Le 4 GPRC lance la nouvelle version du programme PHASE à l’intention des RJC
Le 4 août 2020 - Ranger canadienne Lindsay Chung, Groupe de patrouilles des Rangers canadiens de Quesnel
Une nouvelle version du programme Promouvoir des habiletés et des attitudes pour de saines expériences (PHASE) à l’intention des Rangers juniors canadiens (RJC) vient d’être lancée. Ce programme a pour but de venir en aide aux jeunes qui doivent faire face à de nouveaux défis, comme la cyberintimidation. Le 4e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (4 GPRC) est le premier GPRC à offrir le nouveau programme. Le tout a débuté par un atelier pour les dirigeants et les membres du personnel du 4 GPRC qui a eu lieu du 1er au 6 mars à la BFC Albert Head, à Victoria (C.‑B.). Il était animé par Lisa Evanoff, une intervenante de la Croix-Rouge canadienne.
PHASE est un programme qui tient compte des différences culturelles et géographiques des RJC. Il leur donne les outils pour les aider eux ou un ami à faire face aux situations difficiles. Ils y apprennent également comment agir comme allié, comment intervenir en tant que témoin et comment aller chercher de l’aide. Promouvoir des habiletés et des attitudes pour de saines expériences remplace Relations sociales positives pour la jeunesse, utilisé par le programme des cadets, et Prévention du harcèlement et de l’abus par la sensibilisation et l’éducation, utilisé par le programme des RJC.
Légende
Lisa Evanoff, à droite, de la Croix-Rouge canadienne, anime l’atelier du programme Promouvoir des habiletés et des attitudes pour de saines expériences (PHASE) à l’intention des leaders et du personnel des RJC du 4 GPRC. L’atelier a eu lieu du 1er au 6 mars dernier, à la BFC Albert Head, à Victoria (C.‑B.).
Photo : Lt Natasha Tersigni, officier des affaires publiques du 4e Groupe de patrouilles des Rangers canadiens
« Nous avons travaillé en étroite collaboration avec la Croix-Rouge, en nous basant sur des programmes déjà existants, pour élaborer un nouveau programme de sensibilisation au harcèlement à l’intention des Rangers juniors canadiens. Le programme des RJC a été lancé il y a un peu plus de vingt ans; nous avons ajouté le programme PHASE pour nous permettre de veiller à la sécurité des enfants participant au programme », explique le capitaine Christopher DeMerchant, officier du développement de l’instruction de la compagnie des RJC du 4 GPRC.
« Pour le programme des Rangers juniors canadiens, la mise à jour aborde des situations auxquelles les enfants sont confrontés aujourd’hui ou demain. Nous parlons davantage de ce qui se passe en ligne et dans les médias sociaux. À mon avis, les sujets sont présentés sans porter de jugement. »
Le Capt DeMerchant précise qu’ils ont aussi ajouté du contenu sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle. L’un des changements importants porte sur la séparation du programme selon l’âge des participants. Les sujets sont maintenant divisés en différents segments. Il y en a un pour les jeunes de 12 à 15 ans et un autre pour ceux de 15 ans à 18 ans.
Quinze leaders des RJC du 4 GPRC ont participé au premier atelier tenu au début mars. Le Capt DeMerchant explique que l’intention est d’offrir le nouveau programme PHASE à l’ensemble du 4 GPRC au cours de l’automne et de l’hiver.
PHASE n’a pas pour but de prêcher ce qui est bon ou mauvais. Il s’agit plutôt de donner à des adultes des outils permettant de faciliter la discussion et d’aider les jeunes à faire des choix sains. Le Capt DeMerchant estime que ce qui est le plus important, c’est que les RJC apprennent que nous pouvons tous travailler et jouer ensemble quand nous respectons les différences de chacun. Il faut aussi respecter le fait que chacun fait face à ses propres problèmes et qu’il y a toujours une façon de les aider avec ça.
« Il s’agit d’être capable de trouver les ressources de la communauté, d’établir des liens avec les adultes, des modèles de comportements sains que les jeunes peuvent aller voir lorsqu’ils font face à un défi dans leur vie », souligne le Capt DeMerchant.
« Cela ne signifie pas nécessairement que ces RJC plus âgés vivent eux-mêmes cette situation, mais il est possible qu’ils puissent trouver des ressources pour les plus jeunes qui vivent des situations difficiles à la maison ou qui ont de la difficulté à régler les disputes qui surviennent entre eux. Nous savons que les plus jeunes vont voir les plus vieux pour leur demander conseils et orientation; ainsi, plus longtemps ces RJC restent dans le programme, plus ils vieillissent et deviennent les jeunes leaders que nous avons besoin qu’ils deviennent. Nous leur donnons les outils dont ils ont besoin pour les aider non seulement à venir en aide aux plus jeunes membres de leur patrouille, mais également à leurs frères et sœurs et à leurs amis de l’école. Ce sont des compétences dont ils vont pouvoir se servir le reste de leur vie. »