2-02464 IQALUIT (NUNAVUT) 19 février 2004 -- Nancy Karetak-Lindell, députée du Nunavut, a fait l'annonce aujourd'hui du versement prochain de 98 000 $ à la Nunavut Broadband Development Corporation (NBDC) au nom de l'honorable Andy Mitchell, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien. Ce montant est destiné à la tenue d'un atelier d'une importance capitale pour l'installation de la bande large dans l'ensemble du Nunavut avant la fin de l'année. « La NBDC a déjà fait la preuve de ses capacités; cet atelier l'aidera à tirer parti de ce succès, déclare Nancy Karetak-Lindell, députée du Nunavut. J'entends dire, dans les collectivités, qu'on attend avec beaucoup d'impatience le nouveau service Internet haute vitesse; l'augmentation de l'accès à la bande large donnera une forte impulsion au développement économique du Nunavut. » « Le gouvernement du Canada appuie le but de cet atelier, qui consiste à améliorer la capacité de la collectivité à tirer tout le parti de la bande large quand elle sera disponible au cours de l'année, déclare le ministre Mitchell. Je suis heureux que le Ministère puisse aider les Nunavummiut à profiter de cette occasion, et de la ¿nouvelle économie¿ à laquelle elle leur permettra d'accéder, tout en encourageant l'emploi de l'inuktitut et la culture inuite. » La NBDC organise un atelier de cinq jours à Iqaluit, qui débutera le 20 février 2004. D'un coût de 160 000 $, l'atelier rassemblera des fournisseurs potentiels de services à bande large, afin de : bien expliquer leurs rôles et leurs responsabilités en qualité de prestataires de services à bande large dans leurs collectivités, surtout d'un point de vue commercial; mettre à l'essai la technologie utilisée pour le nouveau service à bande large et de régler tout problème qui se présente; créer les outils contractuels dont auront besoin les différents types d'organisation, tels que hameau, coopérative, société de développement et entreprise individuelle, susceptibles d'assurer des services de bande large dans une collectivité; apprendre à préparer un plan de marketing pour la mise en place des services dans la collectivité. Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) appuie cet atelier par le biais de son Fonds de développement économique pour l'innovation et le savoir, fonds créé afin d'aider les résidants du Nord à participer aux innovations et à l'économie du savoir, et à en tirer profit. Chaque année, environ 350 000 $ sont offerts pour des projets menés au Nunavut. Les fonds consentis compensent jusqu'à concurrence de 75 % du coût total d'un projet admissible. La NBDC veille à mettre un service à bande large à prix modique à la portée de tous les résidants. Actuellement, le service « haute vitesse » (jusqu'à 400 kilo-octets par seconde) n'est accessible que pour quelques bureaux gouvernementaux et pour les résidants d'Iqaluit. La NBDC prévoit qu'il faudra cinq années, et un investissement total de 18 millions de dollars, avant que le service devienne autosuffisant. L'infrastructure de la bande large devrait être installée dans toutes les collectivités du Nunavut au plus tard en octobre 2004. « L'atelier réduira les risques auxquels sont exposées les organisations qui souhaitent devenir des fournisseurs de services à bande large, explique Lorraine Thomas, secrétaire-trésorière de la NBDC. Notre intention est de consulter tout un éventail de fournisseurs potentiels afin de créer un modèle flexible pour les aspects commerciaux et contractuels, et pour le marketing. La NBDC souhaite que tout résidant du Nunavut ait accès à un service local abordable et fiable, quel que soit le du fournisseur de services à bande large. » Outre le Fonds pour l'innovation et le savoir, l'atelier bénéficie d'un soutien financier du ministère du Développement durable du gouvernement du Nunavut et de SSI Micro, le fournisseur de réseau pour le nouveau système à bande large. La bande large est un outil de communication indispensable qui répond vraiment aux besoins des Inuit au Nunavut. En effet, la tradition orale inuite est mieux servie par des médias visuels et sonores, alors que les communications avec Internet à basse vitesse sont obligatoirement textuelles et en anglais. La bande large aidera les Inuit à profiter enfin de communications visuelles bidirectionnelles qui correspondent davantage à leur vision culturelle du monde. Pour leur part, les Inuit seront plus en mesure de créer des entreprises, d'accéder à l'éducation et de s'acquitter de leurs responsabilités en vertu de l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut. Document d'information - Nunavut Broadband Development Corporation Document d'information - Fonds pour l'innovation et le savoir - Nunavut, 2003-2004 Pour obtenir plus de renseignements, veuillez communiquer avec : Maria O'Hearn Gestionnaire générale des communications Affaires indiennes et du nord Canada (867) 975-4510 Lorraine Thomas Secrétaire-Trésorière Nunavut Broadband Development Corporation (867) 979-0575