Récit des FAC | Frère et sœur d’armes
Vidéo / Le 26 juin 2020
Transcription
(SG) Nous autres, on est chanceux justement de pouvoir partager ça ensemble, d'être de la même famille puis de pouvoir se parler malgré la pandémie.
(JG) Pour moi, en tant qu'infirmière, ma journée typique, j'arrive sur le département et je vais prendre le rapport de l'infirmière ou l'infirmière auxiliaire qui a fait la soirée. Elle va m'indiquer c'est quoi les particularités sur les patients dont j'ai besoin d'effectuer un suivi. Ensuite de ça, je vais vérifier avec le personnel que j'ai avec moi pour la nuit, les préposés, si j'ai des infirmières auxiliaires, m'assurer que tout le monde est arrivé et que tout le monde a reçu l'information dont ils ont besoin pour faire une bonne surveillance de nos patients. Ensuite de ça, je vais assister les préposés dans leur tournée des patients pour faire l'hygiène. En même temps, je vais en profiter pour évaluer chacun de mes patients pour voir s'ils ont des besoins particuliers durant la nuit. S'il y a des interventions à faire à ce moment-là, je vais les faire au fur et à mesure. Et généralement, là, c'est vers 6 h du matin qu'on commence à faire les interventions qui sont déjà cédulées comme les prises de sang, les glycémies capillaires, les choses comme ça. Et une fois que l'infirmière de jour arrive, je lui fais mon rapport pour qu'elle puisse partir sa journée avec ça.
(JG) Bien dormi?
Ma journée typique à moi, je dirais c'est plus d'assister les préposés. Le matin, on les aide à fournir la nourriture aux bénéficiaires. Après ça, on est toujours là pour les soutenir dans leurs tâches. C'est gratifiant d'être là quand c'est important.
(JG) Souvent, c'était vraiment désorganisé au niveau des soins et au niveau de la gestion, puisqu'il y a un gros manque de personnel. Il a fallu beaucoup s'arranger tout seul pour comprendre le fonctionnement du centre. Par contre, plus ça va, finalement on fait une job d'infirmière. C'est notre métier. Et ensuite aussi, de travailler en équipe, s'assurer que tout le monde se trouve un travail qui convient à ses compétences. C'est un bon défi, mais c'est un travail qu'on aime, qu'on est formés pour faire, donc c'est quand même bien à ce niveau-là.
Quand on est arrivés dans les centres, il y avait certains résidents qui étaient vraiment mal en point, que leur état de santé se dégradait beaucoup à cause de la maladie. Dans les derniers jours, on peut voir ces mêmes résidents là qui, quand j'arrive sur mon shift, à 11 h 30, minuit le soir, ils sont debout à leur demi-porte et ils chantent des chansons. Puis ça, ça me fait vraiment chaud au cœur de voir que de plus en plus, les résidents, ils se sentent mieux et ils s'en remettent de la maladie, donc c'est quelque chose qu'on apprécie vraiment, là.