Promotion de la Santé - Les Préjugés

Le 8 juillet 2021

Vous connaissez probablement une personne qui a un problème de santé mentale ou de toxicomanie

  • Une personne sur cinq au Canada (plus de six millions de personnes) aura un problème de santé mentale au cours de sa vie.
  • Un Canadien sur sept âgé de 15 ans ou plus (environ 3,5 millions de personnes) a des problèmes liés à l’alcool ; un sur 20 (environ 1,5 million de personnes) a des problèmes liés au cannabis ; et certaines personnes ont des problèmes liés à la cocaïne, au speed, à l’ecstasy (et d’autres hallucinogènes), à l’héroïne et à d’autres drogues illégales.
  • Les problèmes de santé mentale et de toxicomanie touchent des personnes de tous les milieux, quel que soit leur âge, leur niveau de scolarité, leur revenu, leur religion, leur culture et l’emploi qu’elles occupent.

Il est donc probable que vous-même, un membre de votre famille ou un ami ayez un problème de toxicomanie ou de santé mentale à un moment donné de votre vie.

À quoi sont dus les problèmes de santé mentale et de toxicomanie ?

Les gens développent un problème de santé mentale et de toxicomanie pour des raisons variées, par exemple :

Quelle que soit la façon dont ils commencent ou la raison pour laquelle ils commencent, les problèmes de santé mentale et de toxicomanie sont des problèmes de santé, au même titre que le cancer, l’arthrite, le diabète et les maladies du coeur.

Pourquoi alors perçoit-on différemment les personnes ayant des problèmes de toxicomanie et de santé mentale?

Parlons des préjugés

Par préjugés, on entend des attitudes negatives (opinions préconçues) et un comportement négatif (discrimination) envers les personnes ayant des problèmes de toxicomanie et de santé mentale.

Avoir des préjugés, c’est :

Nos attitudes et nos jugements ont une incidence sur la façon dont nous percevons les gens qui nous entourent et dont nous nous comportons en leur présence. Lorsqu’on parle d’attitudes et de comportements négatifs envers une personne en raison de son sexe, de son orientation sexuelle, de sa culture, de sa race ou de sa religion, on appelle cela avoir des opinions préconçues et faire preuve de discrimination à son endroit.

Il ne faut pas avoir peur de dire ce que sont vraiment les préjugés

Les effets des opinions préconçues et de la discrimination

Les opinions préconçues et la discrimination ont pour effet d’exclure les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie des activités auxquelles d’autres personnes peuvent se livrer. Cela limite la capacité des personnes :

Dans bien des cas, les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie intériorisent les opinions préconçues et la discrimination dont elles font l’objet. Cela les mène :

Les opinions préconçues et la discrimination font en sorte que les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie cachent leurs problèmes. Par conséquent :

Faire une différence

Voici sept mesures très importantes que vous pouvez prendre pour réduire les opinions préconçues et la discrimination à l’égard des personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie:

1. Renseignez-vous.

Renseignez-vous sur les problèmes de toxicomanie et de santé mentale : ce qui les provoque, les personnes les plus susceptibles d’en avoir et les moyens de les prévenir ou d’en atténuer la gravité.

Apprenez à distinguer les faits des mythes.

2. Soyez conscient de vos attitudes et de vos comportements.

En grandissant, nous avons tous été exposés aux opinions préconçues et aux jugements véhiculés par la société et renforcés par la famille, les amis et les médias.

Mais nous pouvons changer notre façon de penser et nos perceptions : les gens sont des êtres humains uniques, et non pas des étiquettes ou des stéréotypes.

3. Pesez vos mots.

Les mots que nous employons peuvent influencer la façon de penser d’autres personnes et les propos qu’elles tiennent.

Utilisez des mots précis qui ne blessent pas lorsque vous parlez de personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.

Par exemple, au lieu de parler d’un « schizophrène», utilisez l’expression « personne vivant avec la schizophrénie ».

4. Sensibilisez les autres.

Trouvez des occasions de communiquer les faits sur les personnes ayant un problème de toxicomanie et de santé mentale, et une attitude positive à leur égard.

Lorsque des gens ou les médias donnent des renseignements erronés, confrontez-les aux mythes et aux stéréotypes qu’ils véhiculent. Dites-leur comment les mots négatifs et les descriptions inexactes qu’ils utilisent affectent les personnes ayant des problèmes de toxicomanie et de santé mentale et renforcent les idées fausses qu’on se fait de ces personnes

5. Mettez l’accent sur les aspects positifs.

Les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie apportent une contribution importante à la société. Leurs problèmes de santé ne sont qu’un aspect de leur vie.

Nous avons tous entendu les histoires négatives. Mettons l’accent maintenant sur les histoires positives. Par exemple, saviez-vous que Ron Ellis vivait avec une dépression au sommet de sa carrière dans la Ligue nationale de hockey ?

6. Accordez votre appui.

Traitez les personnes qui ont des problèmes de toxicomanie et de santé mentale avec dignité et respect. Pensez-y : comment aimeriez-vous qu’on vous traite à leur place ?

Si des membres de votre famille, des amis ou des collègues de travail ont des problèmes de toxicomanie ou de santé mentale, appuyez les choix qu’ils font et soutenez les efforts qu’ils déploient pour se rétablir.

7. N’excluez personne.

Au Canada, la loi interdit aux employeurs et aux fournisseurs de services toute discrimination à l’endroit des personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie. En empêchant ces personnes d’obtenir un emploi, un logement ou des services de santé, par exemple, que les autres tiennent pour acquis, on enfreint les droits de la personne.

Les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de toxicomanie ont le droit d’être traitées de façon égale par la société. Faisons en sorte que ce soit le cas.

Source : Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH)

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2021-07-08