Visite d’un astronaute à la BS 3 Div CA Edmonton

Le 17 février 2025 - Tim Bryant, La Sentinelle de l’Ouest

On dit souvent qu’ « il n’y a de limite que le ciel », mais le 4 février, un visiteur à la Base de soutien de la 3e Division du Canada Edmonton prouvera bientôt que le ciel n’est pas assez haut.

Ce jour‑là, l’astronaute de l’Agence spatiale canadienne (ASC) et colonel (Col) de l’Aviation royale canadienne Joshua Kutryk s’est rendu à la Base pour rencontrer des membres des Forces armées canadiennes (FAC), ainsi que des élèves de l’école Guthrie. Pendant son passage à la Base, il a passé son test FORCE, visité le 408e Escadron tactique d’hélicoptères et dîner avec ses collègues des FAC.

La première étape de la visite du Col Kutryk a été le quartier général de la 3e Division du Canada, avant qu’il ne se rende au Centre de conditionnement physique de la Garnison Edmonton pour passer son test FORCE. Il y a été rejoint par dix autres membres des FAC, dont beaucoup d’entre eux voulaient probablement prouver qu’ils pouvaient être aussi performants, voire meilleurs, qu’un astronaute.

Le Col Kutryk a déclaré que les tests FORCE se font généralement en groupe et qu’il était heureux d’avoir de la compagnie.

« Ils ont fait venir des gens qui sont vraiment passionnés de conditionnement physique pour se joindre à moi », a‑t‑il indiqué. « Je suis content qu’ils l’aient fait. »

Il a ajouté qu’il avait fait le test à Edmonton en partie pour des raisons pratiques.

« Nous [les astronautes de l’ASC] venons au Canada plusieurs fois par an », a‑t‑il expliqué. « Nous sommes toujours à l’affût d’une base militaire à proximité qui serait prête à nous accueillir. Nous essayons alors de profiter de notre passage pour saluer quelques personnes et faire un peu de travail. »

Pour quelqu’un pour qui la forme physique occupe une grande place dans sa vie, le Col Kutryk a affirmé que le test FORCE n’était pas une corvée.

« C’est toujours amusant de faire le test FORCE », a‑t‑il confié.

Dans l’après‑midi, le Col Kutryk a captivé les élèves de l’école Guthrie. Debout devant les élèves dans le gymnase de l’école, il a raconté sa vie et comment il est passé du statut de garçon de Fort Saskatchewan, en Alberta, à celui de personne sur le point de briser les liens terrestres pour passer six mois en orbite à bord de la Station spatiale internationale (SSI).

Il a expliqué que le parcours pour devenir astronaute n’est pas chose facile. Même si vous êtes sélectionné par l’ASC, il n’y a aucune garantie. Après plus d’un an d’entraînement et de tests, les candidats sont progressivement éliminés jusqu’à ce qu’il ne reste que les meilleurs. Il y a ensuite la formation avec la NASA aux États‑Unis, qui comprend beaucoup de livres, d’expertise technique, de tests physiques, ainsi que la détermination de la façon dont vous vous entendez avec les autres dans des situations normales, et potentiellement dangereuses et mortelles.

Toutes ces formations et ces tests sont nécessaires pour s’assurer que chaque candidat astronaute est prêt à assumer le rôle qui lui sera confié lors de sa mission. Il se peut que l’équipage de la capsule ne soit composé que de trois ou quatre personnes, mais une équipe de plusieurs dizaines ou centaines de personnes est en place pour soutenir les astronautes qui décolleront.

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Le 4 février, l’astronaute de l’Agence spatiale canadienne et colonel de l’Aviation royale canadienne Joshua Kutryk a fait une présentation aux élèves de l’école Guthrie qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. Il a parlé de ce qu’il faut pour être astronaute et a répondu aux questions des élèves sur la vie dans l’espace.

Photos prises par le Sdt John MacKay, Imagerie de la Base de soutien de la 3e Division du Canada Edmonton

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L’astronaute de l’Agence spatiale canadienne et colonel de l’Aviation royale canadienne Joshua Kutryk soulève un sac de sable lors de son test FORCE le 4 février. En visite à la Base de soutien de la 3e Division du Canada Edmonton, le Col Kutryk a effectué son test FORCE avant de dîner avec ses collègues des Forces armées canadiennes.

Le Col Kutryk a également expliqué en quoi l’espace est « mauvais » pour le corps humain. Sur Terre, la gravité a une incidence physiologique considérable sur le corps, une incidence que le corps est capable de gérer. Cependant, dans la microgravité de l’espace, le corps n’a pas à faire face à ces forces et commence à s’adapter à son nouvel environnement. Il en découle des effets tels que la perte de masse musculaire, une diminution de la densité osseuse et des modifications de la circulation sanguine dans le corps.

Néanmoins, le Col Kutryk a déclaré que ces répercussions avaient des avantages en matière de recherche sur la santé humaine et le vieillissement.

À la fin de son discours, les élèves ont pu poser des questions.

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L’astronaute de l’Agence spatiale canadienne et colonel de l’Aviation royale canadienne Joshua Kutryk (au centre, en noir) discute avec ses collègues des Forces armées canadiennes au cours de leur test FORCE le 4 février. Le Col Kutryk était à Edmonton pour visiter la Base de soutien de la 3e Division du Canada et s’entretenir avec des élèves de l’école Guthrie.

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Lors d’une visite du 408e Escadron tactique d’hélicoptères le 4 février, l’astronaute de l’Agence spatiale canadienne et colonel de l’Aviation royale canadienne Joshua Kutryk s’est assis aux commandes d’un CH‑146 Griffon.

L’un d’eux a demandé ce que l’on ressent en orbite, ce à quoi le Col Kutryk a répondu que ce n’était pas agréable au début. Toutefois, plus on reste longtemps là‑haut, plus le corps s’adapte à son nouvel environnement et plus on se sent bien. Après un certain temps, il a décrit l’expérience comme « merveilleuse » parce qu’on est très léger et qu’on peut se déplacer facilement.

Un autre élève a posé une question sur la nourriture que mangent les astronautes dans l’espace.

« Il faut un certain temps pour s’y habituer », a affirmé le Col Kutryk, en ajoutant qu’elle doit être durable. La nourriture doit également être légère (il faut beaucoup d’énergie pour lancer une fusée dans l’espace, donc chaque gramme de poids, y compris la nourriture, doit être pris en compte) et nutritive. Il a mentionné que la nourriture n’était pas aussi agréable que celle sur Terre.

Un troisième élève a demandé à quoi ressemblait le temps en orbite. Selon le Col Kutryk, il y a plus de cycles « jour » et « nuit » en orbite (c’est‑à‑dire « soleil visible » et « soleil caché ») que sur Terre, et les astronautes ont donc besoin de plusieurs astuces pour respecter un emploi du temps qui imite raisonnablement celui d’une journée sur Terre.

Après avoir parlé aux élèves ainsi que signé des autocollants et autres souvenirs, le Col Kutryk a expliqué ce qu’il a ressenti au moment de se tenir devant des élèves de l’école.

« C’est inspirant pour moi de voir ça, parce que je me souviens avoir été aussi enthousiaste qu’eux », a‑t‑il confié. « L’espace est toujours quelque chose qui, pour les Canadiennes et Canadiens, jeunes ou vieux, et partout entre les deux, suscite beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme. J’en suis reconnaissant et heureux d’essayer de jouer un rôle pour encourager la poursuite de cet intérêt. »

Il a ajouté qu’il espérait que les élèves avaient quitté le gymnase en réfléchissant à ce qu’ils voulaient faire de leur vie, en se demandant ce qui les passionnait et comment ils pouvaient en faire une carrière ou un projet de vie. Le Col Kutryk a toutefois énoncé une mise en garde :

« [Ne] réfléchissez pas trop à ce que vous voulez faire », a‑t‑il conseillé. « Je dis aux gens : Vous savez, nous avons tous nos passions. L’important, c’est de trouver la vôtre. »

« Trouvez ce qui vous passionne le plus et suivez cette passion. Le reste se mettra en place. »

En réfléchissant aux questions posées par les élèves, le Col Kutryk a déclaré qu’elles se répartissaient en deux catégories de questions qu’il reçoit habituellement : les questions courantes qu’il reçoit toujours et celles qu’il n’a jamais entendues auparavant. À l’école Guthrie, il a reçu certaines de ces dernières.

« C’est génial », a‑t‑il déclaré. « C’est révélateur de l’état d’esprit de certains de ces jeunes qui réfléchissent à des choses très profondes à cent à l’heure, ce qui est encourageant. »

Pour l’instant, le Col Kutryk ne sait pas exactement quand il décollera pour passer six mois sur la SSI. Il a été affecté à Starliner‑1, dans le cadre du programme d’équipage privé de la NASA, dont le lancement est prévu pour fin 2025.

Pendant qu’il continue à se préparer au lancement, il explique que ses émotions varient d’un jour à l’autre.

« Il est difficile de garder une vue d’ensemble, car on vit au jour le jour », a‑t‑il précisé. « Je pense que les émotions les plus fortes, quand on s’arrête et qu’on fait une pause de quelques minutes [sont] certainement liées à l’enthousiasme. »

« J’ai rêvé de faire ça toute ma vie. »

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2025-02-17