Un steward du NCSM Charlottetown se dit fière de servir son pays
Nouvelles de l’Atlantique / Le 25 février 2019
Par Ryan MelansonÉquipe du Trident
Après 23 ans de service et plus de 1 200 jours en mer, le M 1 Farmer, steward principal à bord du NCSM Charlottetown, s'est dite fière de sa carrière au sein des FAC, qui lui a permis de servir son pays, d'aider les autres et de voir le monde.
Le M 1 Joyce Farmer, originaire de Glace Bay, en Nouvelle-Écosse, s'est enrôlée pour la première fois dans la Réserve de l'Armée canadienne en 1996, inspirée par son père et son service militaire dans l'ancien régiment des Canadian Guards. Mais après cinq ans dans un rôle d'infanterie, y compris un déploiement en Bosnie en 1998, elle s'est retrouvée dans la Marine, où une formation en comptabilité l'a amenée à envisager le rôle de steward.
Depuis, le M 1 Farmer s'est hissée au sommet de son groupe professionnel et a participé à des déploiements à l'échelle internationale à bord de nombreux navires, notamment dans le cadre d'opérations au large de la Libye, dans le Nord du Canada et dans la mer Méditerranée.
« J'aime ce que je fais, et je ne serais pas là sinon », a-t-elle déclaré.
Les stewards remplissent une fonction importante à bord d'un navire de guerre : ils s'occupent, entre autres, de la cantine et du ravitaillement du bar, organisent des réceptions et des activités officielles à bord, et s'assurent que les factures du navire sont payées, pour ne nommer que quelques-unes des tâches. C'est un travail exigeant, les membres de ce service étant souvent occupés pendant que d'autres marins prennent le temps de se reposer, mais les bons cuisiniers et les bons stewards rehaussent le moral, de dire le M 1 Farmer, qui aime reproduire pour ses camarades de bord les douceurs du foyer en pleine mer.
« Mes journées et celles de mes stewards sont longues, et nous avons mal aux pieds, mais c'est valorisant de voir à quel point les gens apprécient notre travail. »
En tant que femme afro-néo-écossaise qui a excellé dans sa carrière navale et qui occupe un rôle clé au sein de l'équipage du navire, le M 1 Farmer se dit heureuse d’être un exemple de réussite et un mentor pour ceux qui lui succéderont, mais elle ne cherche pas à être une minorité parmi les autres.
« Je ne me classe pas dans une catégorie spéciale, ce n'est pas comme ça que j'ai été élevée », a-t-elle précisé, ajoutant qu'elle a été encouragée par le fait que la Marine poussait les femmes fortes et compétentes à tirer le meilleur parti de leur carrière au sein des FAC, et qu'elle essayait de faire de même avec les militaires subalternes dont elle avait la responsabilité.
« J'essaie de me tenir loin des projecteurs. Dans mon rôle de steward principal, je peux enseigner à mes subalternes comment bien faire leur travail, comment être forts et avoir confiance en ce qu'ils font. J'aime voir les membres de mon personnel réussir et être récompensés pour leur dur labeur. »
Dans ses temps libres, le M 1 Farmer aime profiter de la présence de ses amis, de sa famille et de son Shih Tzu maltais Apollo, qui tient son nom de la mythologie grecque dont le M 1 Farmer est friande. Elle travaille aussi à repérer ses origines; elle cherche des documents sur les ancêtres de son père qui sont entrés dans le pays au moyen de la traite des esclaves et elle espère aussi établir des liens avec ses parents maternels à la Barbade pour la première fois.
Cela n'a pas toujours été facile. D’une affectation à l’autre un peu partout au pays, elle a longtemps lutté pour maintenir l'équilibre entre son travail et sa vie de famille, et elle a aussi vécu des moments de tension lors d'opérations, y compris durant un sauvetage en mer en 2003 dans la mer d'Oman après un accident ayant fait des victimes avec des brûlures graves couvrant leur corps. Quoi qu’il en soit, le M 1 Farmer a affirmé qu'elle n'avait aucun regret après plus de deux décennies de service. Alors qu'elle se prépare pour un cours intensif de français plus tard cette année, qui sera probablement suivi d'une affectation sur un nouveau navire, elle est enthousiaste à l'idée de ce que l’avenir lui réserve.
« Je suis prête parce que la Marine m'a toujours encouragée à aller de l'avant et qu'elle m'a toujours donné l'impression qu'aucune tâche n'était trop difficile à accomplir. Je me suis toujours sentie très soutenue », a-t-elle affirmé.
« Ça a été une expérience inoubliable. »