Les forces navales permanentes de l’OTAN participent à la 50e édition de l’exercice Baltops
Nouvelles de la Marine / Le 12 juillet 2021
KIEL, ALLEMAGNE – Le 18 juin 2021, le 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l’OTAN (SNMG 1) et le 1er Groupe permanent de l’OTAN de lutte contre les mines (SNMCMG 1) ont terminé leur fructueuse participation à l’exercice Baltops 50 dirigé par les États-Unis.
L’Ex Baltops est le principal exercice maritime annuel tenu dans la région de la mer Baltique. Il s’est déroulé cette année du 6 au 18 juin 2021. Il a été conçu pour renforcer l’interopérabilité commune et accroître la préparation opérationnelle tout en améliorant ou en développant les capacités militaires pour travailler de manière transparente avec les forces maritimes, aériennes, terrestres et amphibies des nations participantes. Il visait également à décourager toute agression de la part d’acteurs menaçants et à rassurer les alliés et partenaires régionaux quant à l’engagement inébranlable de l’OTAN en matière de protection et de défense.
L’OTAN a toujours maintenu une présence forte et durable dans la région de la mer Baltique qui revêt, pour l’Alliance, une grande importance stratégique aux fins de sa sécurité, de sa stabilité et de ses intérêts économiques. Ces dernières années, en phase avec l’environnement de sécurité dans la région, l’exercice a continué d’évoluer afin de fournir à l’OTAN et à ses pays partenaires la formation et l’expérience nécessaires pour préserver la paix, prévenir les conflits, promouvoir la sécurité et la stabilité et renforcer l’ordre international fondé sur des règles dans la région de la mer Baltique et au-delà.
Cette année, la 50e édition de l’exercice a comporté la participation de 16 pays de l’OTAN et de deux pays partenaires, à savoir la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, l’Espagne, la Suède, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Ces nations, à leur tour, ont fourni environ 40 unités maritimes, 60 avions et 4 000 personnes. Le scénario d’entraînement de l’Ex Baltops 50 était axé sur une réponse navale à une crise émergente dans la région de la mer Baltique, avec des unités navales multinationales menant des opérations combinées de sécurité maritime, y compris le contrôle de la mer et la liberté de navigation. Les ressources aériennes participant à l’exercice ont collaboré avec les forces navales pour assurer la défense aérienne, la connaissance du domaine maritime et le soutien aux opérations amphibies.
Deux des quatre forces navales permanentes (SNF) de l’OTAN, respectivement le SNMG 1 et le SNMCMG 1, ont participé à l’Ex Baltops 50 et ont collaboré entre elles au cours d’un certain nombre de séquences scénarisées et libres dans le contexte du scénario d’entraînement. C’était la deuxième fois ce semestre qu’ils interagissaient en mer Baltique, après l’avoir fait en mars.
Le commodore (Cmdre) Bradley Peats était le commandant du SNMG 1, qui comprenait le navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Halifax, le navire danois de Sa Majesté Absalon, le navire norvégien de Sa Majesté Gnist et le navire français Commandant Blaison, ainsi que le navire consort de Sa Majesté Albion, le navire de la Flotte royale auxiliaire Mounts Bay, le navire américain (USS) Mount Whitney et l’USS Thomas Hudner.
Le commandant Jan Wijchers, de la Marine royale néerlandaise, commandant du SNMCMG 1, assurait le commandement du navire amiral du SNMCMG 1, du navire de la marine belge Godetia, du navire néerlandais de Sa Majesté Zierikzee, du navire de la marine estonienne Ugandi, du navire de l’Allemagne fédérale Sulzbach-Rosenberg, du navire norvégien de Sa Majesté Rauma, du navire norvégien de Sa Majesté Maaloy, du navire français Andromede, du navire de la marine lituanienne Skalvis, du NCSM Summerside, du NCSM Kingston et du navire de la marine finlandaise Vatherpää.
« Je peux attester que les deux groupes de l’OTAN et les autres participants à l’Ex Baltops 50 ont prouvé qu’ils sont tout à fait capables de travailler de façon transparente dans un environnement multidomaines et multimenaces où la compétence en matière de combat interarmées est essentielle au succès de la mission, a affirmé le Cmdre Peats. Il n’y a pas de raccourcis faciles pour arriver là où nous sommes maintenant, c’est-à-dire un groupe opérationnel naval bien entraîné et équipé qui est hautement interopérable, souple et réactif. En outre, rien ne remplace le fait d’être sur l’eau, de travailler dur et de faire son travail. C’est pourquoi les alliés et les pays partenaires de l’OTAN participent à ces exercices de défense collective. »
L’Ex Baltops 50 a offert au SNMG 1 et au SNMCMG 1 un certain nombre d’occasions de collaborer entre eux pour surmonter des défis opérationnels posés par le scénario d’entraînement. Par exemple, le SNMCMG 1 a permis à toutes les unités de traverser le détroit du Danemark en toute sécurité, en débarrassant la région du Great Belt danois de mines marines sophistiquées et d’engins explosifs improvisés flottants (WBIED). Ainsi, les unités du SNMG 1 ont pu traverser le détroit en toute sécurité afin de déboucher dans la mer Baltique et de commencer à y effectuer des patrouilles et d’autres tâches assignées. De même, le SNMG 1 a escorté des unités du SNMCMG1 ainsi que des forces amphibies effectuant des débarquements à terre et en a assuré la protection.
« L’échelle et la portée multinationales de ces opérations interarmées multinationales présentent de nombreux avantages, chaque pays offrant son propre ensemble de compétences, de capacités et de ressources, a affirmé le commandant Wijchers. Le SNMCMG 1 était bien entraîné et équipé de divers véhicules autonomes sans pilote de pointe pour établir et garantir un passage sûr à toutes les autres unités alliées afin qu’elles puissent effectuer des débarquements amphibies. Au cours du nettoyage de la zone de débarquement amphibie, on a trouvé trois munitions historiques « hors exercice » (une bombe larguée par avion, une vieille mine et un missile air-air sans ogive), ce qui prouve encore plus l’importance des mesures de lutte contre les mines. En travaillant ensemble de manière transparente et en tirant parti des forces de chacun, nous avons habilement rempli chaque mission ou tâche qui nous a été confiée. »
Un autre fait marquant de l’Ex Baltops 50 s’est produit lorsque le navire danois de Sa Majesté Absalon, membre du SNMG 1, a tiré avec son canon principal lors d’une série d’exercices d’appui de l’artillerie navale (NGS) en mer Baltique. L’hélicoptère MH-60 Seahawk (indicatif d’appel Raider) embarqué à bord du navire a fait office de guetteur et a coordonné les tirs d’appui de l’artillerie navale avec des éléments situés à terre provenant de la présence avancée renforcée de la Pologne, de la présence avancée renforcée de l’Estonie et de la Bundeswehr sur le polygone de tir de Putlos, en Allemagne. Cet essai a démontré que les navires de guerre de l’OTAN sont très compétents et expérimentés dans les opérations de combat interarmées et qu’ils peuvent être appelés à engager et, si nécessaire, à neutraliser des cibles à terre au moyen d’une artillerie navale précise à l’appui d’opérations amphibies ou terrestres.