Composer avec le changement

Nouvelles de la Marine / Le 28 février 2022

Par Joanie Veitch

Le maître de 2e classe (M 2) Chris West, superviseur du matelotage à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Harry DeWolf, en sait long sur la façon de faire face au changement et de surmonter les défis.

Après avoir été affecté au Harry DeWolf en décembre 2018, le M 2 West a dû faire face à la tâche la plus importante, et la plus gratifiante, de sa carrière navale : faire partie de l’équipage qui allait amener le premier navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique (NPEA) de la Marine dans la flotte.

« Lorsque je me suis joint au NCSM Harry DeWolf, sa construction n’était même pas encore terminée. Nous avons dû élaborer de toutes nouvelles instructions permanentes d’opérations, a-t-il déclaré, en décrivant une période intense menant à la réception du navire en 2020. Nous avions alors un navire entièrement nouveau, différent de tous les autres navires dans lesquels nous avions déjà navigué. C’était certainement un défi, mais très excitant. »

La récompense de tout ce dur labeur a été un fort sentiment d’esprit de corps et un véritable « voyage d’une vie » en tant que membre de l’équipage du Harry DeWolf qui embarquait pour le déploiement inaugural du navire en août 2021.

« J’avais une excellente division et un excellent système de réseau qui était prêt à relever les défis de front et à fournir les efforts nécessaires pour faire du Harry DeWolf ce qu’il est aujourd’hui, a déclaré le M 2 West. Cela a créé une forte camaraderie entre les membres de l’équipage parce que nous vivions tous ensemble la même expérience. »

Premier navire de la Marine royale canadienne à faire le tour de l’Amérique du Nord par le passage du Nord-Ouest depuis 1954, le NCSM Harry DeWolf et son équipage étaient entrés dans l’histoire lorsqu’ils sont revenus à Halifax le 16 décembre.

C’est l’une des expériences les plus mémorables de sa carrière dans la Marine jusqu’à présent, a déclaré le M 2 West, mais ce n’est certainement pas quelque chose qu’il aurait imaginé en 2004 lorsqu’il a suivi le conseil d’un ami avec qui il a grandi dans sa ville natale de Saint John, au Nouveau-Brunswick, et qu’il s’est enrôlé dans la Réserve navale.

« À vrai dire, j’étais à l’université et je ne pensais qu’à un emploi d’été et à un petit salaire supplémentaire pour m’aider dans mes études. Je n’avais jamais envisagé le milieu militaire, mais tout s’est bien passé », a-t-il déclaré.

Le M 2 West a poursuivi sa carrière militaire, d’abord en tant que réserviste, puis en rejoignant la Force régulière en 2005 en tant que manœuvrier. Il a profité de la sécurité d’emploi et de la possibilité de voyager et de voir le monde, car il a navigué jusqu’à de nombreux pays au fil des ans à bord de divers navires de la MRC.

Le M 2 West a continué à exercer son métier de manœuvrier au fil des ans et a également découvert à quel point il aime travailler avec les militaires plus jeunes et les personnes qui débutent leur carrière, et les encadrer. Son aptitude à enseigner a été remarquée et il a été instructeur à l’École navale (Atlantique) et, une fois son affectation à bord du NCSM Harry DeWolf terminée, il continuera de transmettre ses connaissances au Centre de développement de l’instruction de la Marine (Atlantique).

« Ayant été avec le Harry DeWolf depuis le début et tout au long du déploiement, j’ai beaucoup d’expertise opérationnelle à transmettre. J’ai hâte de jouer ce rôle. Je suis très fier d’enseigner, non seulement en ce qui concerne mon métier, mais aussi sur le fait d’être dans le milieu militaire général et sur l’importance de ce que nous faisons. »

Le M 2 West, en réfléchissant à ses 18 années de service jusqu’à présent, a déclaré qu’il a vu beaucoup de changements au fil des ans, certainement positifs en ce qui concerne la diversité et l’inclusion dans les rangs.

« Dans les premières années qui ont suivi mon enrôlement, la Marine était un espace où la culture blanche prédominait. J’ai vu et affronté le racisme au fil des ans, surtout au début, mais j’ai aussi vu des changements se produire et il est gratifiant d’avoir participé à ces changements. En gravissant les échelons, j’ai pu avoir davantage mon mot à dire et il est bon de savoir que ma voix a été entendue », a-t-il déclaré.

La MRC d’aujourd’hui – et les Forces armées canadiennes dans leur ensemble – est plus représentative du Canada, et c’est comme cela que cela devrait être, a-t-il déclaré.

« La génération plus jeune parle davantage de son expérience et du besoin d’un changement de culture, et je suis heureux de dire que le milieu militaire a été réceptif. Le changement ne se produit pas du jour au lendemain, mais il se produit et c’est ce qu’il faut. »

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2022-04-11