Les FAC aident à vacciner des collectivités des Premières Nations au Manitoba

Le 10 mai 2021 - Tim Bryant, la Sentinelle de l'Ouest

Alors que la pandémie continue de faire des ravages partout au Canada et dans le monde, les Forces armées canadiennes (FAC) contribuent à la lutte contre la COVID‑19.

Dans le cadre de l’opération VECTOR, et à la demande de Sécurité publique Canada et de Services aux Autochtones Canada (SAC), les spécialistes médicaux des FAC participent à des déploiements dans des collectivités nordiques et isolées au Manitoba pour administrer des vaccins.

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Le matelot de 3e classe Anthony Allaire, membre de la 5e Ambulance de campagne faisant partie de la Force opérationnelle terrestre, administre des vaccins contre la COVID‑19 à des collectivités autochtones vivant dans des réserves, en collaboration avec Services aux Autochtones Canada, les autorités autochtones locales et la sécurité publique dans la Nation crie de Nisichawayasihk (Nelson House), au Manitoba, lors de l’Op VECTOR, le 29 mars.

Photo : Caporal Matthieu Racette, Caméra de combat des Forces canadiennes

Le lieutenant-colonel David Brassard, commandant du 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery, et commandant de la Force opérationnelle (FO) AURORA dans le nord du Manitoba, explique que le poste de commandement de l’Op VECTOR est situé à Thompson, au Manitoba, et comprend environ 120 membres du personnel.

La FO AURORA compte des soldats et une équipe de l’Aviation royale canadienne au sein de la Force opérationnelle aérienne (FOA) qui sont chargés de transporter les soldats et le personnel médical vers et depuis les collectivités où ils administrent les vaccins. 

Bien que la majorité du personnel participant à l’opération exerce principalement des fonctions de soutien, le Lcol Brassard souligne que ce sont les équipes médicales qui jouent le rôle le plus important. « Les équipes médicales sont au cœur des activités », affirme-t-il. Le peloton médical affecté à la FO se compose d’infirmiers et de techniciens médicaux qui sont formés pour offrir un soutien à la vaccination. Le fait que les deux équipes comptent seulement 23 personnes illustre très bien l’adage dans les petits pots les meilleurs onguents. « Ce sont de petites équipes, mais le résultat est impressionnant », affirme le Lcol Brassard.

Le lieutenant Sarah Stang, infirmière de soins généraux, est chef d’équipe de l’une des deux équipes de vaccination. Elle explique que l’objectif de SAC est de vacciner au moins 75 pour cent de la population des collectivités des Premières Nations dans le nord du Manitoba d’ici la fin de l’opération.

Son équipe et elle aident à installer les cliniques selon un modèle qui maximise le nombre de personnes pouvant être vaccinées, tout en demeurant à l’affût des réactions imprévues au vaccin. « Nous surveillons tout effet indésirable, puis nous poursuivons nos efforts », affirme le Lt Stang. « Nous vaccinerons toutes les personnes qui souhaitent recevoir le vaccin. »

Elle ajoute que chaque jour à la clinique est différent, au point où il reste des doses de vaccins à la fin de certaines journées. « Si, à la fin de la journée, il nous reste des vaccins, nous examinons l’option de faire du porte‑à‑porte pour vacciner les gens qui veulent le vaccin, mais n’étaient pas en mesure de se rendre à la clinique. De cette façon, nous ne gaspillons pas de vaccins », dit‑elle, en soulignant que les gens sont tout à fait libres de se faire vacciner ou non.

Le Lt Stang ajoute que son équipe, ou le personnel des FAC qui arrive dans les collectivités avant les équipes de vaccination, collabore avec le poste de soins infirmiers et les responsables de la liaison communautaire pour informer la population des avantages du vaccin.  

Le Lt Stang souligne que, jusqu’à présent, l’équipe a été bien accueillie dans les collectivités, principalement en fonction de l’expérience des collectivités avec la COVID-19. « Certaines collectivités ont eu des éclosions et des confinements assez importants », explique‑t‑elle.

« Dans ces collectivités, le taux de participation est élevé, car les membres de la collectivité ont vécu ces éclosions et ces confinements. D’après ce que nous avons vu et d’après nos expériences, ils sont reconnaissants de notre présence et de l’occasion d’obtenir de l’aide. »

Le Lcol Brassard explique que l’un des aspects du processus de vaccination dont les FAC n’ont pas eu à s’inquiéter est l’approvisionnement en vaccins, car SAC a sa propre chaîne d’approvisionnement en vaccins. « À notre arrivée dans une collectivité, les vaccins sont déjà en place », dit-il. « Comme nous n’avons pas à nous préoccuper de la livraison des vaccins, nos ressources peuvent s’occuper d’autres tâches essentielles, y compris l’installation des cliniques de vaccination et tout le soutien logistique nécessaire à la vaccination dans les collectivités du Nord. »

« Toutes les collectivités sont différentes dans le Nord », affirme le Lcol Brassard. « Elles ont toutes des besoins particuliers ». SAC s’occupe de déterminer ces besoins. SAC détermine quelles collectivités ont besoin d’aide, à quoi cette aide ressemblera et à quel rythme l’opération se déroulera. Cela signifie que dans certaines collectivités, les membres des FAC ont seulement besoin d’installer les cliniques sans s’occuper de la vaccination. Cependant, dans d’autres collectivités, les membres des FAC administrent les vaccins.

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Le lieutenant Sarah Stang, infirmière militaire au sein de la Force opérationnelle terrestre (deuxième à gauche), s’entretient avec Beryl England et le personnel de la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits de Services aux Autochtones Canada à la clinique de vaccination contre la COVID-19 à la Omiishosh Memorial School, dans la Première Nation de Pauingassi, au Manitoba, le 7 avril.

Photo : Caporal Matthieu Racette, Caméra de combat des Forces canadiennes

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Le chef Marcel Moody et le conseil de la Nation crie de Nisichawayasihk dans le nord du Manitoba remettent des cadeaux de départ à la Force opérationnelle terrestre qui a offert un soutien à la clinique de vaccination contre la COVID-19 lors de l’opération VECTOR, le 1er avril.

Photo : Matelot de 3e classe Megan Sterritt, Services d’imagerie du 17 Esc Sout Op

Selon le Lcol Brassard, la priorité consiste à s’assurer que ses troupes répondent aux besoins de SAC et des collectivités. « En définitive, ce qui compte pour moi en tant que commandant est la satisfaction de la collectivité et de nos partenaires de Services aux Autochtones Canada par rapport au niveau de service que nous offrons », affirme-t-il.

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Des membres de la Force opérationnelle terrestre et de la Force opérationnelle aérienne, ainsi que du personnel de la Direction générale des Premières Nations et des Inuits et de Services aux Autochtones Canada, se déplacent à bord d’un CH-147 Chinook et se rencontrent dans la Première Nation de Pauingassi, au Manitoba, lors de l’opération VECTOR, le 7 avril.

Photo : Matelot de 3e classe Megan Sterritt, Services d’imagerie du 17 Esc Sout Op

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Des membres de la Force opérationnelle terrestre, de la Force opérationnelle aérienne et de Services aux Autochtones Canada à bord d’un CH-147 Chinook se préparent pour l’atterrissage à Little Grand Rapids, au Manitoba, lors de l’opération VECTOR, le 10 avril. 

Photo : Caporal Matthieu Racette, Caméra de combat des Forces canadiennes

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Le caporal-chef Samuel Desgagné, technicien médical au sein de la Force opérationnelle terrestre, prépare un vaccin contre la COVID-19 dans la Première Nation de Pauingassi, au Manitoba, lors de l’opération VECTOR, le 7 avril.

Photo : Caporal Matthieu Racette, Caméra de combat des Forces canadiennes

Pour être capable d’exercer ses fonctions, la FO doit être en mesure de se rendre dans les collectivités. 

Puisque l’opération a réellement commencé à la fin mars, lorsque le changement de saison (de l’hiver au printemps et à l’été) entraîne la fonte des routes de glace qui lient les collectivités, celles‑ci étaient accessibles presque exclusivement par voie aérienne. « Il s’agit d’une opération axée sur l’Aviation royale canadienne en ce qui concerne le transport vers les collectivités », souligne le Lcol Brassard.

La FOA, sous le commandement du major Kerri Egbert, est munie de deux hélicoptères CH-147 Chinook du 450e Escadron à Petawawa (Ontario) et de deux aéronefs à voilure fixe CC-138 Twin Otter du 440e Escadron à Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest) qui assurent le transport lors de l’opération. « De nombreuses collectivités sont isolées et il est difficile d’y accéder par voie terrestre », affirme le Maj Egbert. « La FOA offre différentes plateformes permettant de s’y rendre assez facilement ».

Le Maj Egbert ajoute que la FOA a également accès à un CC-130 Hercules de la 17e Escadre Winnipeg si une opération de transport d’envergure est nécessaire. « Ces aéronefs ont été désignés, car ils ont la capacité de transporter une section et d’atterrir à un endroit qui a une petite piste d’atterrissage en gravier ou gazonnée, ou même aucune piste », ajoute‑t‑elle.

Bien que la FOA ne se déplace pas en tout temps, elle est assez occupée. Les pilotes transportent une équipe jusqu’à une collectivité, puis retournent à Thompson pour se préparer pour leur prochaine mission. Cette prochaine mission peut être le transport d’une nouvelle équipe vers une nouvelle collectivité, le retour à la collectivité initiale pour récupérer la première équipe ou le transport d’une troisième équipe à une troisième collectivité. Il pourrait également s’agir d’une mission complètement différente.

Peu importe la mission, étant donné que les équipages d’aéronef se déplacent entre nombreuses collectivités, ils portent une attention particulière à la prévention de la propagation de la COVID‑19. « Pendant les déplacements, l’équipage d’aéronef n’a pas de contact avec les membres de la collectivité », souligne‑t‑elle.

Les équipages d’aéronef sont soumis régulièrement à des tests de dépistage de la COVID‑19, et suivent des protocoles rigoureux quant au lavage des mains et au port du masque. « De plus, dans les régions à risque plus élevé, ou si quelqu’un commence à présenter des symptômes, nous avons la capacité d’isoler les militaires pour éviter de propager le virus à Thompson ou dans la prochaine collectivité des Premières Nations », affirme-t-elle.

Selon le Lcol Brassard, une opération comme l’Op VECTOR résume parfaitement le rôle des FAC. « Ce sont des Canadiens qui aident des Canadiens », dit-il. « C’est ce que nous faisons ».

De plus, l’opération adopte une approche collective et personnelle. « C’est également un moyen pour nous de nous venger de la COVID‑19 », précise-t-il. « Pendant un an, nous avons dû mener nos opérations dans des conditions qui sont loin d’être idéales, nous avons dû porter un masque et nous avons dû éviter d’interagir les uns avec les autres de façon significative. »

Pour cette raison, le Lcol Brassard souligne que les membres du personnel sous son commandement ont vivement souhaité participer à l’opération. « Le moral est bon », affirme‑t‑il. « Nos militaires sont très motivés. Tout le monde voulait passer à l’action. »

Le Maj Egbert affirme que sa participation à l’Op VECTOR lui apporte une grande fierté. « Je me sens vraiment honorée de faire partie de cette opération et de contribuer à la vaccination des collectivités des Premières Nations », explique-t-elle.

« C’est un réel honneur d’avoir l’occasion de participer à une opération qui comporte un volet humanitaire et qui est liée à la lutte contre la pandémie. Il n’y a pas d’autre endroit où j’aimerais mieux être en ce moment. » De manière complémentaire, le Lt Stang a posé un regard rétrospectif de l’importance d’une opération telle que l’Op VECTOR. « À mon avis, il s’agit d’une excellente occasion de travailler avec les Premières Nations d’une façon très positive et d’être en mesure de combler tout écart », affirme-t-elle. « C’est certainement une excellente occasion d’aider les Canadiens en sol canadien. »

Les membres des FAC participant à l’Op VECTOR devraient mener leurs activités dans le nord du Manitoba jusqu’à la fin juin, mais ce délai pourrait être modifié en fonction de l’évolution de l’opération.

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Des membres de la Force opérationnelle terrestre arrivent au poste de rassemblement des cliniques de vaccination contre la COVID-19 pour des collectivités autochtones vivant dans des réserves, en collaboration avec Services aux Autochtones Canada, les autorités autochtones locales et la sécurité publique à Thompson, au Manitoba, lors de l’Op VECTOR, le 28 mars.

Photo : Matelot de 3e classe Megan Sterritt, Services d’imagerie du 17 Esc Sout Op

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Des membres de la Force opérationnelle terrestre préparent le poste de rassemblement des cliniques de vaccination contre la COVID-19 pour des collectivités autochtones vivant dans des réserves, en collaboration avec Services aux Autochtones Canada, les autorités autochtones locales et la sécurité publique à Thompson, au Manitoba, lors de l’Op VECTOR, le 28 mars.

Photo : Matelot de 3e classe Megan Sterritt, Services d’imagerie du 17 Esc Sout Op

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