Mon récit des FAC | Atteindre de nouveaux sommets
Vidéo / Le 03 mai 2024
Transcription
Je me suis senti bien tout le long de l'ascension, mais c'est une montagne quand même très difficile. On a compté pas moins de huit évacuations par hélicoptère tout au long du voyage pour des raisons de mal des montagnes, mal de l'altitude. On peut vraiment, là... Ça peut être tout un défi. Mais à 8 heures 16 le matin, le 10 juillet 2023, j'étais au sommet du Kilimandjaro, à 5895 mètres d'altitude en train de crier victoire.
Bonjour, je suis le lieutenant de vaisseau Thomas Morin-Cabana, officier du renseignement présentement affecté au quartier général des opérations interarmées du Canada à Ottawa.
Donc, le projet #PotentielInfini visait à ramasser des fonds pour un organisme de charité tout en faisant l'ascension du mont Kilimandjaro en Tanzanie. Au début du mois de juillet, j'ai quitté pour la Tanzanie. On arrive au Kilimandjaro, on arrive à l'aéroport, et c'est un tout petit aéroport. On est au milieu de nulle part. On fait une bonne nuit de sommeil. On se prépare et, ensuite de ça, on se rend en véhicule jusqu'à la base de la montagne. On prépare notre équipement, on s'assure d'avoir tout sur nous, d'être prêt, et on commence l'ascension.
It's so beautiful, right? La deuxième journée, le discours change complètement. Après une heure d'ascension, la jungle disparaît, ça devient un peu un climat désertique. Ça devient très à pic aussi au niveau de l'ascension. C'est 17 kilomètres. Donc, c'est une très, très longue journée.
Sauf que le problème et le défi, c'est à la fin du jour 5. Parce qu'on arrive tôt au campement au jour 5, et ensuite de ça, on fait une sieste dans le but de se lever à 11 heures le soir du jour 5 pour faire l'ascension du sommet de nuit. Parce qu'on veut être rendu au lever du soleil du jour six au sommet dans le but de pouvoir observer le lever du soleil, mais aussi d'avoir assez de temps pour redescendre ensuite. Sauf que l'ascension de nuit, c'est complètement différent de tout ce qu'on a vu. Parce que durant le jour, en Afrique, il va faire plus 25, plus 30 degrés. Sauf que durant la nuit, ça tombe à moins 20. T'essaies de prendre de l'eau pour t'hydrater, mais ton “Camelbak” a gelé. Donc, tu fais ton possible avec ce que t'as pis tu mets un pas devant l’autre, pis c'est là que la persévérance prend tout son sens. Et finalement, après énormément d'effort, après énormément de travail, t'arrives sur la dernière pente de la montagne. Et là, le soleil se lève devant toi et t'es au sommet du Kilimandjaro à 5895 mètres d'altitude. Vraiment une fierté.
J'avais apporté le drapeau canadien, bien évidemment, parce que je suis fier de mon pays, puis je suis fier de le servir. J'avais apporté aussi le drapeau des Forces armées canadiennes pour représenter toute la force que ça m'a pris, toute l'énergie que ça m'a pris, qui étaient dues à mon entraînement avec les Forces armées canadiennes. J'avais beaucoup de mes collègues qui étaient là qui n'avaient aucune expérience en randonnée, puis il a fallu que je leur donne des petits « crash course ». Être proactif, être efficace, savoir aider son prochain, surveiller les autres, voir leur condition médicale s'il y a un problème, des choses comme ça, si ça va bien. Donc ça, ça été très important, pis c'est grâce à mon expérience militaire que j'ai su le mettre en pratique.
Le travail d'officier de renseignements est très intéressant; surtout lorsqu'on arrive dans des positions avec le quartier général des opérations interarmées. Comme vous pouvez le savoir, depuis quelques années maintenant, il existe toutes sortes de réalités sociopolitiques à travers le monde qui sont très complexes. Ça nécessite énormément d'attention, énormément de surveillance, comprendre ce qui se passe, analyser, recommander à la chaîne de commandements des actions dans le but de s'assurer que les Canadiens, ici et à l'étranger, sont en sécurité, mais aussi que le monde est un peu plus en paix.