Technicien / Technicienne en géomatique

Description du travail

Les techniciens en géomatique recueillent des données géospatiales à l’aide de l’imagerie, de systèmes mondiaux de localisation et de matériel d’arpentage. Ils saisissent, analysent, traitent, présentent, diffusent et gèrent ces données afin de soutenir les opérations de la Marine royale canadienne, de l’Armée canadienne et de l’Aviation royale canadienne.

Ils font partie de la Branche du Génie des Forces armées canadiennes (FAC). Leurs principales responsabilités sont les suivantes :

  • Recueillir des données géospatiales à l’aide d’images satellitaires, aériennes et photographiques, de systèmes mondiaux de localisation et de matériel d’arpentage
  • Gérer et regrouper des données et des produits géospatiaux numériques provenant d’une gamme étendue de sources
  • Produire des cartes, des graphiques, des représentations tridimensionnelles et d’autres produits géospatiaux en format numérique et sur papier, afin d’aider les chefs militaires à définir l’espace de combat et à s’y déplacer
Transcription

BLANCHET : Quand des vies canadiennes sont en jeu dans les coins les plus inhospitaliers du monde, vaut mieux bien connaître le terrain! La dernière chose qui doit arriver ici, c’est de se perdre!

CORRIVEAU : On est les experts qui tracent l’espace de combat pour les commandants et les forces combattantes du Canada. On est les vrais spécialistes du terrain : les Techniciens en géomatique.

Je suis Sergent Philippe Blanchet de Québec. Je suis technicien en géomatique au service de cartographie à Ottawa.

Et je suis le Caporal Vincent Corriveau originaire de Lévis et je suis technicien en géomatique présentement en train de poursuivre mes études au Collège Algonquin à Ottawa.

TITRE :

TECHNICIEN / TECHNICIENNE EN GÉOMATIQUE

DANS LES FORCES CANADIENNES

BLANCHET: Les Techniciens en géomatique font partie de la branche du génie militaire et leur tâche est de saisir, archiver, traiter, mettre en forme, diffuser et gérer l’information géospatiale. Avec des outils high techs comme les logiciels SIG, l’arpentage et l’imagerie par satellite, on aide nos soldats, marins et équipages aériens à se situer.

Ça peut servir aux soldats sur le terrain à faire de la navigation comme ça peut servir au niveau des haut-gradés pour la planification des opérations à venir.

Cet équipement-là génère les rendus géospatiaux les plus précis qui soient.

On travaille au sol et dans les airs. On fait de la photogrammétrie et des photos aériennes à haute résolution et avec des techniques d’arpentage terrestre, on isole des cibles au sol. Ensuite, on fusionne toutes nos données pour produire les cartes, les graphiques, et les représentations tridimensionnelles très précises que les militaires utilisent pour prendre des décisions vitales tactiques et de déploiement.

Les techniciens en géomatique travaillent surtout au Service de cartographie à Ottawa, mais on est intégrés dans chaque grand quartier général au pays et on participe à toutes les phases des opérations.

CORRIVEAU : Aussi, le technicien en géomatique va sur le terrain, que ce soit pour prendre des relevés géodésiques avec des GPS pour être capable de rendre les cartes les plus précises, ce qui veut dire les bonnes données aux bons endroits.

On fait voir l’espace de combat aux commandants avant même qu’ils soient sur place. On peut leur fournir un modèle altimétrique trois dimensions qui leur montre chaque colline, ruisseau, bâtiment et route.

BLANCHET : Tout le monde a besoin de nos produits. Même les planificateurs maintenant ont des nouveaux ordinateurs sur lesquels ils font leur planification, on va leur fournir les cartes qui vont en arrière, en arrière-fond de ces logiciels-là. C’est la beauté de notre métier, c’est de servir tout le monde.

CORRIVEAU : C’est le métier parfait si on veut être dehors, servir son pays et acquérir des compétences très recherchées même hors des Forces.

On n’apprend pas un métier aussi complexe en deux-trois jours. Pour devenir Technicien en géomatique, il faut plus d’un an en salle de classe et de formation en cours d’emploi. T’as besoin de compétences supérieures en informatique, d’une excellente perception visuelle et il faut avoir le souci du détail.

BLANCHET : Comme n’importe quel membre des Forces, tu commences par la qualification militaire de base. Ensuite, tu étudies vingt mois au Collège Algonquin à Ottawa avec les meilleurs instructeurs du collège et de notre École de cartographie militaire.

CORRIVEAU : On voit de tout, de principe fondamental de cartes, à l’ordinateur avancé, télédétection, de la géographie, en plus de certains cours de connaissances générales qu’on est obligés d’avoir pour avoir un diplôme d’études collégiales du Ministère de l’Ontario.

Nos études de deux ans sont payées par le militaire et en plus, on est payés à plein temps. Donc on a la conscience tranquille pour se concentrer seulement sur nos études.

BLANCHET : Une fois tes cours en classe et ta formation en cours d’emploi terminés, tu débutes ta carrière militaire de technicien en géomatique en faisant des exercices et des levées sur le terrain et en travaillant sur des vraies analyses spatiales jusqu’au moment où t’es prêt pour ton premier déploiement.

CORRIVEAU : Ça se peut qu’on t’intègre à une brigade mécanisée en Alberta, au Québec ou en Ontario ou tu pourrais être affecté à la 1ère Division aérienne du Canada, à Winnipeg ou à un Quartier général des Forces maritimes en Nouvelle-Écosse ou en Colombie-Britannique.

Partout où vont les Forces canadiennes, les techniciens en géomatique y vont aussi.

BLANCHET : Une des choses les plus valorisantes, c’est de constater à quel point les commandants veulent les renseignements qu’on a à leur donner.

CORRIVEAU : On fait beaucoup des analyses de sol, de terrain pour le déplacement des troupes sur le terrain, pour faciliter les opérations, que ce soit en terrain urbain ou en pleine nature.

BLANCHET : Y a pas un soldat, y a pas un véhicule qui sort du camp sans avoir une carte de l’endroit où ils vont, de l’opération qu’ils vont faire ou une imagerie satellite avec des coordonnées.

CORRIVEAU : Toutes les dernières technologies en matière de logiciels pour la cartographie, télédétection, photogrammétrie sont appliqués ici. On a les équipements les plus performants sur le marché pour être capable de prendre les meilleures décisions et avoir les meilleurs produits possibles pour nos troupes.

BLANCHET : Souvent, étant donné qu’on n’est pas un grand nombre à faire ce métier-là, tout le monde sont toujours contents de nous avoir.

CORRIVEAU : Que ce soit du simple soldat à aller jusqu’au Capitaine ou au Major, tout le monde regarde nos cartes et tout le monde s’en sert.

BLANCHET : Je crois que c’est définitivement la meilleure place à être au sein des Forces canadiennes.

  • Créer et reproduire des produits géospatiaux numériques
  • Distribuer des produits géospatiaux à partir du Dépôt des cartes des FAC aux unités en garnison et participant à des opérations
  • Donner des conseils spécialisés en géomatique et assurer la liaison avec le personnel des FAC à tous les échelons de commandement

Aperçu

Environnement de travail

Les techniciens en géomatique font partie de l’Armée canadienne mais peuvent être appelés à soutenir tous les exercices et les opérations des FAC, y compris ceux menés par la Marine royale canadienne et l’Aviation royale canadienne. Dans une base ou une station, la majeure partie du travail est effectuée dans un bureau de l’un des principaux quartiers généraux au Canada, à des postes de travail informatisés de haute technologie et à l’aide de logiciels conçus pour la géomatique. Les techniciens en géomatique peuvent également travailler à bord de navires, dans le cadre d’opérations de levés, et au sein d’unités de l’Armée canadienne qui s’entraînent sur le terrain et participent à des opérations de déploiement. Au cours de leur carrière, des affectations internationales pourraient leur être offertes, y compris des échanges avec l’Armée des États-Unis.

Solde et perfectionnement professionnel

Le salaire de départ pour un technicien en géomatique entièrement formé est de 49 400 $ par année. Cependant, ce montant peut être plus élevé selon l’expérience et la formation antérieures. Les techniciens en géomatique qui manifesteront le dévouement, les aptitudes et les prédispositions nécessaires auront accès à des possibilités d’avancement, de promotion et de perfectionnement.

Emplois civils équivalents

  • Technicien/Technicienne de systèmes d’information géographique
  • Technicien/Technicienne en levés géodésiques
  • Cartographe
  • Spécialiste en photogrammétrie

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Formation

Qualification militaire de base (QMB)

La première étape de l’instruction est le Cours de qualification militaire de base, ou instruction de base, qui est offert à l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Ce cours vous enseignera les aptitudes de base et les connaissances communes à tous les emplois militaires. L’un des objectifs du cours est de veiller à ce que vous conserviez la norme de condition physique des FAC; par conséquent l'entraînement est physiquement exigeant.

Cours de qualification de soldat

Après avoir suivi le cours de QMB, vous vous rendrez à un centre d’instruction militaire pour suivre le cours de qualification de soldat, qui porte sur les sujets suivants :

  • Condition physique de l’Armée canadienne
  • Opérations offensives et défensives à pied
  • Patrouilles de reconnaissance
  • Techniques individuelles de campagne

Instruction de qualification professionnelle de base

Vous fréquenterez ensuite l’École de cartographie militaire au Algonquin College, un établissement associé au Service de cartographie à Ottawa, en Ontario. La formation sera donnée par des instructeurs civils et militaires sur les sujets suivants :

  • Produits d’analyse et de visualisation de l’espace de combat
  • Mathématiques et levés
  • Photogrammétrie
  • Logiciels et données de télédétection
  • Données et systèmes d’information géographique
  • Production de données géospatiales
  • Systèmes de navigation
  • Processus de reproduction des produits de géomatique
  • Utilisation du matériel informatique et des logiciels
  • Processus de distribution des produits de géomatique

Instruction spécialisée

Vous pourriez avoir la possibilité d’acquérir des compétences spécialisées par l’intermédiaire de cours magistraux ou d’une formation en cours d’emploi, y compris les cours suivants :

  • Formation en levés géodésiques terrestres et aériens
  • Gestion de bases de données géospatiales
  • Applications avancées de la géomatique
  • Analyse du terrain de niveau avancé
  • Diplôme de génie en géomatique

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Programmes d'enrôlement

Études exigées

Ce poste exige que les candidats aient terminé au minimum leur 11e année, avec une note minimale de 75 pour cent en mathématiques préparatoires aux études collégiales (12e année), ou leur secondaire IV, avec une note minimale de 75 pour cent en mathématiques préparatoires aux études collégiales (secondaire V) au Québec, conformément aux normes provinciales.

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Option temps partiel

Ce métier est disponible à temps partiel au sein de l’environnement suivant : Armée

Servir dans la Force de réserve

Cette possibilité d’emploi à temps partiel est offerte auprès de la Première réserve à certains endroits au Canada. En règle générale, les membres de la Force de réserve servent à temps partiel au sein d’une unité militaire dans leur communauté et peuvent effectuer leur service pendant qu’ils sont aux études ou qu’ils occupent un emploi civil. Ils sont payés durant leur instruction. Ils ne sont pas assujettis aux affectations ni aux déménagements militaires. Toutefois, ils peuvent se porter volontaires pour déménager à une autre base ou pour être déployés au Canada ou à l’étranger dans le cadre de missions militaires.

Emploi à temps partiel

Les techniciens en géomatique servent dans l’Armée canadienne. Leur emploi consiste à recueillir, analyser et gérer des données géospatiales pour appuyer les opérations des FAC. Lorsqu’ils sont employés à temps partiel ou à titre d’occasionnels à temps plein, ils effectuent habituellement leur service à un endroit où œuvrent les militaires au Canada.

Instruction de la Force de réserve

Les membres de la Force de réserve reçoivent le même niveau d’instruction que leurs homologues de la Force régulière. Ils commencent généralement leur instruction avec leur unité d’attache pour s’assurer qu’ils répondent aux normes militaires professionnelles de base. Après l’instruction de base, l’unité d’attache s’occupera de prévoir de l’instruction additionnelle permettant l’acquisition des compétences spécialisées. La formation des techniciens en géomatique est offerte à l'École du génie militaire des Forces canadiennes à Gagetown, au Nouveau-Brunswick.

Environnement de travail

En règle générale, les membres de la Force de réserve effectuent leur service à temps partiel au sein de leur unité d’attache, le soir et la fin de semaine, suivant un horaire établi. Toutefois, ils peuvent également effectuer leur service en occupant des postes à temps plein au sein de certaines unités pour des périodes déterminées, selon la nature des tâches à exécuter. Ils reçoivent 85 pour cent du taux de rémunération de la Force régulière, ont droit à des avantages sociaux raisonnables et peuvent être admissibles à contribuer à un régime de pension.

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