Entrevue des Nouvelles de l'Équipe de la Défense avec le Lcol Mike Bobbitt portant sur l'Ex MAROON RAIDER 23
Vidéo / Le 02 mars 2023
Transcription
Lcol Bobbitt : Pendant huit jours consécutifs, nous pouvons mener nos activités, véritablement apprendre et entrer dans les détails. Il n'est pas question de nous entraîner jusqu'à ce que nous réussissions, mais plutôt jusqu'à ce que nous ne fassions plus d'erreurs.
Genevieve Germano : Le 36e Groupe-brigade du Canada de la Première réserve a participé récemment à l'exercice MAROON RAIDER 23 à la BFC Gagetown, au Nouveau-Brunswick. Aujourd'hui, nous accueillons le directeur de l'exercice, le lieutenant-colonel Mike Bobbitt, qui nous en parlera davantage. Que pouvez-vous nous dire au sujet de l'exercice MAROON RAIDER 23?
Lcol Bobbitt : L'exercice MAROON RAIDER 23 est un exercice interarmes auquel participent ensemble la Force régulière et la Réserve afin d'effectuer des parcours de convoi et des opérations urbaines. Il a lieu à Gagetown et est mené par le 36e Groupe-brigade du Canada.
Genevieve Germano : Pouvez-vous expliquer la gamme de tâches et d'entraînements qui ont été accomplis?
Lcol Bobbitt : Ouais. La gamme de tâches et d'entraînements que nous accomplissons est axée sur deux domaines clés. Le premier, ce sont les parcours de convoi pendant lesquels un convoi de véhicules affiche une trace, puis entre en contact avec l'ennemi et riposte au tir. Le convoi gagne l'échange de tir, se consolide, et poursuit sa route. Le tout est réalisé à l'aide de tirs fictif et réel. Le deuxième niveau d'effort, les opérations urbaines, comprend un entraînement sans munitions qui nous permet d'assimiler les exercices et les compétences. Il y a ensuite l'épreuve de tir avec l'arme personnelle, ou ÉTAP, de niveau 4, laquelle garantit que les soldats sont qualifiés et peuvent désormais manier les armes. Puis s'ensuit enfin un exercice de tir réel en milieu urbain sur un champ de tir réel durant lequel des structures en bois sont franchies à l'aide de munitions réelles.
Genevieve Germano : Si je comprends bien, des unités de la Force régulière et de la Réserve de l'Armée canadienne du 36e Groupe-brigade du Canada ont travaillé ensemble durant l'exercice. Pouvez-vous nous décrire les avantages découlant de la participation de ces groupes à l'exercice?
Lcol Bobbitt : Ouais. L'entraînement à l'intégration de la Force régulière et de la Réserve procure d'importants avantages. Celui-ci s'avère vraiment très avantageux pour nous. Nous n'avons pas souvent la chance de travailler aux côtés de la Force régulière. Pour nous, c'est donc une occasion véritablement rare et avantageuse. Ainsi, comme vous le constatez, nous réalisons en ce moment des entraînements axés sur les opérations urbaines derrière moi. Il y a l'expertise que [les membres de la Force régulière] apportent, de même que leur expérience et leurs compétences, ainsi que les exercices, les nouvelles tactiques, qu'ils nous montrent. Et ils nous enseignent la bonne façon de faire les choses, dès le départ.
Genevieve Germano : Que diriez-vous à une personne qui songe à participer à l'exercice l'année prochaine?
Lcol Bobbitt : Ouais. Si quelqu'un songe à participer à l'exercice l'année prochaine, je lui dirais qu'il s'agit d'une excellente occasion. En fait, à titre de réserviste, je dirais qu'il s'agit d'une des rares occasions vous permettant réellement de vous entraîner pendant huit jours consécutifs et de mettre l'accent sur l'entraînement. Vous pouvez perfectionner compétences et exercices, et vous pouvez vraiment accroître votre expertise en matière d'entraînement. Vous pourrez ensuite les mettre à contribution dans votre unité d'appartenance et devenir la personne ayant les compétences requises pour entraîner vos subalternes.
Genevieve Germano : Souhaitez-vous ajouter autre chose?
Lcol Bobbitt : Oui. Je souhaite remercier les membres du 2e Bataillon, Royal Canadian Regiment. L'appui qu'ils ont apporté à l'exercice a été phénoménal. Je remercie donc sincèrement le RCR de son aide relativement à l'exercice.