Récit des FAC |  Quand le monde est plus petit qu’on pense avec les FAC

Vidéo / Le 4 juin 2021

Transcription

Juste le fait d’avoir été affectée de Valcartier à Victoria, d’avoir conduit tout le long et d’avoir vu chaque province en cours de route, c’était incroyable. Pour moi, c’était vraiment l’expérience d’une vie.

Je suis la Sgt Mireille Gauthier, technologue en radiation médicale de la 2e Ambulance de campagne à Petawawa, en Ontario.

Je me suis enrôlée dans les FAC pendant que j’étais étudiante en radiologie au cégep. À cette époque, l’idée de m’enrôler dans les forces était très intimidante. Je voulais avoir l’occasion de travailler dans des milieux différents, et c’est exactement ce que les FAC m’offraient. J’ai grandi à La Tuque, au Québec, dans un petit patelin très isolé situé près d’un lac, au bout d’une route de terre de 20 kilomètres. L’idée de sortir de la province et du pays, c’était très intimidant pour moi.

Mon père était une source d’inspiration pour moi en grandissant, c’est sûr. Je l’aidais dans tous ses projets. S’il fallait s’occuper de la mécanique de l’auto, j’étais à ses côtés. Je sentais que je pouvais faire tout ce que je voulais avec lui. S’il était capable de faire une chose, j’étais capable d’aider aussi. Il m’a toujours donné ces occasions d’aider.

J’ai l’impression d’avoir les mêmes défis que mon mari sur le plan de la conciliation travail-famille. C’est toujours difficile quand nous participons à un déploiement, à un exercice ou à un cours : nous devons, tous les deux, dire au revoir à nos enfants, ce qui est difficile pour n’importe qui. J’ai beau aimer être affectée ailleurs et travailler dans des milieux différents, ce n’est pas facile d’être loin de ma famille, de mes parents et de mes sœurs. Ma carrière m’a toutefois donné plein de souvenirs extraordinaires.

Dernièrement, j’ai eu l’occasion de travailler avec la Marine pour un exercice. Nous avons dû traverser l’Atlantique, et j’étais là en tant que membre de l’équipe médicale. Nous avions notre petite infirmerie et, pendant l’exercice, nous étions à bord d’une unité de ravitaillement navale, ce qui veut dire que nous ravitaillions en carburant les navires qui nous accostaient. Je me souviens d’avoir regardé les marins en pleine action, la communication qu’il devait y avoir entre les navires pour coordonner le tout. C’était incroyable à voir. Je n’aurais jamais pensé avoir l’occasion d’être témoin d’une telle chose au cours de ma carrière.

Ce qui me fait le plus sourire dans les Forces armées canadiennes, ce sont les patients. Parfois, quand je croule sous les tâches administratives et que je vis moi-même une journée difficile, je me dis : « Tu sais quoi? Je vais aller voir le prochain patient. » Parce qu’il arrive qu’en tant que sergent, on s’occupe plus de l’aspect administratif des choses. Quand on examine des patients, il faut leur poser quelques questions, et on sait qu’ils vivent une journée difficile. Personne n’aime venir prendre des radiographies. Les gens sont blessés, ou quelque chose ne va pas, et ils veulent des réponses. C’est à ce moment-là que la magie se produit; nous utilisons notre équipement et nos compétences, et nous avons l’occasion de discuter avec eux. Et habituellement, quand j’arrive à les faire sourire un peu, ça me fait sourire aussi. C’est un baume sur ma journée. Les patients sont rois quand ils arrivent ici, et c’est ce que je me donne comme objectif au travail.

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