Pleins feux sur un aviateur : le caporal Chris Morrison
Article de nouvelles / Le 8 décembre 2014
Par Capitaine Wright Eruebi
Le Centre multinational d’opérations aérospatiales (CMOA), plaque tournante des opérations de l’Aviation royale canadienne menées dans le monde entier, est un milieu où les enjeux sont considérables et où le travail se déroule avec la même précision que dans la tour de contrôle d’un aéroport.
Installée dans le quartier général de la 1re Division aérienne du Canada et de la Région canadienne du NORAD, à Winnipeg (Manitoba), une équipe d’opérateurs – Contrôle aérospatial effectue le premier triage du flux constant de données que les radars, les capteurs et les satellites fournissent au CMOA. Les opérateurs s’assurent ensuite que ces renseignements essentiels remontent la chaîne de commandement, dont les décisions sont souvent lourdes de conséquences.
Les opérateurs ressemblent à des génies de l’informatique ou à des adeptes de jeux vidéo teintés d’une touche militaire. Sous l’éclairage tamisé du CMOA, le caporal Chris Morrison et ses collègues opérateurs – contrôle aérospatial sont rivés à leurs ordinateurs qui affichent des quantités énormes de données dans des textes polychromes. Tout en scrutant leurs écrans, ils écoutent attentivement dans leur casque les crépitements intermittents des transmissions audio chiffrées venant de près et de loin, à partir desquels ils peuvent discerner des bribes d’information qui méritent l’attention du superviseur.
Ils prennent des notes, ils parlent tout bas et, quand la situation le justifie, ils se lèvent d’un bond et ils font avec assurance une déclaration, même en présence d’officiers généraux, qui fait le tour de la salle. La tâche laisse peu de place à l’erreur, les heures sont longues et les décisions sont prises en quelques secondes, pourtant le caporal Morrison s’illumine lorsqu’il parle de son travail.
« J’aime beaucoup mon emploi », affirme-t-il. « Regardez le chemin que j’ai parcouru : un gars ordinaire d’Holstein (Ontario) devenu membre de la « ligue majeure » de ma profession. J’adore ça! »
L’officier supérieur de service – opérations, le major Rhea Maclean, estime que le caporal Morrison est une personne très intelligente et polyvalente.
« Le caporal Morrison est capable de surveiller les données radars de NavCanada et de suivre en même temps les fenêtres de dialogue concernant les opérations ainsi que les systèmes d’avertissement de défense aérienne – et il fait tout cela très bien. »
En avril 2014, le caporal Morrison a quitté le 21e Escadron de contrôle et d’alerte (Aérospatiale), qui fait partie du Secteur de la défense aérienne du Canada (SDAC) situé à la 22e Escadre North Bay (Ontario), pour venir à Winnipeg. Il a depuis démontré qu’il est un opérateur – Contrôle aérospatiale sur lequel on peut compter.
Il a occupé le poste de technicien de service – Défense, une condition exigée pour le personnel qui entre des données sur les aéronefs dans le système de la fonction d’intégration du processus national de planification aérospatiale.
Des plus, il a été appelé à travailler dans toute sorte de contextes : avec des navires militaires canadiens, des aéronefs dotés du système aéroporté d’alerte et de contrôle (AWACS) et des radars mobiles; à l’appui de l’opération Noble Eagle (une mission permanente du NORAD visant à défendre l’Amérique du Nord des attaques asymétriques) et des opérations d’affirmation de la souveraineté dans le Nord; et en collaboration avec les secteurs de défense du NORAD aux États-Unis.
Il s’est enrôlé dans les Forces armées canadiennes en 2001, il a suivi l’instruction initiale de son groupe professionnel militaire à l’École des opérations de contrôle aérospatial des Forces canadiennes à Cornwall (Ontario), puis il a été affecté au SDAC.