Mat 3 Marco Petrucci : « La confiance doit régner à tous les niveaux »

Le 14 février, 2026 - La Marine royale canadienne

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Mon arrière-arrière-grand-père a servi pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale en Italie. Il a même été capturé. Quelques soldats allemands ont été retrouvés tués dans la région de Pianosinatico, d’où vient ma famille. À cause de cela, ils ont aligné 25 Sisi et 25 Petrucci, les Sisi sont les homologues des Petrucci, et ils les ont tous fusillés. Nous avons donc un monument funéraire à Pianosinatico lequel sont inscrits 50 noms. Et nous sommes tous allés visiter ce tombeau.

Vous savez, quand on termine le secondaire, on pense que le monde nous appartient, que tout va être facile. Mais ce n’était absolument pas le cas. J’ai été serveur chez Boston Pizza, j’ai été sauveteur, j’ai été un enseignant suppléant à un moment donné, mais en fin de compte, ces emplois ne me donnaient pas assez de motivation. Alors, quand j’ai commencé à chercher la bonne voie à suivre dans ma vie, j’en ai parlé à mon père et nous avons conclu que le métier de technicien de marine dans la Marine semblait vraiment être une bonne option.

N’ayant aucune expérience dans ce domaine, j’étais un peu nerveux. Première tâche : assure-toi que le navire avance.

C’est maintenant ma première sortie en mer, sans avoir suivi l’instruction, je suis responsable de tout ce que je fais. Je veux acquérir de l’expérience dans la marine, je veux acquérir l’expérience des groupes professionnels. J’ai eu l’occasion de travailler en mécanique et en électricité et de travailler avec l’ensemble du personnel technique. On m’envoie transférer, par exemple, de l’huile dans nos circuits de SLP. C’est comme notre boîte d’engrenage. C’est la partie la plus importante du navire pour nous. Si quelque chose tourne mal, le navire peut s’arrêter et causer des retards. Et maintenant, j’en suis responsable. Nous sommes ceux qui enfilent la tenue de feu.

Luttes. Incendies. Inondations. Dommages. Écrasements d’hélicoptère, tout ce qui précède. Exact. Alors oui, il faut qu’il y ait de la confiance à tous les niveaux, parce que, si quelque chose arrive, nous pouvons compter les uns sur les autres. Nous avons donc développé une très forte camaraderie. Nous avons vu le meilleur et le pire de chacun d’entre nous. Et c'est l’une des raisons pour lesquelles nous pouvons sincèrement nous considérer comme une famille.

On accueille de nouveaux gars, des recrues. Et maintenant, je suis l’un de ceux vers qui ils se tournent. Poursuivre, vous savez, ce que ma famille défendait signifie vraiment beaucoup pour moi. Mon travail consistera donc toujours à être dans les salles des machines, à manier des clés.

À Pianosinatico, secondnous avons rendu un dernier hommage aux défunts, et c’était très solennel. Mais en même temps, je suis fier de faire partie de cette lignée, de cette histoire de gens qui se sont défendus et et qui ont fait des sacrifices. Et, au bout du compte, ont réussi.

Une histoire familiale marquée par le sacrifice guide le parcours du matelot de 3e classe Marco Petrucci au sein de la Marine royale canadienne.

« Mon arrière-arrière-grand-père a servi pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale en Italie. Il a même été capturé », explique-t-il. « Quelques soldats allemands ont été retrouvés tués dans la région de Pianosinatico, d’où vient ma famille. À cause de cela, ils ont aligné 25 Sisi et 25 Petrucci, et ils les ont tous fusillés. »

Une pierre tombale commune portant 50 noms se dresse à Pianosinatico, en mémoire des hommes exécutés à la suite des pertes allemandes. Vingt-cinq de ces noms se terminent par « Petrucci ». « Nous sommes tous allés visiter cette tombe », raconte le M 3 Petrucci.

On sort de l’école secondaire en pensant que le monde nous appartient et que tout sera facile, » dit-il.

« Mais ce n’est absolument pas le cas. »

Avant de m’enrôler dans la Marine royale canadienne en tant que technicien de marine, Marco a occupé divers petits boulots.

« J’ai été sauveteur, j’ai été un enseignant suppléant à un moment donné. Mais en fin de compte, ces emplois ne me donnaient pas assez de motivation. »

Les techniciens de marine (TECH MAR) jouent un rôle essentiel en mer. Ils résolvent les problèmes internes, conseillent le commandement et rétablissent les fonctions du système.

Tous les systèmes à bord sont connectés; l’équipage d’un navire doit fonctionner comme une machine bien huilée. Même une défaillance mineure en mer peut rapidement s’aggraver si elle n’est pas traitée, mettant chaque membre d’équipage en danger.

« Notre boîte d’engrenages, c’est la partie la plus importante du navire pour nous. Si quelque chose ne fonctionne pas, le navire peut s’arrêter », explique le M 3 Petrucci. « Et maintenant, j’en suis responsable. »

« Combats, incendies, inondations, dommages, écrasements d’hélicoptères. » Le Mat 3 et son équipe sont responsables d’intervenir dans toutes ces situations.

« La confiance doit régner à tous les niveaux », dit Marco au sujet de la vie en mer. « Parce que nous savons que s’il arrive quoi que ce soit, nous pouvons compter les uns sur les autres. »

À travers les défis qu’ils ont relevés ensemble, Marco et ses camarades de bord ont tissé des liens très forts. Le fait d’avoir vu « le meilleur et le pire de chacun d’entre nous » a créé un lien qu’il qualifie de familial.

Fort de l’expérience qu’il a acquise au cours de la dernière année, Marco a désormais le privilège d’encadrer les recrues.

« Nous accueillons de nouveaux gars, des recrues, et maintenant je fais partie de ceux vers qui ils se tournent. »

Le mentorat est une composante essentielle de la progression des marins; il permet d’appliquer les connaissances acquises et de les renforcer en les transmettant.

C’est particulièrement vrai pour les groupes professionnels techniques, comme celui de TECH MAR, puisque des marins comme Marco doivent évoluer avec leur temps et insuffler des efforts de modernisation à la nouvelle génération de recrues.

Marco effectue également tous les travaux de tôlerie nécessaires, notamment le soudage et l’usinage. Il s’est retrouvé responsable des systèmes vitaux, mécaniques comme électriques, qui permettent au navire de poursuivre sa route.

Marco a désormais le privilège de jouer un rôle essentiel dans la constitution de la Marine de demain, tout en perfectionnant ses compétences en leadership et en faisant progresser sa carrière.

Les souvenirs historiques, comme ceux de l’arrière-arrière-grand-père de Marco, façonnent l’identité moderne au sein de la Marine. Il perpétue un double héritage : la résilience commémorée à Pianosinatico et le rôle essentiel de la Marine d’aujourd’hui, démontrant que le service relie les générations et traverse les océans.

« Je suis fier de faire partie de cette lignée qui s’est tenue debout, qui a consenti des sacrifices et qui, finalement, a réussi. »

Découvrez l’histoire complète de Marco dans la vidéo.

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2026-02-24