Longueuil (Québec), le 11 mars 2004 - L'Agence spatiale canadienne (ASC) a confirmé aujourd'hui la mise en service intégrale de son nouveau satellite SCISAT lancé en août 2003 depuis la base aérienne Vandenberg en Californie. L'Expérience sur la chimie atmosphérique (ACE), qui devrait s'échelonner sur deux ans, est maintenant en cours. L'examen de mise en service qui a eu lieu le 27 février 2004 au siège social de l'ASC, à Longueuil, a marqué la transition entre les activités de mise en service et les activités scientifiques courantes. L'engin spatial, qui fait le tour de la Terre 15 fois par jour à une altitude de 650 km, aidera les scientifiques canadiens et internationaux à mieux comprendre l'appauvrissement de la couche d'ozone en s'attardant particulièrement aux changements qui se produisent au-dessus du Canada et de l'Arctique. « Le satellite SCISAT est le fruit d'un véritable travail de partenariat, a indiqué Marc Garneau, président de l'Agence spatiale canadienne. Construit par une filiale de Magellan Aerospace, Bristol Aerospace, de Winnipeg, l'engin spatial est équipé d'instruments scientifiques fabriqués par ABB de la ville de Québec et par EMS Technologies d'Ottawa. L'équipe scientifique dirigée par l'Université de Waterloo comprend des chercheurs d'Environnement Canada, de l'Université de Toronto et de plusieurs autres institutions universitaires canadiennes et étrangères. Les partenaires de SCISAT ont conçu ensemble un satellite scientifique à la fine pointe du développement, ce qui illustre bien le leadership du Canada dans le domaine des sciences atmosphériques et de la technologie des petits satellites », de conclure Marc Garneau. Par ailleurs, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) apporte une contribution de l'ordre de 1,6 million de dollars sur cinq ans pour financer les études scientifiques préparatoires à la mission et l'analyse des données. La mission comporte aussi la participation de partenaires internationaux comme la NASA, qui a placé SCISAT en orbite, et la Belgique, qui a fourni la barrette de détecteurs pour les caméras de bord. M. Peter Bernath, professeur au Département de chimie de l'Université de Waterloo et chercheur principal pour la mission ACE, est très enthousiaste : « Les images et les données recueillies par SCISAT sont d'une qualité exceptionnelle. L'équipe scientifique espère extraire des résultats importants de ces données. » La mission permettra de mesurer et de mieux comprendre les processus chimiques qui influent sur la répartition de l'ozone dans la haute atmosphère terrienne. La charge utile comprend un spectromètre à transformée de Fourier (FTS) et l'Instrument de mesure de l'extinction des aérosols par occultation dans la stratosphère et dans la troposphère (MAESTRO). M. Tom McElroy d'Environnement Canada est le chercheur principal pour l'instrument MAESTRO. Il est appuyé par le professeur James Drummond de l'Université de Toronto. Les premiers résultats scientifiques dérivés des données de SCISAT seront disponibles d'ici la fin de l'année. Pour en savoir plus sur SCISAT, veuillez consulter la page Web suivante : http://www.espace.gc.ca/asc/fr/secteurs_asc/sciences_spatiales/atmospherique/scisat/scisat.asp.