Le 1 PPCLI organise un entraînement de combat rapproché

Le 17 mars 2025 - Capt Kyle Ho, Officier des programmes de l’Unité des opérations immobilières (Ouest)

Ces dernières années, les exigences opérationnelles ont nécessité des changements dans le cadre du programme PP1 Infanterie afin d’accélérer l’affectation des recrues à leurs bataillons.

L’un de ces changements a été la suppression du cours de base de combat rapproché (CBCR). Bien qu’il s’agisse d’une compétence essentielle pour tous les soldats des armes de combat, les soldats d’infanterie pouvaient toujours partir en mission jusqu’au grade de caporal-chef sans avoir la qualification CBCR.

Cette décision a laissé plus de 100 militaires non qualifiés au sein du 1er Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (1 PPCLI) et du 3 PPCLI, ce qui fait qu’il incombe aux unités de veiller à ce que leurs soldats reçoivent cette instruction essentielle. Pour la rendre plus accessible, le CI 3 Div CA a permis aux bataillons d’infanterie de mettre en place leurs propres programmes internes de CBCR afin de qualifier tous les soldats.

L’adjudant Benjamin Halloran, instructeur qualifié en combat rapproché (CR), dirige actuellement le programme interne de CBCR du 1 PPCLI et assure l’instruction continue en matière de combat.

« La norme de qualification est en cours de révision, car de nombreuses [vidéos] ont été diffusées en Ukraine montrant des combats au corps à corps », a déclaré l’adjudant Halloran. « Le cours est conçu pour renforcer l’agressivité et enseigner à nos soldats que celui qui a le plus de cœur va gagner dans ces circonstances indésirables. Le cours se concentre désormais davantage sur l’aspect tactique, où les soldats doivent apprendre à se battre dans leur attirail de combat complet pour leur survie et aussi pour les personnes qui les entourent. »

La qualification est également en cours de révision pour inclure l’utilisation de menottes souples afin d’apprendre aux soldats à gérer et à contrôler les sujets non coopératifs pendant les opérations a expliqué le sergent Collin Macdonald, instructeur de CR.

« Tous les soldats doivent apprendre comment réagir lorsqu’ils reçoivent un coup de poing au visage », a-t-il précisé. « Le résultat de ce cours est souvent positif, car tous les participants prennent confiance en leur capacité à gérer les confrontations. »

L’un des plus jeunes participants à cette série du CBCR est le soldat John Jimenez, 19 ans, de la compagnie Bravo du 1 PPCLI, qui a terminé sa qualification de grade de soldat d’infanterie en décembre 2024 et n’a aucune expérience des arts martiaux.

« Je pense que cette instruction est essentielle pour tous les soldats », a-t-il mentionné. « C’est incroyablement difficile et on repousse nos limites, mais cela nous aide aussi à maintenir un haut niveau de forme physique et de préparation. Même sans expérience en arts martiaux, j’ai acquis une grande confiance en ma capacité à gérer les confrontations. »

Le cours de huit jours du CBCR ne fournit que les bases de la frappe et de la lutte au corps à corps. Il ne permet pas de devenir un maître du combat au corps à corps. Pour améliorer et maintenir leurs compétences, les membres du 1 PPCLI organisent régulièrement des cours de perfectionnement. Il s’agit notamment d’ateliers et de séminaires avec des instructeurs civils qui enseignent le combat au couteau, ainsi que de programmes de frappe et de lutte au corps à corps proposés pendant les séances d’entraînement physique du matin et de midi par des membres expérimentés du Bataillon.

Le major Chris Tymchuk, ceinture noire qui a suivi 15 ans de jiu-jitsu brésilien et cinq ans de boxe et de kickboxing, est également ceinture marron de jeet kune do. Il a partagé son expérience de la pratique du combat au sol aux membres du 1 PPCLI.

« Les guerriers maîtrisent leurs armes, leur entraînement et eux-mêmes », a-t-il affirmé. « En tant que membres de l’infanterie, nous devons d’abord apprendre à transformer notre corps et notre esprit en armes. Les arts martiaux m’ont aidé à me rapprocher des gens, et je peux tout apprendre d’eux en m’entraînant avec eux pendant quelques minutes. On ne peut pas cacher qui on est sur le tapis. »

L’entraînement au CR est essentiel pour les fantassins et tous les soldats des armes de combat. Il leur permet d’acquérir les compétences nécessaires pour gérer les confrontations et renforce leur confiance en leurs capacités. L’entraînement au CR permet aux soldats d’être mieux préparés aux réalités du combat, ce qui les rend plus efficaces et plus résistants sur le terrain. Une instruction continue et le perfectionnement des compétences sont essentiels pour maintenir des normes élevées et une bonne préparation, ce qui contribue en fin de compte à l’efficacité globale et au succès des opérations militaires.

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Les participants mettent en pratique les techniques qu’ils viennent d’apprendre sous la supervision de l’instructeur de combat rapproché.

Photo prise par le Capt Kyle Ho, Officier des programmes de l’Unité des opérations immobilières (Ouest)

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Pendant le cours de base de combat rapproché, les stagiaires se sont affrontés au cours de combats au bâton pugilistique pour simuler des combats à la baïonnette à courte portée. C’est la seule occasion où les stagiaires sont autorisés à frapper la tête de toutes leurs forces, car ils portent des casques et suivent des protocoles de commotion cérébrale.

Photo prise par le Sgt Collin Macdonald

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Les stagiaires du cours de base de combat rapproché ont démontré la technique de combat à la baïonnette en cinq points sur le champ de tir.

Photo prise par le Sgt Collin Macdonald

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Une classe de 18 stagiaires a terminé avec succès ses scénarios de combat pour obtenir son diplôme.

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2025-03-20