L’Ex VIGILANT RAM évalue la capacité d’adaptation dans l’espace de combat du 1 GBMC
Le 22 février 2024 - Ltv Josh Ehnisz, officier des Affaires publiques, 1er Groupe-brigade mécanisé du Canada
Cette année, l’exercice VIGILANT RAM s’est déroulé un peu différemment.
Du 12 au 16 février, le 1er Groupe-brigade mécanisé du Canada (1 GBMC) a adopté une approche décentralisée, ce qui veut dire que des unités de partout dans l’Ouest canadien ont participé à l’exercice.
« Plus tôt cette année, nous avons tenu l’Ex MERCURY WANDERER et celui-ci a changé la façon dont nous déployons nos postes de commandement », a expliqué le Col Phil Bourque, commandant du 1 GBMC. « Il a permis de confirmer que nos systèmes de communication peuvent fonctionner et de s’assurer que notre personnel peut exercer ses activités à différents emplacements partout en Alberta tout en étant capable de communiquer efficacement en temps réel. »
L’Ex VIGILANT RAM visait à aller un peu plus loin, soit à mener collectivement les activités des quartiers généraux de la brigade et de l’unité lors d’opérations dans un espace de combat.
Chaque unité à son propre quartier général et celui-ci mène ses opérations en collaboration avec le quartier général du 1 GBMC dans le cadre d’une simulation générale. Cela permet aux équipes de commandement de planifier des opérations; ensuite, un algorithme simule l’efficacité d’un plan et détermine si la force ennemie sera vaincue.
« Les militaires doivent examiner la tâche qui leur a été confiée et réfléchir aux diverses options à leur disposition pour l’accomplir », a expliqué le Col Bourque.
Légende
Le 14 février, le colonel Phil Bourque, commandant du 1er Groupe‑brigade mécanisé du Canada, reçoit un briefing sur le plan d’action du G5 (Planification) dans le cadre de l’exercice VIGILANT RAM à la Base de soutien de la 3e Division du Canada Edmonton.
Un briefing sur le plan d’action présente des options au commandant au moment de planifier une opération militaire dans un espace de combat. Une fois qu’on adopte un plan, on le communique aux unités et elles présentent des briefings de suivi au commandant pour veiller à ce que leurs plans tactiques concordent avec le plan de la brigade.
Photo : Ltv Josh Ehnisz, officier des Affaires publiques, 1er Groupe-brigade mécanisé du Canada
L’exercice assure également une bonne communication entre les divers quartiers généraux.
Le Col Bourque a dit que les conversations bidirectionnelles pendant les briefings de suivi sont « un moyen dynamique de s'attaquer à un problème ensemble ».
L’entraînement tient compte des tactiques et des « leçons retenues » des conflits mondiaux afin d’offrir une expérience d’entraînement cohésive, ce qui est essentiel compte tenu du fait que le 1 GBMC passe à une année d’engagement. La constitution de la brigade devrait s’achever en 2025, ce qui entraînera une augmentation importante du nombre de militaires des Forces armées canadiennes et des forces multinationales déployées en permanence en Lettonie. Des forces supplémentaires à un niveau de disponibilité opérationnelle élevée seront également affectées depuis leur pays d’origine pour apporter du renfort à la Lettonie.
« Bon nombre de nos unités seront déployées outre-mer, en Europe, au cours des 12 prochains mois », a déclaré le Col Bourque. « À l’heure actuelle, le 1er Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (1 PPCLI), le Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians) et le 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery se préparent pour des opérations outre-mer en tant qu'unités responsables des préparatifs. [Le 3 PPCLI] s’entraîne en Alaska afin de mieux se préparer à son rôle en tant que Force opérationnelle d’intervention mondiale (FOIM) cet été. »
Des unités du 1 GBMC seront principalement responsables d’affecter des troupes en Lettonie dans le cadre du groupement tactique de la présence avancée renforcée, qui est en transition vers une brigade de présence avancée renforcée dirigée par le Canada. La FOIM est un bataillon d’infanterie légère à très haut niveau de préparation capable de projection de forces stratégiques, rapides et globales dans les conflits de moindre intensité, et de projection et d’intervention de forces dans l’Arctique, ou dans le cadre d’une force alliée plus importante dans des opérations importantes.
« Avec les déploiements à venir, il est impératif que notre entraînement tienne compte de tout ce que nous observons pendant les conflits qui surviennent partout dans le monde pour que nous soyons mieux équipés pour les conflits présents et futurs », a ajouté le Col Bourque.
Bien qu’il soit impossible de prédire l’avenir avec exactitude, l’Ex VIGILANT RAM est l’estimation des Forces armées canadiennes des conflits futurs et de la façon dont ils vont se dérouler. La mise à l’essai des équipes de commandement au moyen d’exercices comme l’Ex VIGILANT RAM est essentielle pour faire en sorte que les équipes de commandement continuent de se concentrer sur ce qui pourrait se produire à l’avenir.
« Il s’agit vraiment de la façon la plus efficace de réaliser des entraînements », a dit le Col Bourque. « Nous imaginons un scénario, élaborons un plan et voyons les résultats. » Étant donné que nous ne déplaçons pas physiquement des troupes, nous pouvons répéter cette démarche à plusieurs reprises. »