Le Canada et la France s’entraînent ensemble dans le froid
Vidéo / Le 7 avril 2026
Transcription
(JB) Quand on arrive à l'aire H, si on n'est pas en position, on va être capables de prendre action sur le chemin quand même...
Ce matin, on a parti un nouvel exercice qui est APOLLON NORDIQUE. L'objectif de l'exercice, c'est vraiment pour développer nos connaissances en opération temps froid. Nous avons 50 membres du 4e Régiment de chasseurs français ainsi que 75 membres des Forces canadiennes.
Ils viennent vraiment chercher les climats rigoureux. Au Canada, les températures sont beaucoup plus froides qu'en France. C'est quelque chose qu'ils peuvent pas nécessairement entraîner dans leur propre pays. C'est pour ça qu'ils viennent chercher cette expertise-là au sein des Forces canadiennes.
(G) On a pu, bien, déployer nos outils de stationnement pour la nuit, passer une nuit avec des températures avoisinant -30, qui est pas habituel pour nous.
(JB) Ils vont surtout apprendre la gestion de l'humidité pour pas avoir froid le soir parce que dans le jour, on bouge beaucoup. Plusieurs commentaires que j'ai reçus déjà présentement, c'est : dans le jour, on est bien avec le soleil, mais la minute que le soleil se couche, la température change drastiquement.
(GDR) On fait partie des troupes de montagne. Dans la troupe de montagne, donc, on s'entraîne à combattre dans le froid. C'est ce qu'on vient chercher ici, l'expertise des Canadiens qui savent se battre ici, pour qu'on puisse échanger, apprendre et développer nos compétences.
Il y a moins de dénivelés que ce que nous, on peut avoir en France, mais on compense avec le grand froid qu'on peut pas forcément avoir en France sur du temps très long comme on va le faire ici pendant un mois.
(G) Hier, du coup, on a déployé deux pelotons français avec une partie d'un escadron canadien sur l'exercice. On a utilisé toute une variété de moyens, les motoneiges... un hélicoptère Chinook pour se déployer et puis, des camions de transport.
Après une phase d'exercice tactique qui a permis un peu de travailler notre interopérabilité, travailler ensemble sur des savoir-faire essentiels...
(JB) On peut rentrer? On y va, go.
Ça permet de créer un lien avec une autre nation de l'OTAN puis ça nous prépare, nous aussi, à se déployer dans un contexte multinational.
Le 4e Régiment de chasseurs était très coopératif, prêt à mettre les efforts nécessaires pour déployer 50 membres ici. Puis c'est mission accomplie pour le déploiement et la logistique puis on est bien contents de les avoir ici avec nous.
Mets ta tuque. T'as-tu une tuque?
(X) Elle est dans mon sac.
(X) On regarde en avant.
(GDR) Il y a une grosse difficulté, c'est l'accent canadien.
(X) Le gars avec ma tuque let’s go!
(GDR) Non, je plaisante. Il y a aucune difficulté.