ARCHIVÉE - Technicien de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiale : Une profession d'une importance croissante à l’ARC
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Article de nouvelles / Le 14 avril 2015
Par Alexandra Baillie-David
Qu’ils fournissent de la connectivité au contrôle de la circulation aérienne dans un aérodrome ou qu’ils installent des systèmes de communication après une catastrophe naturelle, les techniciens de systèmes d’information et de télécommunications aérospatiales (SITA) sont au centre des opérations des Forces armées canadiennes.
Les techniciens SITA maintiennent et opèrent, entre autres, des systèmes radars, informatiques et satellites. Ils sont responsables de tous les systèmes de télécommunication et d’information sur toute base des Forces armées canadiennes au Canada ou lors d’opérations à l’étranger.
Lors de conflits ou de désastres naturels, les techniciens SITA participent à des déploiements avec le 8e Escadron de communication et de contrôle aérien (8 ECCA), basé à la 8e Escadre Trenton.
Par exemple, après les ravages du séisme en Haïti, en janvier 2010, les techniciens SITA ont aidé à réparer l’aérodrome de Jacmel. Ils ont également organisé de nombreuses communications sur Skype (une technologie relativement nouvelle à l’époque), entre Jacmel et Trenton, pour rassurer les familles des soldats déployés sur leur sécurité.
Selon l’adjudant-chef Normand Dubois, conseiller principal du groupe professionnel militaire des techniciens SITA, l’importance des services de télécommunications lors d’opérations des Forces armées canadiennes, jumelée à la modernisation constante de la technologie, a entraîné un besoin croissant pour les techniciens SITA.
« Nous nous demandons constamment où l’avenir nous mènera, il va donc sans dire que nous songeons à la technologie de pointe », souligne-t-il. « Pour l’instant, nous tentons de transmettre les connaissances des gens ayant plus de 20 ans d’expérience aux membres subalternes, pour que ces derniers soient prêts à prendre la relève. »
L’adjudant-chef Dubois s’est enrôlé comme technicien-radariste dans l’Aviation royale canadienne, il y a 32 ans. Il surveillait les systèmes radar dans diverses stations du réseau Pinetree, notamment la Station des Forces canadiennes Holberg, en Colombie-Britannique, et la Station des Forces canadiennes Barrington, en Nouvelle-Écosse. Il a également participé à des missions en Bosnie et en Afghanistan.
Les aspirants au poste de techniciens SITA doivent avoir réussi le cours de mathématique de la 10e année. Les recrues sélectionnées suivent un cours à l’École d’électronique et de communications des Forces canadiennes à Kingston, en Ontario, pendant au moins neuf mois. Après l’instruction de base, les recrues des SITA mettent de trois à quatre mois pour obtenir le niveau de qualification 3 (NQ 3) et doivent ensuite réussir une formation en cours d’emploi de 12 à 18 mois. Les techniciens SITA pleinement certifiés sont ensuite affectés à leur unité.
L’adjudant-chef Dubois fait remarquer que pour être techniciens SITA, il faut avoir un bon esprit d’innovation et des compétences en pensée critique, afin de gérer des difficultés technologiques ou situationnelles.
« Souvent, nous sommes appelés à faire du travail et à participer à des missions de déploiement où nous n’avons pas toujours l’équipement nécessaire pour atteindre notre but », explique-t-il. « Cependant, la maturité et l’ingéniosité des gens de notre profession leur permettent de trouver des solutions rapidement. »
Il signale également que l’un des aspects les plus formidables de la profession de techniciens SITA est qu’on a l’occasion de travailler avec les technologies les plus sophistiquées au monde.
« C’est un métier formidable », déclare-t-il. « Il y a beaucoup de possibilités d’emploi et de missions de déploiements. Et on apprend à connaître toutes sortes de technologies, anciennes et modernes. »