Entrevue des Nouvelles de l’Équipe de la Défense avec le capitaine Adam Trowbridge, ingénieur d’essai en vol, portant sur les essais en vol visant l’hélicoptère Griffon qui ont été menés à l’aéroport de Carp.

Vidéo / Le 23 juin 2022

Transcription

Genevieve Germano : Aujourd’hui, nous nous entretenons avec le capitaine Adam Trowbridge, ingénieur d’essai en vol du Centre d’essais techniques (Aérospatiale). Il nous parlera des essais en vol visant l’hélicoptère Griffon qui ont eu lieu récemment à l’aéroport Carp, à l’extérieur d’Ottawa.

Quels types d’essais a-t-on réalisés?

Capt Trowbridge : Nous tâchions d’évaluer le risque d’interférence causé par les signaux cellulaires de la 5G pour un radioaltimètre, ou RADALT. L’équipage est formé de trois personnes : un pilote d’essai, un spécialiste en imagerie et un ingénieur d’essai en vol – moi. Alors que nous effectuions un vol à bord de l’hélicoptère Griffon, une équipe d’ingénieurs et de technologues exploitaient la station de base 5G au sol, à côté de la piste. Cet essai était coordonné par Innovation, Sciences et Développement économique Canada, c’est-à-dire ISDE.

Genevieve Germano : Vous avez mentionné le RADALT, c’est-à-dire le radioaltimètre. De quoi s’agit et comment fonctionne-t-il?

Capt Trowbridge : Oui, le radioaltimètre, ou RADALT, comme on le nomme dans le domaine aérospatial, transmet au sol une impulsion de radiofréquence, puis mesure le temps qui s’écoule avant que celle-ci soit renvoyée à l’aéronef. L’appareil se fonde sur ce temps pour calculer l’altitude de l’aéronef par rapport au sol, et affiche ces renseignements au pilote.

Genevieve Germano : Comment avez-vous fait, au juste, pour mettre à l’essai l’hélicoptère Griffon sur le plan des interférences causées par la 5G?

Capt Trowbridge : Nous avons traversé le faisceau signal 5G avec l’hélicoptère Griffon – une fois avec le signal activé, puis une autre fois avec le signal désactivé. Les évaluateurs surveillaient le RADALT de sorte à déceler des irrégularités ou des fluctuations pouvant causer des difficultés pour le pilote lors de manœuvres à basse altitude.

Genevieve Germano : Pourquoi était-il nécessaire d’effectuer des essais en vol pour mesurer les interférences causées par la 5G?

Capt Trowbridge : On cherche à localiser des fréquences 5G additionnelles dans bien des pays, y compris au Canada. Des essais antérieurs en laboratoire avaient révélé que ces signaux 5G pourraient causer des interférences avec le RADALT ou d’autres systèmes d’aéronef. Le Directeur – Navigabilité aérienne et soutien technique, ou DNAST, soutient la décision visant à confirmer ces conclusions au moyen d’essais en vol.

Genevieve Germano : Merci encore une fois de vous être entretenu avec nous aujourd’hui.

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