Les Rangers Canadiens prêtent main-forte une fois de plus lors d’une deuxième évacuation à Pikangikum
Le 20 septembre 2019 — Nouvelles de la Défense
On a fait appel aux Rangers canadiens pour la deuxième fois en moins d’un mois pour aider lors de l’évacuation d’une Première Nation isolée, laquelle est menacée par des feux de forêt hors de contrôle qui font rage dans le Nord de l’Ontario.
La Première Nation de Pikangikum, collectivité ojibwée située à 510 kilomètres au nord-ouest de Thunder Bay, a déclaré un état d’urgence le 5 juillet dernier et demandé l’aide des forces militaires.
« Les Rangers vont aider à préparer le manifeste et à charger les personnes évacuées à bord d’avions, explique le major Charles Ohlke, officier de l’Armée canadienne. Ils se sont déjà acquittés de ces mêmes tâches auparavant, il y a quelques semaines, à peine, et ils avaient accompli un travail exceptionnel à ce moment-là. Ils se fonderont sur l’expérience qu’ils ont acquise pour aider les gens de leur collectivité une fois de plus pendant qu’elle fait face à cette urgence. »
« Les feux de forêt se trouvent à environ dix kilomètres au sud et au sud-ouest de la collectivité, et leur superficie ne fait qu’augmenter de jour en jour. Ils créent beaucoup de fumée, laquelle se répand au-dessus de la collectivité. »
Dans les médias sociaux, certains résidents de Pikangikum rapportent qu’il est difficile de respirer en raison de la fumée et des cendres des feux qui tombent.
« La fumée est inévitable, affirme Amanda Sainnawap, chef de la collectivité, dans Facebook. La situation va vraiment s’empirer en raison de la superficie des feux; une fois que la fumée enveloppe la collectivité, il se peut que l’on doive fermer l’aéroport. »
D’après le sergent Buster Kurahara, commandant de la patrouille de Rangers de Pikangikum, la fumée oblige même les Rangers à porter des masques protecteurs. « La fumée cause des problèmes à tout le monde et réduit la visibilité, ajoute-t-il. Les Rangers sont toutefois fiers d’aider leurs concitoyens. »
La chef et les membres du conseil de bande ont demandé l’aide des forces militaires durant l’évacuation, et l’Armée a autorisé que l’on fasse appel aux Rangers de la localité. Ces derniers sont des réservistes à temps partiel de l’Armée.
La nouvelle patrouille de Rangers de Pikangikum a accueilli ses 34 premiers membres en février, au terme d’une seule semaine de l’instruction élémentaire. Ils ont rempli un rôle de premier plan après la déclaration d’un état d’urgence le 5 juin dernier. Des feux de forêt se trouvaient alors à moins de deux kilomètres de la collectivité. L’Aviation royale canadienne a transporté par avion plus de 1 700 résidents en lieu sûr, tandis qu’environ 500 personnes ont quitté la collectivité de leur propre chef par bateau.
La population de Pikangikum s’élève à un peu plus de 4 000 personnes, et près de la moitié d’entre elles ont refusé d’évacuer les lieux lors du premier feu, choisissant plutôt de rester dans la collectivité jusqu’à ce que l’état d’urgence soit levé, à savoir le 9 juin.
Des utilisateurs des médias sociaux font savoir que certains résidents de Pikangikum sont peu enthousiastes à l’idée d’évacuer les lieux une deuxième fois, malgré la fumée grandissante.
Les Rangers préparent des listes des personnes les plus vulnérables de la collectivité, c’est-à-dire les personnes malades ou âgées, les femmes enceintes et les enfants, de sorte qu’elles puissent prendre les premiers vols d’évacuation. Ils les aident ensuite à monter à bord de l’avion.
Deux instructeurs des Rangers canadiens apportent de l’équipement de communication militaire à Pikangikum, où ils assurent la liaison avec la chef et le conseil, les Rangers et d’autres organismes de soutien.
(Le sergent Peter Moon est le ranger responsable des affaires publiques du 3e Groupe de patrouille des Rangers canadiens à la Base des Forces canadiennes Borden.)