du 17 au 22 mai 2004 présentée par Pierre S. Pettigrew ministre de la Santé, ministre des affaires intergouvernementales et ministre responsable des langues officielles Monsieur le Président, directeur général, distingués délégués, Je suis honoré de diriger la délégation canadienne à l'Assemblée mondiale de la santé. Le Canada travaillera en collaboration avec l'OMS et le Dr Lee. Le leadership de l'OMS est important dans la lutte contre le VIH/sida. La semaine dernière, le Canada a augmenté son engagement financier dans le cadre de cette lutte en contribuant 100 millions de dollars à l'initiative « 3 millions d'ici 2005 » et 70 millions de dollars au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le Canada et la population canadienne sont fiers de prendre ces mesures contre le VIH/sida. Ces contributions mettent en évidence le leadership de l'OMS à titre d'organisation de la santé la plus importante quant à l'établissement de normes de base et de normes techniques, à la formation des ressources humaines en santé concernant le VIH/sida dans les divers pays et au renforcement des capacités. Il s'agit d'éléments clés pour ralentir le rythme de cette épidémie et éventuellement l'enrayer. Nous encourageons fortement les autres pays à relever ce défi auquel l'humanité est confrontée. La semaine dernière, une autre étape historique de la lutte contre le VIH/sida a été franchie lorsque le Canada est devenu le premier pays à promulguer une loi autorisant l'exportation de versions plus abordables de médicaments brevetés aux pays en développement. Les produits pharmaceutiques canadiens exportés respecteront les mêmes normes rigoureuses ayant trait à l'innocuité, à l'efficacité et à la qualité que les produits fabriqués à l'intention des Canadiennes et des Canadiens. Ces produits pharmaceutiques prolongeront des vies, amélioreront la qualité de vie des personnes infectées par le VIH/sida et permettra aux enfants de rester avec leurs familles plutôt que d'aller dans les orphelinats. Le VIH/sida est également une réalité pour bon nombre de Canadiennes et de Canadiens. En réponse à cette réalité, nous doublerons les ressources octroyées pour la Stratégie canadienne sur le VIH/sida au cours des cinq prochaines années. J'aimerais également présenter les grandes lignes des liens entre le travail de l'OMS dans les domaines du VIH/sida et de la santé génésique et sexuelle. Il est inacceptable que dans de nombreuses parties du monde, les besoins les plus fondamentaux en matière de santé génésique des populations ne soient pas satisfaits. En termes réels, cela se traduit par des taux inacceptables de mortalité et de morbidité maternelles, d'infections transmises sexuellement, y compris le VIH/sida, et de grossesses imprévues, qui peuvent avoir des effets catastrophiques sur les femmes et les adolescentes ainsi que sur leurs enfants, leurs collectivités et les générations futures. La stratégie de l'OMS relative à la santé génésique et sexuelle est un outil indispensable pour relever ces défis. Elle représente aussi une contribution importante pour atteindre les objectifs du programme d'action du Caire et les objectifs de développement du Millénaire associés à la santé. Monsieur le Président, L'éclosion du Syndrome respiratoire aigu sévère a mis en évidence le besoin d'accroître la collaboration multilatérale en renforçant les moyens de défense collectifs contre les maladies transmissibles. Au Canada, le SRAS a donné lieu à un plus grand intérêt pour la santé publique. Hier, nous avons annoncé la création d'une agence de santé publique. Un des principaux rôles de cette agence et des centres de collaboration consistera à établir des liens avec l'OMS et les autres partenaires internationaux afin de renforcer les réseaux de surveillance et de contrôle des maladies. La mise à jour de la réglementation internationale sur la santé est un autre élément important en ce qui concerne l'état de préparation contre les dangers que représentent certaines maladies à l'échelle mondiale. Le Canada espère que des progrès considérables seront réalisés quant à la mise à jour de la réglementation au cours de la réunion du groupe de travail intergouvernemental prévue en novembre. Monsieur le Président, les maladies non transmissibles représentent un défi de plus en plus important dans les pays développés comme dans les pays en développement. Le Canada appuie fortement la stratégie mondiale sur le régime alimentaire, l'activité physique et la santé. C'est un élément clé pour enrayer la croissance des maladies non transmissibles de par le monde, qui rejoint la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains. Il s'agit d'un ensemble d'options raisonnables, équilibrées et globales quant aux politiques et aux programmes que les pays peuvent adapter à leurs propres besoins. La lutte contre le tabagisme demeurera une priorité pour le Canada qui a été le défenseur de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac. Nous travaillons dans le but de faire ratifier cette Convention-cadre le plus rapidement possible. Nous encourageons l'Organisation mondiale de la santé à continuer à jouer un rôle de premier plan en vue d'aider les pays intéressés à développer leur capacité à appliquer la Convention-cadre. Enfin, le Canada et le monde entier ont besoin d'une OMS fondée sur les principes de l'établissement de budgets et de programmes axés sur les résultats, de la promotion de l'optimisation des ressources et de la transparence. La gouvernance et la gestion définiront la qualité des produits de l'Organisation. Monsieur le Président, le Canada connaît ses responsabilités internationales. Nous sommes déterminés à renforcer l'OMS et à travailler avec vous afin de bâtir un monde en meilleure santé pour tous. Merci.