Des Rangers canadiens suivent un cours exigeant en recherche et sauvetage de la PPO

Le 31 décembre 2019 - Nouvelles de la Défense

Auteur : Peter Moon

La caporal-chef Pamela Chookomoolin et le caporal Ralph Begg enjambent des arbres au sol au cours d’un exercice de recherche.

Un groupe de Rangers canadiens représentant cinq Premières Nations du Grand Nord de l’Ontario ont terminé un cours exigeant en recherche et sauvetage (SAR) donné par la Police provinciale de l’Ontario (PPO). Ce cours d’une durée de deux semaines dispense la même formation en SAR que celle suivie par les membres des équipes d’intervention d’urgence d’élite de la PPO dans le cadre de leur instruction spécialisée.

« C’est une formation très exigeante; les journées sont longues et mettent les participants au défi sur les plans physique et mental, déclare l’Adj Daniel Stortz, instructeur de l’Armée canadienne. Nous effectuons des recherches pour le compte de la PPO dans le Nord de l’Ontario. Comme les Rangers reçoivent la même formation que les membres de ses équipes d’intervention d’urgence, la PPO sait qu’ils mèneront leurs activités de la même manière. »

Réservistes à temps partiel de l’Armée de terre, les Rangers basés dans le Nord de l’Ontario entretiennent une relation particulière avec la PPO. Ce sont les seuls Rangers au Canada à suivre une formation policière en SAR et à avoir conclu une entente officielle leur permettant de mener des missions de recherche et sauvetage au nom du service de police. La PPO est l’organisation principale de recherche et de sauvetage en Ontario, un rôle qu’assume la Sûreté du Québec au Québec et la GRC dans les autres provinces et territoires.

« Réunir une équipe compétente en recherche et en sauvetage de la PPO pour ensuite l’envoyer à bord d’un avion dans une collectivité éloignée des Premières Nations peut nécessiter jusqu’à huit heures, voire plus, selon les conditions météorologiques, indique le sergent John Meaker, coordonnateur provincial des activités de SAR de la PPO. Souvent, il faut moins de temps aux Rangers pour trouver la ou les personnes qui manquent à l’appel. »

On compte plus de 600 Rangers dans 27 communautés éloignées et isolées des Premières Nations dans le Grand Nord de l’Ontario. Les Rangers ont secouru plus d’une centaine de personnes depuis 2015.

Le sergent John Meaker, coordonnateur provincial des activités de recherche et sauvetage de la PPO, s’adresse à des Rangers canadiens à la BFC Borden.

La formation combine l’instruction en classe et en plein air à la BFC Borden. L’entraînement en plein air se déroule à divers endroits et dans différentes conditions, de jour comme de nuit.  Le cours se conclut par deux exercices réalistes le long de la rivière aux Pins, près de la base, et dans le parc provincial Mono Cliffs. Les participants doivent notamment s’orienter dans de grands espaces, traverser un marais, se déplacer en forêt et escalader des falaises escarpées de façon sécuritaire.

« Je suis contente d’avoir suivi ce cours, j’ai beaucoup appris, déclare la Cplc Pamela Chookomoolin, issue de Peawanuck, une petite collectivité crie près de la côte de la baie d’Hudson. Beaucoup de gens de ma région parcourent le territoire; parfois leur motoneige tombe en panne, ou un blizzard souffle et les retarde, ou encore une urgence survient et nous devons nous mettre à leur recherche. J’ai moi-même effectué de telles recherches. » Elle affirme être la troisième Ranger au sein de la patrouille locale à avoir suivi la formation de la PPO.

Le cours met l’accent sur l’orientation et les déplacements, visant l’acquisition de compétences comme la capacité à se servir correctement d’une carte, d’une boussole et d’un GPS. « Nous devons faire preuve d’une grande précision lorsque nous reportons les relèvements sur la carte. indique-t-elle. Avant, je ne faisais que tracer un grand cercle. » La Cplc Chookomoolin a participé à des recherches au cours desquelles l’équipe de recherche des Rangers devait communiquer avec des avions militaires. La formation de la PPO lui permettra à l’avenir de donner des coordonnées plus précises aux pilotes.

« Ils possèdent une force tranquille, affirme le Sgt Meaker. Il est évident qu’ils ont l’esprit communautaire, qu’ils veulent le bien de tous au sein de leur collectivité et qu’ils sont prêts à y consacrer leur temps et leur énergie. » Le Sgt Maker a non seulement été impressionné par la volonté des Rangers d’aider les membres de leur communauté manquant à l’appel, mais aussi par leurs aptitudes sur le terrain. « Ils se débrouillent bien sur le territoire, ajoute-t-il. Je dirais qu’ils ont ce don. Ils sont très à l’aise et détendu en forêt. »

(Le Sgt Peter Moon est ranger des affaires publiques au sein du 3e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens à la Base des Forces canadiennes Borden.)

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :