Coin de l'aumônier - Le leadership : un caractère humain intégré empreint de respect et d’honneur

Le 25 mai 2021 - Capt Min Kim, aumônier, 1er Bataillon des services

Faisons une pause afin de réfléchir à ce que constitue le leadership.

La majorité d’entre nous — voire tous — est d’avis que les leaders ne sont pas nés leaders, mais ils le deviennent en étant formés. Dans le milieu militaire par exemple, il existe de nombreux cours qui construisent le savoir et l’expérience afin d’aider les militaires à être efficients et efficaces pour servir le pays.

Les militaires des unités de combat suivent également de l’entraînement supplémentaire en campagne. L’exercice MAPLE RESOLVE 21, l’un des plus importants exercices de l’Armée canadienne, a actuellement lieu à Wainwright afin de permettre aux militaires d’être prêts pour les déploiements à venir. Les jeunes militaires, tout comme les militaires d’expérience, apprennent de nouvelles choses chaque fois qu’ils participent à ce genre d’exercices ou à d’autres.

Les militaires doivent posséder des niveaux de connaissances et d’expérience différents et supérieurs pour bâtir leurs aptitudes en leadership. Toutefois, les connaissances et l’expérience, à elles seules, ne sont pas la preuve qu’une personne est un leader dans le vrai sens du terme. En d’autres mots, bon nombre d’entre eux sont formés, mais ils ne sont pas tous des leaders empreints de respect et d’honneur. Nous sommes souvent témoins de cet écart, et nous ne devrions pas en faire abstraction.

Dans son livre Leadership vertueux, Alexandre Havard insiste sur le fait que le leadership, dans le vrai sens du terme, n’est pas un caractère vertueux.

Il déclare « J’affirme qu’un leader, ou bien s’efforce de croître en vertu aussi sûrement qu’il respire, ou bien il n’a de leader que le nom » (Introduction, xiv). Par « vertu », Havard renvoie à l’intégrité et à la maturité, une condition sine qua non d’un leader empreint de respect et d’honneur. Les connaissances et l’expérience ne remplacent pas la vertu, et vice versa, mais cela nous échappe souvent.

« Les leaders ne recourent jamais à la manipulation », affirme Havard. « Ils ont aussi rarement recourt à la potestas, le pouvoir inhérent à leur fonction ou position; ils dirigent fondamentalement par l’auctoritas, l’autorité qui provient de leur caractère » (xix).

Le leadership exige de la vertu ainsi que des connaissances et de l’expérience, sans quoi, il passe à côté de l’essentiel. Les leaders des Forces armées canadiennes ne font pas exception; ils doivent continuer à être formés afin de devenir des êtres humains intégrés avec respect et honneur afin qu’ils puissent outiller les militaires pour devenir de futurs leaders.

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2021-05-25