Un officier de guerre navale adopte une approche ultra longue distance pour le Défi-vélo de la Marine
Nouvelles de la Marine / Le 6 août 2021
Par Joanie Veitch
L’an dernier, le capitaine de corvette Kray Robichaud a parcouru 5 969 km à vélo pour contribuer au défi de la bataille de l’Atlantique du Défi-vélo de la Marine 2020, ce qui représente, selon ses estimations, un total de neuf jours, neuf heures et 23 minutes en selle.
Le 15 juillet de cette année, il était déjà en passe de battre cette distance lors du défi virtuel Harry DeWolf 2021.
« Si l’on compare mes statistiques avec celles du Défi-vélo de la Marine de l’an dernier, je suis légèrement en avance par 76 km. C’est 1 901 km parcourus cette année contre 1 825 km l’an dernier à la même période », a-t-il déclaré.
Le Capc Robichaud aime suivre ses statistiques. Il prend plaisir à ajouter des faits intéressants pour aider à mettre les distances incroyables qu’il parcourt dans un cadre de référence amusant.
Par exemple, il n’a pas seulement estimé la quantité de calories qu’il a brûlées au cours des 11 semaines du Défi-vélo de la Marine de l’année dernière (210 185 calories, pour être exact). Il a déterminé que cette quantité serait « l’équivalent de la quantité de calories que deux équipages de navires de classe Kingston dépenseraient en une journée, ou encore, la quantité de calories qu’une personne moyenne dépenserait en 3,5 mois. »
Dans son titre officiel, le Capc Robichaud est l’officier supérieur d’état-major de la Marine royale canadienne chargé de la liaison stratégique avec l’Atlantique et l’Arctique canadien, ainsi qu’un mari et un père de quatre enfants. Lorsqu’il ne s’occupe pas de ces tâches, il est sur son vélo le plus souvent possible, obtenant des titres de distinction en cyclisme et plus d’une médaille en cours de route.
Le Capc Robichaud est ce que l’on appelle dans le milieu du cyclisme un randonneur, c’est-à-dire un cycliste qui a réussi à compléter un brevet de 200 km, ou un parcours cartographié, avec des points de contrôle prédéfinis. Une fois qu’un cycliste a terminé le parcours avec succès, il reçoit la distinction de randonneur à vie.
En fait, le Capc Robichaud, qui est président du club de cyclisme Randonneurs Nova Scotia, est un super randonneur. Il a terminé une série de brevets avec une distance de plus en plus grande : 200 km, 300 km, 400 km et enfin 600 km. Contrairement à la distinction de randonneur, le titre de super randonneur doit être gagné chaque saison de cyclisme.
Passer d’une distance de 400 km à 600 km semblait être un saut énorme la première fois qu’il l’a fait, se souvient le Capc Robichaud, mais sur la route, il se sentait suffisamment bien pour rouler sans s’arrêter. « Je voulais voir ce que c’est que d’être en selle plus de 24 heures. Ce fut l’une des expériences les plus incroyables de ma vie. »
Ayant obtenu le titre de super randonneur en 2016, son premier été de randonnée de longue distance, le Capc Robichaud a obtenu la distinction d’honneur chaque année depuis. Il est même possible d’aller plus loin en parcourant 1 000 km, voire jusqu’à 1 200 km d’affilée, en ne faisant que de courtes haltes pour répondre aux besoins de la vie quotidienne.
Si le cyclisme occupe aujourd’hui une place importante dans sa vie, il n’en a pas toujours été ainsi. Comme la plupart des gens, le Capc Robichaud aimait faire de la bicyclette en grandissant et a continué à en faire de façon récréative à l’âge adulte.
Puis, un jour d’été en 2015, lui et sa famille visitaient la bibliothèque d’Halifax et il a commencé à lire un magazine de cyclisme pour passer le temps. C’était un hasard, mais il se souvient avoir lu un article sur la randonnée et le cyclisme de longue distance.
« Je me souviens avoir pensé que c’était complètement fou. Quel genre de crétin ferait du vélo sur de telles distances? Je trouvais ça complètement fou », se souvient-il.
Se souvenant de l’époque où il a commencé à faire des randonnées de longue distance, il a déclaré que l’entraînement de la Marine avait joué un rôle important dans son succès dans ce sport.
« Ma formation d’officier de guerre navale, cet entraînement de la Marine et la discipline qui accompagne le fait d’être militaire, a énormément aidé mon approche de ces épreuves de cyclisme sur de longues distances. Comme un bon officier de marine, j’ai fait la planification et la coordination nécessaires et je me suis préparé mentalement pour réussir. »
Le Défi-vélo de la Marine de cette année et le défi virtuel Harry DeWolf l’ont inspiré dans ses projets de cyclisme estival.
« J’aimerais parcourir à vélo la distance entre Halifax et Esquimalt, en Colombie-Britannique (en passant par le passage du Nord-Ouest). C’est la route que suivra le navire canadien de Sa Majesté Harry DeWolf, du 3 août au 4 octobre 2021, soit environ 7 500 milles marins », a-t-il déclaré.
Toujours partant pour un défi, il veut naturellement ajouter un élément à son objectif.
« J’ai également l’intention de parcourir à vélo toute la distance nécessaire au navire Harry DeWolf pour faire le tour de l’Amérique du Nord, soit 14 940 milles nautiques, avant qu’il ne revienne à Halifax en décembre 2021. »
Avec l’autorisation du journal militaire Trident