Notes pour une allocution de l'honorable Herb Dhaliwal, C.P., député Ministre des Ressources naturelles du Canada à l'occasion de Table ronde sur l'énergie de l'Atlantique St. John's (Terre-Neuve-et-Labrador) Le 31 octobre 2003 Le texte prononcé fait foi Merci Elizabeth Beale, distingués membres de la table ronde, Mesdames et Messieurs. Je suis ravi d'être ici avec vous aujourd'hui pour cette deuxième table ronde. Je tiens à féliciter Elizabeth Beale et l'équipe du Conseil économique des provinces de l'Atlantique, qui ont organisé cette rencontre. À en juger par les discussions de ce matin, il est clair que nous avons beaucoup progressé depuis l'an dernier, mais il reste encore beaucoup à faire. Lorsque j'ai demandé à M me Beale de convoquer la table ronde à Halifax, l'an dernier, nous faisions face à des défis et à des possibilités sur plusieurs fronts. Les exploitants nous avaient dit que nos processus de réglementation devaient être plus efficaces et plus économiques si nous voulions préserver notre compétitivité. Les milieux de l'approvisionnement et des services, et d'autres Canadiens de l'Atlantique s'inquiétaient du niveau de la participation locale au sein de l'industrie. Le gouvernement du Canada comprend ces inquiétudes et l'importance de l'industrie des hydrocarbures extracôtiers, pour la région comme pour le Canada. Nous voulons une industrie de classe mondiale, capable de livrer concurrence dans le monde entier. Permettez-moi de rappeler que l'industrie du pétrole et du gaz extracôtiers fournit plus de 3 000 emplois directs à la Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador. Et nous voulons que ce chiffre augmente. Nous voulons continuer à attirer les investissements. La part des ressources extracôtières qui revient au Canada est importante. La côte est du Canada recèle de ressources considérables, encore largement inexploitées. Mais les activités d'exploration canadiennes se poursuivent. Quelque 350 forages d'exploration ont été réalisés, en comparaison de plus de 15 000 dans le golfe du Mexique et 2 400 dans la mer du Nord. Des discussions au sujet des ressources extracôtières sont en cours à plusieurs endroits au pays. Par exemple, nous avons entamé des discussions avec nos homologues provinciaux au Québec, au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard, pour examiner les possibilités qu'offre le golfe Saint-Laurent. Dans le nord du Canada, le projet de gazoduc dans la vallée du Mackenzie met à notre portée l'immense potentiel du delta du Mackenzie et de la mer de Beaufort. Et dans ma province, la Colombie-Britannique, le moratoire adopté sur la mise en valeur des ressources extracôtières fait actuellement l'objet d'un examen. Le gouvernement du Canada comprend le besoin d'assurer une croissance continue dans le contexte du développement durable. Et cette croissance passe notamment par une industrie qui contribue au bien-être économique de la région. L'an passé, à Halifax, nous étions confrontés à de grands défis et à de belles possibilités. L'un de ces défis consistait à encourager l'investissement pour pouvoir intensifier l'activité en amont. Un autre, à traduire cette activité en croissance économique durable pour la région et pour l'ensemble du Canada. Je suis heureux de constater que le processus de la table ronde nous a aidés à mieux comprendre comment nous pouvons y parvenir. Nous avons appris qu'il s'agissait d'un processus complexe, exigeant une étroite collaboration entre le gouvernement, l'industrie et les intervenants. Les exposés de ce matin m'ont confirmé que nous avions déjà bien progressé. Les producteurs et les foreurs aimeraient qu'on allège les droits de douane qui frappent les importations d'unités mobiles de forage en mer. Alors nous avons déjà amorcé un processus et nous consultons les intéressés. Les rapports unanimes de vos comités sur la réglementation et sur les perspectives de l'industrie sont importants et ils nous montrent la voie à suivre pour progresser. C'est un bel exemple de coopération entre de nombreux intervenants du secteur extracôtier : les exploitants, les entreprises d'approvisionnement et de service, et les deux ordres de gouvernement se sont penchés ensemble sur des questions d'intérêt commun. Ces questions doivent être considérées comme des éléments d'un même défi qui mérite un engagement uniforme de tous les intervenants ici présents aujourd'hui. Mentionnons entre autres les suivantes : le fait que la réduction des coûts et du risque ne concerne pas seulement les exploitants; la nécessité d'accroître la capacité locale et de faire participer directement l'industrie locale; l'importance d'une réglementation efficace et efficiente. La réduction des délais attribuables au cycle de réglementation est une priorité pour le gouvernement du Canada. Cela peut se faire dans le cadre d'un examen simultané de l'évaluation environnementale et d'autres processus de réglementation, et c'est ainsi que nous allons procéder. Nous voulons que les délais associés au cycle de réglementation canadien soient au moins aussi courts que les délais observés ailleurs pour des projets équivalents, sans pour autant compromettre l'intégrité de nos valeurs en matière de santé, de sécurité ou d'environnement. J'ai aussi entendu vos suggestions en matière de réglementation basée sur le rendement ¿les règlements doivent suivre le rythme du changement technologique. Le gouvernement du Canada est déterminé à imposer une réglementation « intelligente ». Je compte bien que, pendant l'année qui vient, nous pourrons continuer de progresser et de mieux définir les secteurs où notre réglementation pourrait être améliorée. Ce processus de table ronde a été désigné comme priorité du gouvernement. Il servira de projet pilote pour l'initiative de rationalisation de la réglementation au Canada. Nous devons tous travailler ensemble dans ce but. Vous savez sans doute que certaines parties intéressées doivent être incluses si nous voulons nous élargir notre examen du cadre de réglementation. À cette fin, nous aurons besoin de la coopération de tous les intervenants. Nous devons en outre créer une tribune appropriée dans le processus de suivi de la table ronde pour que tous les points de vue puissent être entendus. Lors de la première table ronde, à Halifax, nous avons convenu d'inviter les organisations syndicales à cette deuxième rencontre à St. John's. Je sais que leur présence ici aujourd'hui marque le début d'un partenariat fructueux. Pour ce qui est de l'avenir, je crois qu'il nous faut profiter de l'expérience d'autres compétences qui font face à des défis similaires. J'ai rencontré récemment mon homologue britannique, le ministre Timms. J'ai été étonné des parallèles qui s'établissent entre le processus PILOT adopté en Grande-Bretagne et le processus de table ronde que nous venons de lancer. J'ai admiré le fait que le gouvernement, les exploitants et les fournisseurs aient une même vision pour le secteur des hydrocarbures en Grande-Bretagne. Cette coopération a donné lieu à un système de réglementation efficace et favorisé la croissance de l'industrie locale. Même si je sais qu'il y a des différences concrètes entre la mer du Nord et notre côte atlantique, je crois que nous pouvons continuer à nous inspirer de l'expérience britannique. Le gouvernement du Canada est disposé à affecter les ressources nécessaires à la mise au point d'un tel modèle de coopération. Nous voulons poursuivre sur la lancée de notre table ronde et créer un partenariat dynamique et réceptif entre l'industrie et le gouvernement. De notre côté, nous allons contribuer à simplifier la réglementation. En retour, nous demandons à l'industrie d'intensifier ses activités d'exploration et de mise en valeur, et d'utiliser nos fournisseurs locaux, qui sont très compétents. Le travail réalisé jusqu'à maintenant et le consensus obtenu sont dans une large mesure attribuables au dévouement et à la détermination de plusieurs personnes. Ces personnes, en plus de continuer à assumer leurs fonctions habituelles, ont généreusement donné de leur temps pour produire des idées intéressantes et des solutions concrètes aux défis et aux possibilités qui se présentent à nous. Nombre d'entre elles sont ici aujourd'hui, et je tiens à les remercier de leurs efforts. Aucun des résultats du processus de la table ronde ne pourra, à lui seul, permettre de relever les défis auxquels l'industrie de la côte atlantique est confrontée. Cependant, vos recommandations, combinées, permettront à l'industrie de se rapprocher sensiblement de la vision adoptée par les participants au processus. Cette vision nous propose une industrie des hydrocarbures extracôtiers en pleine croissance, qui optimise sa contribution au bien-être économique de la région. Avec une telle approche, nous pourrons obtenir des appuis pour ce que nous tentons de créer - une industrie rentable, concurrentielle sur la scène internationale, sécuritaire et durable du point de vue de l'environnement. Par ailleurs, nous utiliserons nos connaissances, notre esprit d'innovation et notre leadership technologique pour promouvoir le développement durable des ressources naturelles du Canada. Nous allons continuer de travailler à consolider l'importance économique de ces ressources et leur contribution à l'avènement d'une société et de collectivités fortes. Merci.