Discours parL'honorable Lucienne RobillardPrésidente du Conseil du Trésor, et députée de Westmount-Ville-Marie Le 7 novembre 2003 Mesdames, Messieurs, chères collaboratrices et collaborateurs,Vous pouvez vous imaginer le plaisir que j'ai à être avec vous aujourd'hui. J'ai non seulement le plaisir departiciper au Colloque de perfectionnement des gestionnaires qui se tient ici à Laval, mais, comme l'a dit Marc, jesuis également ravie d'être reliée par satellite à des milliers d'employés de la fonction publique partout au Canada.Je tiens à remercier à cet égard les conseils fédéraux régionaux, le Centre canadien de gestion et Formation etperfectionnement Canada qui n'ont ménagé aucun effort pour rendre cette activité possible. Je crois savoir en effet queplus de 3 000 personnes, d'Iqaluit à Saint-Jean, nous écoutent en ce moment. Bonjour donc à tous et à toutes! Et mercid'avoir pris le temps de participer à cette activité aujourd'hui.Je suis venue vous parler d'un événement historique. C'est un privilège de pouvoir m'adresser à un sigrand nombre de fonctionnaires en même temps. C'est d'autant plus important que j'ai une nouvelle extraordinaire à vousannoncer. Vous le savez peut-être déjà. Le 4 novembre 2003, à 16 h, le Parlement a adopté la Loi sur lamodernisation de la fonction publique. Et dans quelques minutes, cette loi recevra la sanction royale.C'est un moment mémorable pour la fonction publique, car cette loi constitue la première grande réforme des méthodesde gestion et de recrutement du personnel dans la fonction publique depuis plus de 35 ans. Je suis convaincue qu'elleservira fort bien les intérêts de la fonction publique pendant la prochaine génération et même au-delà.Il s'agit d'un moment historique pour la fonction publique, bien sûr, mais laissez-moi partager avec vous qu'ils'agit également d'un moment très spécial pour moi, personnellement. Il y a une principale raison pour laquelle j'ai unjour décidé de faire de la politique, métier fort stimulant, enthousiasmant mais parfois très ingrat. Si j'ai décidé defaire de la politique, c'est parce que j'ai toujours eu le désir de changer les choses, de les changer de façondurable, et de pouvoir faire une différence dans la vie des citoyens de notre pays. Vous comprendrez donc pourquoil'adoption de la Loi sur la modernisation de la fonction publique m'apporte tellement de satisfaction.La Loi améliorera assurément notre capacité de bien servir la population canadienne. Je suis très heureusede faire partie des gens qui ont contribué à rendre cela possible. Cela prouve bien que nous pouvons, grâce àl'innovation et à la collaboration, faire de notre désir de bâtir un avenir meilleur une réalité. Cela prouve que lafonction publique du Canada peut changer et qu'elle a le désir de le faire.La Loi : réussite d'un travail d'équipeBien que le Premier ministre m'ait fait l'honneur d'être la championne de cetteinitiative, ce n'est en aucune façon « ma » loi. Elle appartient à nous tous. Elle appartient à tous ceux et celles qui ont à coeur la fonction publique et qui désirent que cette noble et fière institution continue deservir la population avec excellence. Depuis le début, le Premier ministre s'est assuré que lavolonté politique était réelle pour la modernisation et je tiens à le remercier. Plusieurs leaders exceptionnels de lafonction publique m'ont également aidée à faire de cette loi une réalité et je tiens ici à les en remercierpubliquement.Je tiens tout d'abord à remercier l'ancien greffier du Conseil privé, Mel Cappe, qui a secondé lePremier ministrelors de la création du Groupe de travail sur la modernisation des ressources humaines de la fonction publique en avril2001. Mel a ensuite transmis l'orientation et la vision du changement au Groupe de travailpourélaborer la loi que nous avons aujourd'hui.Je tiens également à remercier une personne très spéciale, l'ancien sous-ministre Ran Quail, qui a dirigé lestravaux du Groupe de travail pour faire de la loi une réalité. Ran a toujours été un partisan convaincu d'une sainegestion des ressources humaines dans la fonction publique et un ardent défenseur de la communauté des ressourceshumaines. Il était donc un leader tout désigné pour le groupe de travail. Bien que Ran ait pris sa retraite cet été,après 41 ans de service dans la fonction publique, son intégrité, sa vision et son dévouement à l'égard de la fonctionpublique et des fonctionnaires resteront gravés dans nos mémoires pendant de nombreuses années à venir.Au sein de ce groupe de travail, Ran a pu compter sur le soutien extraordinaire de Monique Boudrias, sous-ministreadjointe, et de toute son équipe de conseillers chevronnés. L'énergie qu'ils ont déployée pour concevoir et piloter leprojet de loi jusqu'à son adoption, est un exemple de leadership et de travail d'équipe hors pair. On me dit quecertains membres de l'équipe sont ici aujourd'hui. Je veux qu'ils se lèvent afin qu'on leur rendehommage.Je tiens également à exprimer ma reconnaissance à Jim Judd, secrétaire au Conseil du Trésor, et au secrétairedélégué, Jim Lahey. Leur inestimable contribution a été précieuse et surtout le support quotidien apporté à leurministre. Je veux enfin remercier Alex Himelfarb, l'actuel greffier du Conseil privé, pour son leadership pendant leprocessus législatif. La contribution exceptionnelle de toutes ces personnes à l'amélioration de la fonction publiquedu Canada mérite vraiment d'être soulignée.J'ai été très impressionnée par le travail de ces dirigeants de la fonction publique, mais également par leleadership dont ont fait preuve les législateurs de notre pays. Ils ont, tout au long de l'examen du projet de loi etde leurs discussions réfléchies, démontré un attachement profond aux principes d'une fonction publique solide etvitale. Ceux et celles d'entre vous qui avez suivi les débats savent que ces derniers ont été vigoureux, mais je doisdire également, non partisans dans l'ensemble. Pendant les audiences des comités, des dirigeants syndicaux, deschercheurs ainsi que des anciens et actuels hauts fonctionnaires sont venus enrichir les débats de leurs connaissanceset de leur expertise. Je crois qu'en bout de ligne nous avons maintenant une législation plussolide.J'aimerais également remercier tous ceux et celles d'entre vous qui avez participé au processus de consultation.Lors de ma tournée nationale en 2001, les gens étaient désireux de faire connaître leurs points de vue : dusous-ministre, aux cadres intermédiaires en passant par les employés de première ligne. Vous nous avez dit que ladotation était trop lente, que les relations patronales-syndicales étaient trop axées sur la confrontation et que lesresponsabilités n'étaient pas claires. C'est à partir de vos préoccupations que s'est rédigée la présente loi.Nous nous arrêtons donc un instant cette semaine pour célébrer le fruit de nos efforts acharnés. Mais il reste bienentendu des questions à régler, notamment : que se passera-t-il à partir de maintenant? Qu'est-ce qui a changé?Qu'attend-on des spécialistes des ressources humaines? Qu'est-ce que les gestionnaires devraient faire de façondifférente? À quoi les employés peuvent-ils s'attendre?Ce qu'implique la mise en oeuvre de la LoiCe sont là de très bonnes questions. Je veux vous dire, qu'aujourd'hui, je peux répondre à certaines d'entre elles,mais certainement pas à toutes. Étant donné que la Loi est habilitante et non pas prescriptive, cela signifieque je n'arrive pas avec une nouvelle série de règles à vous présenter, mais que nous devrons élaborer les réponsesensemble. Par conséquent, le changement ne se fera pas du jour au lendemain.À de nombreux égards, cette loi est comparable à la construction d'une maison. Nous disposons de solides fondationset maintenant nous devons poursuivre sur cette lancée : nous avons besoin de planchers, de murs, d'une installationélectrique, de pièces, bref, nous devons effectuer tous les autres travaux nécessaires pour faire de cette maison unvrai foyer. Des institutions devront être établies, des politiques rédigées, des systèmes modifiés. Et plus importantencore, il faudra faire en sorte que nos employés à tous les niveaux et dans tous les ministères soient prêts pour lechangement. La mise en oeuvre complète de la Loi s'étendra donc sur presque deux ans et demi.Bien entendu, il y a déjà plusieurs mois que nous planifions cette mise en oeuvre. Et lorsque je parle deplanification, je ne pense pas à une réunion de fonctionnaires du Secrétariat du Conseil du Trésor discutant entre euxautour d'une table à Ottawa. Cette loi est, et a toujours été, un processus de collaboration dans le sens le plus largedu terme. Nous avons tous un intérêt dans l'amélioration de la gestion des ressources humaines et c'est à nous qu'ilrevient de nous approprier la Loi sur la modernisation de la fonction publique. J'ai bien fait comprendre àmes collaborateurs, au Secrétariat, que ce sont les ministères et organismes qui dirigent ensemble la modernisation desressources humaines et que la participation des syndicats est essentielle.C'est dans cet esprit que nous avons mis sur pied un comité de sous-ministres chargé de guider le Secrétariat duConseil du Trésor dans l'élaboration des nouvelles politiques et l'amélioration des systèmes qui seront nécessaires àla mise en oeuvre. Divers groupes de travail examinent déjà certains éléments de la Loi. Dans les prochainsmois, nous devrions commencer à voir des projets pilotes prendre forme dans les ministères et organismes, alors quenous tenterons des expériences et verrons ce qu'il est possible de faire en vertu de ce nouveau régime.Les syndicats auront aussi un rôle très important à jouer. L'un des piliers de la Loi sur la modernisation de lafonction publique est le désir d'accroître la collaboration dans les relations patronales-syndicales. En fait, laLoi précise même, et je cite, que « des relations patronales-syndicales fructueuses sont à la base d'une sainegestion ». Elle ajoute que « la collaboration [...], grâce à des communications et à un dialogue soutenu, accroît lescapacités de la fonction publique de bien servir et de bien protéger l'intérêt public ».C'est dans cet esprit de collaboration que les dirigeants syndicaux ont été invités à travailler avec les comités desous-ministres à la planification de la mise en oeuvre de la nouvelle loi. Je crois que ce modèle novateur decollaboration pourrait devenir une pratique exemplaire au Canada.Cet esprit de collaboration peut et doit se manifester à tous les niveaux, entre les employés, les gestionnaires etles agents négociateurs. Il y aura de nombreuses occasions d'oeuvrer conjointement à l'élaboration et à la mise en oeuvred'initiatives portant sur les problèmes qui se posent en milieu de travail. Le Programme conjoint d'apprentissage duSecrétariat du Conseil du Trésor et de l'Alliance de la fonction publique du Canada constitue un excellent exemple decollaboration déjà en cours. Ce programme visait à concevoir et à offrir des programmes de formation à l'intention desgestionnaires et des syndiqués de l'ensemble de la fonction publique. Depuis la mise en place du programme en 2002, leProgramme conjoint d'apprentissage a permis d'offrir plus de 550 ateliers dans l'ensemble du pays, et plus de12 000 personnes y ont participé. Voilà un très bel exemple du type de partenariat qui favorisera un meilleur milieu detravail, tel qu'il est envisagé dans la Loi.En définitive, la mise en application de la Loi sera un exercice assez important de gestion du changement,axé non seulement sur l'exploitation des pratiques exemplaires déjà existantes, mais aussi sur l'élaboration denouveaux systèmes et de nouveaux processus, et même, je dirais, sur le développement de nouvelles attitudes.J'ai confiance que la fonction publique du Canada peut, comme institution, évoluer de manière à relever les défisqui se présenteront. Plusieurs éléments vont, à mon avis, contribuer à rendre cela possible.Éléments de succès : vision, leadership, responsabilisation et apprentissagePremièrement, notre vision est claire. Elle est formulée dans la Loi. Nous y trouvons l'orientation quenous devons prendre pour améliorer notre façon de gérer nos employés.Deuxièmement, nous avons le leadership approprié à tous les niveaux. La réforme de la gestion des ressourceshumaines fait appel à des leaders qui seront prêts à se retrousser les manches et à vivre de nouvelles expériences. Desleaders qui prendront des risques de façon responsable et qui pourront, par leur exemple, amener les gens à croire auchangement.Il y a un troisième élément clé de la réussite, c'est la responsabilisation, ou l'imputabilité. La réforme doit êtreguidée par un engagement global en ce qui concerne les résultats et la transparence. Nous avons réalisé de grandsprogrès à cet égard depuis quelques années, et plus récemment, avec la mise en place d'un nouveau Cadre deresponsabilisation de gestion.Il nous faut absolument compter sur ces éléments si nous voulons relever avec succès les défis que l'avenir nousréserve. Et un autre secteur critique est vraiment celui de l'apprentissage et, là aussi, nous avons fait des progrèsremarquables.À titre d'exemple, mentionnons la politique sur l'apprentissage continu, qui en est à sa première année de mise enoeuvre. À ce sujet, j'aimerais saluer le Forum des chefs de l'apprentissage pour leur remarquable travail de mise encommun des ressources et de l'information qui ont permis d'aider les ministères à élaborer des politiques et à adopterdes approches cohérentes pour les programmes d'apprentissage.Un cadre de travail provisoire sur les connaissances de base a également été élaboré. Il sera intégré aux travaux duSecrétariat du Conseil du Trésor sur le Cadre de responsabilisation de gestion.J'étais et je suis toujours satisfaite de l'horizontalité de ces initiatives. La responsabilisation de gestion, lamodernisation des ressources humaines et l'apprentissage ne sont pas des initiatives isolées. Elles font partieintégrante du cadre mis en place pour améliorer la façon dont la fonction publique fournit des résultats aux Canadienset aux Canadiennes.Pilier de l'action : les valeurs et l'éthiqueÉvidemment, au coeur même de ce cadre de travail, se trouvent les valeurs qui guident nos efforts collectifs auservice de la population canadienne. À l'heure des grands changements, nous devons renouveler notre engagement enversles principes qui ont fait de la fonction publique une institution respectée : l'honnêteté, le professionnalisme etl'excellence. Nos initiatives de réforme de la gestion des ressources humaines reposent sur les concepts de confianceet de renforcement de l'habilitation des gestionnaires. Mais il ne peut y avoir unehabilitation accrue sans une orientation déontologique commune et une vision partagée de ce quiconstitue un comportement professionnel acceptable sur le plan de la gestion des ressources.Vous vous souvenez sans doute que nous avons annoncé en juin dernier la publication du Code de valeurs etd'éthique de la fonction publique. Ce code regroupe quatre familles interreliées de valeurs qui doivent guider letravail et la conduite professionnelle des fonctionnaires, c'est-à-dire :les valeurs démocratiques, soit servir l'intérêt public;les valeurs professionnelles, soit servir avec compétence et impartialité;les valeurs éthiques, soit agir en tout temps de manière à conserver la confiance du public;les valeurs liées aux personnes, soit le respect, l'équité et la courtoisie.Les valeurs qui sous-tendent la Loi sur la modernisation de la fonction publique reflètent directement lesvaleurs énoncées dans le Code. Nous avons inclus deux préambules dans la Loi qui expliquent les résultats quenous essayons d'atteindre pour la réforme de la gestion des ressources humaines. Je vous encourage fortement à leslire. Vous y trouverez les valeurs suivantes : le mérite, l'impartialité, l'excellence, la diversité, l'intégrité, laresponsabilisation, la flexibilité, l'équité, le respect, puis, la dernière et non la moindre, la dualité linguistique.C'est la première fois que l'on énonce aussi explicitement dans une loi les valeurs qui la sous-tendent. Et nousl'avons fait pour donner l'exemple et souligner l'importance des valeurs qui doivent guider la conduite desfonctionnaires.Et en plus d'inclure les valeurs de la fonction publique dans le Code et la Loi, nous avons mis sur pied unnouveau Bureau des valeurs et de l'éthique de la fonction publique. Les membres de ce bureau seront entre autre appelésà travailler de près avec les sous-ministres et les ministères afin d'assurer la mise en place de l'infrastructure etdes pratiques de gestion nécessaires et capables de soutenir une culture vigoureuse axée sur les valeurs et l'éthiquede la fonction publique. Ce bureau appuie également les travaux du nouveau groupe de travail indépendant sur ladivulgation d'actes fautifs. J'attends, d'ailleurs, avec impatience son rapport qui doit être déposé au début de lanouvelle année.Priorités : création de l'École de la fonction publique du CanadaComme vous le voyez, nous avons fait des progrès considérables. Nous avons une base solide sur laquelle nous appuyerpour procéder à la mise en oeuvre de la législation. Le défi consiste maintenant à nous assurer que les gens comprennentbien ce que nous attendons d'eux à l'avenir et qu'ils aient les compétences et les connaissances nécessaires pourrelever les défis qui les attendent. Nous devons prendre le temps de développer les compétences partout dans lafonction publique. Nous devrons pour ce faire mettre l'accent sur l'apprentissage comme moyen de partagerl'information, de former et de susciter de nouvelles idées.Comme l'apprentissage se trouve au coeur même de notre plan d'action pour le changement, il n'est pas surprenant quela création de l'École de la fonction publique du Canada soit l'une des premières priorités de la mise en oeuvre de laLoi.L'École de la fonction publique du Canada regroupera en une seule école trois institutions respectées de la fonctionpublique qui sont responsables actuellement de l'apprentissage. Ces institutions sont :le Centre canadien de gestion (CCG), destiné principalement au perfectionnement des cadres et desgestionnaires;Formation et perfectionnement Canada, destiné plus particulièrement au perfectionnement des employés;Formation linguistique Canada, qui est chargée de la prestation de cours de formation en langue seconde, un aspectimportant du cheminement professionnel des fonctionnaires.Puisant à même l'expertise de ces institutions, l'École de la fonction publique du Canada jouera un rôle de toutpremier plan dans la promotion d'une culture de l'apprentissage continu au sein de la fonction publique.Je suis heureuse d'annoncer que l'École sera établie officiellement le 1er avril 2004. Elle sera dirigéepar une leader enthousiaste, Janice Cochrane, qui est actuellement présidente du Centre canadien de gestion. Jesuis certaine qu'elle voudra bâtir sur les succès de sa prédécesseure. Je profite ainsi de l'occasionpour remercier Jocelyne Bourgon de son leadership visionnaire au cours de son mandat au CCG.Grâce au regroupement de ces trois institutions, l'École s'emploiera à devenir une force unificatrice dans lafonction publique. Elle offrira des programmes de formation aux fonctionnaires detous les niveaux et danstoutes les régions du pays. Elle aidera les fonctionnaires dans tout le Canada à acquérir un tronc commun deconnaissances dans les domaines suivants : perfectionnement du leadership, administration publique, gestion dans lesecteur public, perfectionnement professionnel et formation linguistique.L'École n'assumera pas les responsabilités en matière d'apprentissage qui incombent déjà aux ministères. Enrevanche, elle complétera ce qui se fait dans les ministères et les organismes, qui resteront chargés de la formationpropre à leur mission, soit celle de nature technique ou opérationnelle. Nous avons tous beaucoup à apprendre.L'apprentissage fait toutefois partie de ce que nous sommes en tant que fonctionpublique.ConclusionC'est pourquoi des personnes comme vous sont si importantes. Des personnes qui se déplacent pour participer à uncolloque de perfectionnement des gestionnaires ou à une activité d'apprentissage à distance. Des personnes qui sontprêtes à prendre des risques, à innover et à apprendre des autres. Pour que la Loi sur la modernisation de lafonction publique et les autres initiatives portent fruit, laissez-moi vous dire que nous avons besoin de vous.Sans votre participation active, il ne sera tout simplement pas possible de réussir notre tentative d'accroîtrel'efficacité du gouvernement. C'est vous qui fournissez le lien vital entre la stratégie et le changement descomportements dans les ministères.La Loi sur la modernisation de la fonction publique n'est encore qu'un simple document. Mais votre courageet votre détermination vont lui insuffler la vie. Pour soutenir cette loi et la faire correspondre à ce dont vous avezbesoin et à ce que vous voulez, vous devez avant tout vous l'approprier personnellement. Vous êtes maintenant lespropriétaires de la maison. Je vous donne la clé pour que vous en fassiez votre foyer.J'aimerais terminer en faisant une petite observation très personnelle. J'ai remarqué que dans la fonction publiquedu Canada, nous ne prenons pas souvent le temps de vraiment célébrer nos réalisations et de dire merci. Sitôt un défirelevé, nous nous tournons vers le prochain. Alors, aujourd'hui faisons une exception. Je veux que nous prenions letemps de nous arrêter pour regarder le chemin que nous avons parcouru ensemble. Pour mesurer nos résultats. Pourprendre conscience de tout ce que nous pouvons accomplir lorsque nous nous y mettons ensemble : employés, syndicats etgestionnaires.Je trouve toujours que vous êtes très privilégiés de travailler dans la fonction publique du Canada et d'avoir commemission fondamentale de faire une différence dans la vie des citoyens de ce pays. Chérissez donc cette mission. Aimezvotre travail. Partagez votre passion. Essayez d'entraîner d'autres personnes à venir nous joindre dans la fonctionpublique. Aujourd'hui, je veux dire un très grand merci à tous ceux et celles qui m'ont aidée à réaliser ce grand projet de moderniser la législation.Je vous remercie.