Récit des FAC | Les deux uniformes d’une infirmière militaire

Vidéo / Le 16 octobre 2020

Transcription

Je suis la capitaine Rebecca Parent au Centre des services de santé d'Ottawa. J'ai étudié en soins infirmiers au Cégep Garneau, à Québec, pour travailler au civil jusqu'en 2008. C'est seulement par la suite que j'ai décidé de joindre les Forces armées canadiennes en tant qu'infirmière militaire. Et, depuis 2019, je suis affectée au Centre des services de santé d'Ottawa.

Premièrement, la première chose qu'on a faite, c'est d'ouvrir une clinique dans un autre site, avec nos ressources médicales qu'on avait, nous, ici. Donc, on a une clinique qui a été ouverte à NDMC. Une clinique COVID qui est là vraiment juste pour les gens se présentant avec des symptômes, qui ont besoin d'être soit traités ou d'être testés.

On a mis sur pied cette clinique-là en dedans de quelques jours. J'ai été moi-même déployée en charge de la clinique là-bas pendant environ un mois jusqu'à tant que je parte pour Op LASER à Montréal. J'ai été déployée dans les CHSLD ce printemps, puis j'ai vu des blindés aider à prendre soin de gens. En trois jours de formation, ils l'ont fait très bien. Moi, c'est un milieu que je connaissais, mais quand même, de se réadapter à tout ça, ce qui est pas nécessairement facile, mais je pense qu'on réussit pas mal bien.

En ayant été déployée sur Op LASER à Montréal, oui, j'ai été mise dans des endroits à risques comme militaire, mais il ne faut pas oublier les civils qui travaillent jour et nuit dans ces milieux-là, qui étaient là avant nous, qui sont encore là après qu'on soit repartis. Mais ça fait quand même partie, je pense, du métier de la santé. Ce n'est pas juste des blessures physiques, mais c'est prendre soin des gens qui ont des maladies qui pourraient être contagieuses, qui pourraient avoir un impact sur notre santé. Je pense que ça fait vraiment partie de ce pour quoi on signe quand on décide de faire ce métier-là.

En portant l'uniforme, bien, c'est encore un double rôle, si je peux dire, une double responsabilité. Une chose qui me marque encore, c'est comment ma vie a évolué depuis que je suis dans les Forces. Mes connaissances cliniques se sont beaucoup améliorées. J'ai grandi au niveau de ma carrière, au niveau personnel aussi. Le fait d'avoir été mutée d’endroits partout dans le pays aussi. Je connais bien mon pays, je pense, maintenant, je peux le dire. Puis, ça m'a fait grandir comme personne, puis c'est important qu'on le mentionne.

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