Commentaire : Absent de la conférence

Scénario : Absent de la conférence


A-t-on le droit d'utiliser les subventions de voyage d’affaires pour se payer nos déplacements privés? Oui, cela est permis si l'on procède de la bonne manière et définitivement pas, si ce n’est pas fait correctement. Les lecteurs qui écrivaient à propos de ce scenario sont d’accord pour souligner que la disparition de Ross (nom fictif) pendant la conférence pour s’offrir une vacance de ski représentait une faute.  Cela qualifiait d’usage frauduleux des fonds gouvernementaux pour les voyages. Le problème c’est que Shaun (nom fictif), un autre participant fidèle à la conférence se voit forcé de soit dénoncer l’absence de son collègue, de tromper les autorités par son silence ou encore de mentir aux autorités pour protéger Ross.

La plupart des lecteurs estimaient que la meilleure façon de procéder serait d’abord de confronter Ross directement en lui donnant un délai prescrit pour tout avouer à leur gestionnaire, après quoi Shaun aborderait lui-même la question avec la personne cadre.  Les lecteurs voulaient que Shaun pose ce geste dès le retour au bureau; cependant, la façon dont le scénario fut rédigé n’occasionnait pas cette opportunité. (Dans le scénario, Shaun n’a confronté Ross en aucun temps avant la réunion tripartite avec leur gestionnaire. D’ailleurs, Shaun a choisi de rester silencieux au sujet de l’absence de Ross à la conférence. Le temps presse!) Une confrontation avec Ross à la première occasion est avantageuse : cela lui offre une occasion de comprendre qu’il détient encore le choix de faire amende honorable à l’égard de ses erreurs mais il ne pourra pas se soustraire à la justice ou s’en laver les mains.  C’est ici un cas de respect de la dignité de la personne.

Reporter la confrontation n’est pas une bonne idée puisque Shaun semble prendre un rôle de complice du crime.  

Fait intéressant, un lecteur a même suggéré que Shaun effectue une recherche urgente et active de son collègue afin d’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une urgence médicale ou autre. À moins que Ross ait apporté son cellulaire et qu’il ait été en mesure de recevoir des appels sur la pente de ski, une telle tentative eut été inutile. Tout au moins, Shaun aurait pu noter pour lui-même (et tout autre personne concernée par cette question) que l’absence d’un collègue n’était ni attendue, ni un fait négligeable.

Une des leçons à retenir de ce scénario c’est que les plaisanteries ne sont pas toujours aussi inoffensives qu’on puisse supposer. Peu importe la personne qui a commencé la blague pendant le vol vers le lieu de la conférence, il est évident que Ross est allé trop loin dans cette histoire. Imaginez une situation où Ross, en tentant de défendre sa décision devant son gestionnaire et, une fois tous les faits révélés, affirme que Shaun était d’accord que l’un d’eux en profite pour faire du tourisme.  Ceci ne comporterait pas un point de défense efficace pour Ross mais il se pourrait que cela cause des tracas à Shaun puisqu’il existe un petit fond de vérité à l’allégation malveillante, à voire, qu’ils ne faisaient que rigoler ensembles et que tout fut pris à la légère.

Pour conclure et, tel que cité par un autre lecteur, Ross aurait pu faire du ski non-illicite tout en participant à la conférence en prolongeant son séjour après la fin de la conférence (s’il avait assuré les dépenses supplémentaires, le tarif aérien aurait quand même été couvert). En fin de compte, si tout est bien planifié et autorisé d’avance, l’organisation est prête à aider son personnel à jouir de façon personnelle des voyages d’affaires et non pas comme Ross l’ait fait, de façon sournoise et méprisante.   

Merci à tous ceux et à toutes celles qui ont réagi au dilemme. N’oubliez pas de nous faire parvenir toute suggestions de scénarios par courriel.

 

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