Le Groupement tactique de présence avancée renforcée (GT PAR) de l’OTAN en Lettonie entame la conversation sur la lutte contre la menace des drones.

Le 29 décembre 2020 - Histoires de la Défense
Auteur : Maj Mark Peebles, Force opérationnelle Lettonie

En tant que force déployée travaillant dans une bulle d’isolement COVID-19 en conformité avec les politiques du pays hôte, les membres de la Force opérationnelle en Lettonie et du quartier général multinational n’étaient pas tenus de porter des masques pendant le tournage de ces images.

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Les membres du groupement tactique de présence avancée renforcée en Lettonie participent à l’exercice BEAST BIRD SHOT pour examiner les meilleures pratiques en matière de véhicules aériens sans pilote.

Image prise le 5 novembre 2020 dans la zone d’entraînement du Camp Adazi, Lettonie, par le technicien en imagerie de la Présence avancée renforcée en Lettonie, Photo des Forces armées canadiennes

Les véhicules aériens sans pilote constituent une nouvelle menace pour les soldats de l’OTAN déployés dans le monde entier, et en particulier dans la région de la Baltique. Les dirigeants du GT PAR en Lettonie ont organisé un symposium au Camp Adazi du 5 au 7 novembre pour discuter de la manière d’y faire face.

Le commandant du groupement tactique, le lieutenant-colonel Trevor Norton, souhaite que les fruits de ces discussions ne se contentent pas d’informer sur la manière dont elles traitent la menace posée par les systèmes aériens sans pilote aujourd’hui, mais qu’elles alimentent le développement actuel et futur des capacités des pays alliés.

De nombreuses zones de conflit dans le monde ont vu l’utilisation de systèmes aériens sans pilote (UAS) par les combattants. Ils peuvent aller des gros avions en stock dans les forces armées aux petits quadricoptères achetés à titre privé auprès de détaillants commerciaux. De la Syrie à l’Ukraine orientale, en passant par le conflit actuel entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, des drones ont été utilisés pour attaquer du personnel et du matériel, ainsi que pour assurer une surveillance et aider à diriger les tirs sur les cibles.

Le Lcol Norton dit qu’ils ont reconnu cette menace alors qu’ils se préparaient à se déployer en Lettonie, et ont fait de la recherche de solutions une priorité.

« En observant nos adversaires et la façon dont ils ont effectué les récentes opérations dans le monde, il est évident qu’ils ont utilisé les UAS avec beaucoup d’efficacité, » dit-il. « J’ai déterminé que si nous voulions continuer à réussir à dissuader les agressions étrangères, nous devions démontrer notre capacité à contrer la menace des UAS. C’est ce qui m’a conduit à l’idée d’organiser un symposium et un exercice de lutte contre les UAS ».

Le symposium a combiné des présentations par des experts du Royaume-Uni et du Canada avec une discussion ouverte entre les membres des neuf nations du groupement tactique ainsi que des membres des forces armées nationales lettones sur les capacités dont ils disposent à Adazi, et comment ils pourraient les utiliser pour minimiser la menace des UAS. Enfin, ils ont testé certains de leurs systèmes d’armes en abattant des drones cibles au champ de tir du camp d’Adazi.

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Un membre du groupement tactique de présence avancée renforcée en Lettonie participe à l’exercice BEAST BIRD SHOT pour examiner les meilleures pratiques en matière de véhicules aériens sans pilote.

Image prise le 5 novembre 2020 dans la zone d’entraînement du Camp Adazi, Lettonie, par le technicien en imagerie de la Présence avancée renforcée en Lettonie, Photo des Forces armées canadiennes

En tant qu’officier d’artillerie anti-aérienne, le major de l’armée espagnole Pablo Samaniego dit comprendre comment la menace des UAS transforme la façon dont les militaires alliés opèrent. Ayant déjà participé à des discussions sur le sujet au sein de ses forces armées, il note que les Espagnols ont déjà mis en œuvre certains systèmes dans d’autres opérations. Néanmoins, pour lui, c’était une bonne occasion de voir comment d’autres nations s’en occupent afin de trouver une solution cohérente.

Le Lcol Norton souligne qu’avec les connaissances et l’expertise collectives présentes au sein du groupement tactique, ils sont en excellente position pour partager des idées et mettre en œuvre des solutions.

« Le plus grand défi pour le groupement tactique est aussi sa plus grande force – à savoir sa diversité. C’est un énorme avantage sur notre adversaire, » dit-il. « La diversité des capacités, des expériences et des connaissances qui font partie intégrante du groupement tactique est une démonstration exceptionnelle de la force de l’OTAN. »

Le Major Matt Bentley, l’organisateur du symposium, souligne qu’il s’agit d’un problème complexe qui ne sera pas résolu par un seul symposium. Il affirme néanmoins que c’est une première étape importante dans le processus d’élaboration de pratiques et de capacités qui peuvent défendre les soldats alliés contre les drones tout en défendant la Lettonie. Après le symposium, le groupement tactique rédigera un document de service qui sera envoyé à toutes les nations d’envoi pour que chaque allié puisse en tenir compte dans le développement de moyens pour vaincre cette menace.

Alors que les nations alliées développent des moyens pour combattre la menace posée par les drones, le Lcol Norton prévoit que le groupement tactique sera en bonne position pour les tester dans un contexte multinational. En attendant, le groupement tactique continuera à développer et à affiner les tactiques, les techniques et les procédures en utilisant les outils disponibles pour atténuer la menace.

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