Récit des FAC | Le désir de servir

Vidéo / Le 15 mars 2024

Transcription

Les événements survenus l’année dernière en Europe m’ont réellement amenée à réfléchir à mon rôle dans la communauté et dans ce pays, et je voulais vraiment apporter mon aide là où je le pouvais.

Et je savais que j’en étais capable, alors j’ai franchi le pas.

Je suis la sous-lieutenante Cara Little, et je suis actuellement affectée à la 1re Escadre, à Kingston, en Ontario.

Avant d’être militaire, j’étais directrice funéraire et thanatopractrice agréée.

J’ai travaillé en Nouvelle Écosse et à Winnipeg, et ce qui m’a attirée vers le domaine funéraire, c’est la capacité de servir ma communauté, mais aussi de travailler avec des personnes de confessions différentes et provenant de milieux différents.

Les années que j’ai passées à travailler dans le domaine funéraire sont donc inestimables.

J’ai beaucoup de bons souvenirs, j’ai rencontré beaucoup de gens formidables.

J’ai vécu des expériences que beaucoup de gens n’ont jamais vécues.

J’ai eu l’occasion d’aider les gens pendant leurs pires moments.

Il n’y a rien de pire que de vivre deuil et de voir sa famille dans une situation d’urgence.

J’ai donc pu accompagner des familles dans cette dure épreuve et les aider du mieux que je le pouvais.

Puis, après huit ans dans ce domaine, j’ai eu l’impression d’avoir atteint un certain plateau.

Ma famille voyait que j’étais prête à relever un nouveau défi et à faire quelque chose de plus grand.

Je viens d’une famille très nombreuse.

Mes deux grands-pères ont servi pendant la Seconde Guerre mondiale, mon père a servi dans la Marine, et je suis issue d’une famille recomposée.

Nous sommes donc six enfants, et cinq d’entre nous ont servi; mes deux sœurs, leurs maris, mon demi frère et mon autre demi-frère ont également servi dans la Force de réserve.

Et je voulais que ma famille soit fière de moi, et je voulais moi même être fière de moi.

Je voyais que les forces armées offraient un mode de vie intéressant, et c’est ce que je voulais vivre.

J’étais donc l’une des militaires les plus âgées de mon peloton pendant la Qualification militaire de base des officiers (QMB(O)).

C’était vraiment difficile, mais je ne m’étais pas enrôlée dans l’armée pour me la couler douce.

Je voulais relever un défi.

Je voulais faire l’entraînement militaire.

Je me suis simplement concentrée sur ma formation et j’ai fait confiance à mon équipe.

Mais maintenant que j’ai réussi la formation de base et que je participe à cet exercice, je suis totalement intégrée à cette nouvelle communauté, à cette nouvelle culture, et j’adore ça.

À titre d’officière de service au sein de l’Aviation royale canadienne dans le cadre de l’exercice Maple Resolve, j’assure la communication entre les pilotes et le reste de l’équipe. Tous les matins, je m’occupe d’organiser la séance d’information matinale et je transmets les informations au Lcol, aux autres majors et à l’équipe.

Je suis habituée aux situations de stress et d’urgence.

Les hélicoptères peuvent être appelés à participer, et c’est là que j’interviens.

Je dois assurer la communication entre le quartier général et les hélicoptères sur le terrain d’aviation et veiller à qu’ils se rendent à l’endroit où se trouvent les blessés.

Notre objectif est d’extraire les soldats du terrain et leur prodiguer les soins de santé dont ils ont besoin.

Je suis très reconnaissante d’avoir décidé de me joindre à la Force aérienne, notamment en raison des personnes que j’ai rencontrées et des possibilités qui se sont présentées à moi.

J’ai l’impression que si je reste ouverte aux possibilités, elles se présenteront à moi, et c’est parce que je me suis enrôlée dans les forces armées.

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2024-03-15