Lindahl, DAP Air

Une carrière dans l’Aviation royale canadienne (ARC) était un choix naturel pour la majore Catherine Cabot, qui voulait une profession qui lui permettrait de voyager et lui offrirait des occasions de travail uniques, tout en suivant la trajectoire de plusieurs membres de sa famille, dont son frère et son père. Elle s’est enrôlée en décembre 2007 comme sous-lieutenante dans le cadre du programme d’Enrôlement direct en qualité d’officier (EDO).

La Maj Cabot occupe actuellement le poste d’officière du génie aérospatial (AÉRO) au 3e Escadron de maintenance (Air) de la 3e Escadre Bagotville, au Québec. Elle est responsable de tous les aspects de l’ingénierie, de la maintenance et de la gestion des aéronefs militaires, un poste clé au sein de l’organisation. « La maintenance des aéronefs est essentielle au soutien des opérations, car elle permet ultimement aux pilotes de faire voler les aéronefs de l’ARC », affirme-t-elle.

Durant tout son parcours professionnel, la Maj Cabot a dû faire face à la négativité. « On m’a dit que je ne me rendrais pas très loin en grade parce que j’ai suivi le programme EDO et que je n’ai pas fréquenté le collège militaire », affirme-t-elle. « Depuis, j’ai eu d’autres superviseurs qui n’ont pas cru en moi. »

Cependant, ces obstacles n’ont pas découragé la Maj Cabot; elle continue de croire en elle, et laisse parler son travail acharné et son dévouement. Elle offre le conseil suivant aux femmes en ce qui concerne les forces armées et l’aviation : « N’ayez pas peur de demander des choses et de vous porter volontaire pour des occasions. Le pire qui puisse arriver est qu’on vous refuse. Mais si vous ne demandez pas, vous ne vivrez jamais rien de stimulant. »

Parmi les expériences qu’a vécues la Maj Cabot au sein de l’ARC, citons un déploiement en Afghanistan dans le cadre de l’opération ATTENTION, Roto 3, de juin à novembre 2013. Un souvenir qui se démarque plus que les autres est celui du moment où son petit ami (son mari aujourd’hui) l’a accueillie à son arrivée en Afghanistan. « Son affectation tirait à sa fin alors que la mienne commençait; il m’a aidée à m’installer pendant les deux premières semaines avant son retour à la maison », dit-elle.

Sa tâche la plus unique à ce jour a peut-être été la chance de travailler pour le chef d’état-major de la Défense en tant qu’aide de camp de 2018 à 2019. Pour la Maj Cabot, ce fut une occasion extraordinaire de voir les Forces armées canadiennes sous un angle stratégique et politique. Pourtant, cela n’a pas été sans difficulté. « J’ai perdu les bagages du CEMD pendant un voyage d’affaires », a-t-elle confié. « J’avais honte de moi-même, mais tout s’est bien déroulé! »

Un ancien patron prenait le temps régulièrement de discuter de l’importance d’équilibrer vie professionnelle et vie privée avec la Maj Cabot. Cet équilibre est devenu de plus en plus important, car elle jonglait des responsabilités exigeantes au travail et toutes les autres facettes de sa vie, notamment son rôle d’épouse et de mère de deux jeunes enfants et ses études de doctorat à temps partiel qu’elle espère terminer en 2024. Sans compter que son conjoint est actuellement en déploiement pour six mois.

Pour s’assurer de prendre du temps pour elle, elle demeure active en faisant de la course. « La course m’aide à rester en forme, mais c’est surtout extrêmement important pour mon bien-être mental. Elle me permet d’échapper à tout le stress et de laisser mon esprit vagabonder. »

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