Comment le sexe, le genre et l’orientation sexuelle des individus affectent-ils leur adaptation à la crise de la COVID-19

Le 26 octobre 2021 - Nouvelles de la Défense

La Journée mondiale de la santé mentale vise à sensibiliser les gens aux problèmes de santé mentale dans le monde, à mobiliser les efforts de soutien à la santé mentale et à dissiper les préjugés sociaux à l'égard de la maladie mentale. L'organisation consultative de la fierté de l'Équipe de la Défense (OCFÉD) profite de l'occasion pour indiquer que la crise sanitaire a pesé particulièrement lourd sur les communautés LGBTQ2+ de la Défense, qui vivaient déjà de la discrimination avant la pandémie.

Dans une étude pancanadienne publiée par l’organisation Egale Canada, 42 % des répondants LGBTQ2+ signalent des impacts significatifs sur leur santé mentale dans la situation actuelle comparativement à 30 % des personnes non LGBTQ2+. Selon la même recherche, les principaux motifs de consultations des personnes LGBTQ2+ en temps de pandémie comprennent les problèmes de santé mentale, tels que l’anxiété et l’isolement social. "J’ai l’impression que la situation est très représentative des communautés LGBTQ2+ de la Défense, on a encore de la misère au MDN/FAC à prendre en compte que notre population est touchée de façon beaucoup plus intense que la population en général" mentionne le major André Jean, coprésident militaire de l'organisation consultative de la fierté de l'Équipe de la Défense (OCFÉD).

"En cumulant les effets et les impacts de la pandémie sur la discrimination, c’est un gros poids en matière de santé mentale et physique sur nos communautés", explique le major Jean. "On s’entend que les communautés LGBTQ2+ risque d’avoir plus de problèmes de santé mentale face à la crise de la COVID, simplement parce qu’ils n’ont pas accès aux mêmes ressources que les personnes hétérosexuelles ou cisgenres", ajoute-t-il.

La crise que nous vivons oblige à se pencher sur cette question pour une raison bien simple: en plus d’être un danger pour la santé des individus, cette pandémie a le potentiel d’exacerber certaines inégalités qui existent entre les hommes, les femmes et les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre. Au Canada, celles-ci sont particulièrement vulnérables aux répercussions de l'isolement social. On parle de gens qui sont deux fois plus susceptibles de vivre seuls que les personnes hétérosexuelles et qui sont à haut risque d’anxiété, de dépression, de comportements suicidaires, d'automutilation et de toxicomanie. Selon les résultats obtenus par le Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal, les résultats préliminaires montrent que les personnes transgenres et non binaires ainsi que les personnes bisexuelles et pansexuelles rapportent plus de symptômes de dépression et d’anxiété comparativement à la population générale. "La COVID 19 a augmenté la détresse et les besoins en santé mentale et cela n’a pas épargné les communautés LGBTQ2+ de la Défense, nous devons agir afin d’aider et supporter nos employés et collègues" affirme le major Jean.

De plus,  la pandémie de la COVID-19 et les mesures de distanciation physique qu’elle a entraînées ont eu de nombreuses conséquences sur la vie des membres de l'Équipe de la Défense, dont une des plus importantes a été le développement du télétravail. Travailler de chez soi était en effet la façon la plus simple et sécuritaire pour ne pas rentrer en contact avec ses collègues et éviter la contamination. Toutefois, le danger du télétravail est l’isolement et personne n'est à l'abri. En effet, le fait de travailler de chez soi de façon permanente peut, au fil du temps, avoir des conséquences très réelles sur les employés et sur leur moral. À long terme, la santé mentale des salariés peut carrément être affectée, selon Statistique Canada. Ainsi, le télétravail modifie les rapports sociaux et le contact humain est quasi inexistant. Selon le major Jean, "les interactions entre employés ont dorénavant lieu sur les médias sociaux ou bien par courriel, rendant la gestion des interactions beaucoup plus difficile, ce qui peut être un terreau fertile pour la discrimination et l’intimidation envers les communautés LGBTQ2+ de la Défense. Il ne faut pas hésiter à donner notre soutien moral et à proposer à nos employés et collègues d’aller chercher de l’aide et à dénoncer les situations inacceptables".

En terminant, nous avons tous un rôle à jouer pour assurer le bien-être de nos communautés et ainsi favoriser l'instauration d'un environnement de travail respectueux et inclusif au sein du MDN/FAC. La santé mentale est un sujet tabou qui doit être démystifié. En cette journée, l'OCFÉD préconise l'établissement d'un dialogue entre collègues et gestionnaires afin de mettre en lumière les mesures qui peuvent être prises à tous les niveaux pour investir davantage en faveur de la santé mentale au niveau personnel, en agissant pour favoriser sa propre santé mentale et celle de ses amis, de sa famille et, plus largement, de son entourage. La santé mentale nous concerne tous, parlez-en entre vous!

Au sein de l’équipe de la Défense, il y a de nombreux collègues dévoués qui travaillent activement à la création d’un environnement plus sûr, plus inclusif et plus respectueux pour tous.

Vous êtes invités à collaborer aux efforts de l’organisation consultative de la fierté de l’Équipe de la Défense (OCFÉD) pour améliorer la diversité et l'inclusion dans l’organisation. Depuis la création de l’OCFÉD, plus de 200 membres de l'Équipe de la Défense issus des communautés LGBTQ2+ et de leurs alliés se sont réunis pour créer une voie de changement.

Si vous avez des questions ou si vous souhaitez vous impliquer, veuillez nous contacter à l'adresse suivante LGBTQ2DTPNNational-LGBTQ2REFDNationale@forces.gc.ca.

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