Ottawa, le 14 octobre 2004- L'honorable Anne McLellan, vice-premier ministre du Canada, et Tom Ridge, secrétaire de la Sécurité intérieure des États-Unis, ont souligné aujourd'hui les progrès continus concernant la mise en oeuvre du Plan d'action pour une frontière intelligente, y compris la participation des intervenants à une discussion sur le prédédouanement commercial et des efforts en vue d'établir un projet pilote de prédédouanement intégral au pont Peace, qui relie Fort Erié à Buffalo. « Le prédédouanement des voyageurs, des marchandises et des véhicules avant qu'ils ne franchissent la frontière en empruntant un pont ou un tunnel augmentera la sécurité et réduira les encombrements, a déclaré M. Ridge. Les discussions que nous avons amorcées aujourd'hui à ce sujet nous procureront à terme une protection accrue tout le long de notre frontière commune. » « Ces progrès montrent bien les efforts considérables que le Canada et les États-Unis continuent de déployer pour améliorer la sécurité des citoyens et faciliter la plus imposante relation commerciale au monde, a déclaré la vice-premier ministre McLellan. Nous tâcherons maintenant d'identifier les prochaines mesures qui pourraient être prises pour moderniser la frontière, avec la participation des intervenants à la frontière. » Points saillants des progrès effectués depuis octobre 2003 : plan conjoint pour faire participer les intervenants à une discussion sur le prédédouanement commercial afin de faciliter la circulation et de renforcer la sécurité au pont Peace, qui relie Fort Erié à Buffalo. Les deux pays ont également convenu d'étudier en collaboration avec les intervenants un projet pilote de prédédouanement intégral à ce poste frontalier, combiné aux modifications législatives pertinentes pour renforcer les services d'inspection; engagement du Canada de prendre part à l'initiative des États-Unis relative à la sécurité des conteneurs (IRSC), entre autres le déploiement, d'ici avril 2005, de représentants de l'Agence des services frontaliers du Canada dans des ports étrangers, afin d'aider au ciblage et à la vérification des conteneurs à destination de l'Amérique du Nord; mise en oeuvre du projet pilote conjoint NEXUS-Air à l'aéroport national de Vancouver le 30 novembre 2004. NEXUS-Air utilise la technologie biometrique, et sera offert aux citoyens et résidants permanents du Canada et des États-Unis; signature d'une lettre d'intention sur l'interopérabilité radio pour que les premiers intervenants et les agents qui font partie des opérations conjointes puissent facilement et rapidement communiquer entre eux; cela permettra aussi de mettre en oeuvre le projet d'interopérabilité radio concernant une nouvelle technologie qui permet à toutes les radios, peu importe la marque, le modèle ou le canal radio utilisé, de communiquer entre elles; mise en place d'Équipes intégrées de la police des frontières (EIPF) dans la région de Sault Ste. Marie. Les EIPF sont des équipes conjointes d'application de la loi qui font valoir une approche harmonisée pour cibler les activités criminelles et terroristes à la frontière canado-américaine; et, création de deux nouvelles voies EXPRES - en direction sud, entre Pacific Highway (Colombie-Britannique) et Blaine (Washington) le 20 octobre 2004, et dans les deux directions au pont Ambassador entre Windsor et Detroit le 1er novembre 2004. Au cours des prochaines semaines, le Canada et les États-Unis présenteront le cinquième Rapport d'étape du plan d'action sur la frontière intelligente. La vice-première ministre, Anne McLellan et le Secrétaire Ridge ont aussi annoncé que Sécurité publique et Protection civile Canada et le Department of Homeland Security vont augmenter leur coopération en ce qui a trait aux urgences nationales et l'application de la loi, et la protection de nos infrastructures essentielles communes. Cette coopération, qui sera évaluée au cours de rencontres bisannuelles des hauts fonctionnaires, comprend : des évaluations conjointes des points faibles et l'établissement des priorités pour protéger les infrastructures conjointes; l'amélioration des plans conjoints et les protocoles d'intervention en cas d'urgence binationale; l'amélioration de l'échange d'information concernant les alertes et les avertissements, et le renforcement de la communication avec le public et les intervenants clés. - 30 - Pour plus d'information : Alex Swann Directeur des communications Cabinet de la vice-premier ministre (613) 991-2924 Département de la Sécurité intérieure (É. - U.) Service de presse (202) 282-8010 DÉCLARATION ET PLAN D'ACTION POUR LA CRÉATION D'UNE FRONTIÈRE INTELLIGENTE ENTRE LE CANADA ET LES ÉTATS-UNIS Document d'information La Déclaration sur la frontière intelligente a été signée le 12 décembre 2001 à Ottawa. Au cours des trois années qui ont suivi les événements tragiques du 11 septembre 2001, la Déclaration sur la frontière intelligente et le plan d'action qui l'accompagne ont servi à renforcer la coopération frontalière entre nos deux pays. La Déclaration sur la frontière intelligente repose sur le principe de non-concurrence entre la sécurité nationale et la sécurité économique. Il ne s'agissait pas d'effectuer un retour à la frontière telle qu'elle existait en date du 10 septembre, mais d'élaborer une frontière du XXIe siècle qui ferait avancer les questions de facilitation et de sécurité. Afin d'atteindre cet objectif, il était essentiel de gérer le risque efficacement. Nous avons convenu d'élaborer une frontière intelligente qui nous permettrait de repérer et de traiter rapidement les personnes et les marchandises à faible risque, et de concentrer nos ressources sur le trafic à haut risque. La Déclaration sur la frontière intelligente a donné lieu à la mise en oeuvre du Plan d'action pour une frontière intelligente en 30 points. Ce schéma d'action comporte quatre éléments essentiels : La circulation sécuritaire des personnes concerne l'établissement d'une distinction entre les voyageurs à faible risque et ceux qui présentent un risque élevé pour notre sécurité, de même que la facilitation de la circulation des personnes de la première catégorie. Par exemple, le Canada et les États-Unis ont mis sur pied NEXUS, un programme volontaire destiné à faciliter la circulation des personnes à faible risque. Le programme NEXUS est en place dans onze postes frontaliers très fréquentés et sera étendu également appliqué dans les aéroports. La circulation sécuritaire des biens s'articule autour d'un principe similaire. En collaboration avec le secteur privé, nous utilisons des renseignements et de la technologie avancés afin de reconnaître les cargaisons à faible risque et de leur faire passer la frontière. Par exemple, le Programme d'expéditions rapides et sécuritaires (EXPRES) facilite la circulation transfrontalière de biens commerciaux et de camionneurs préapprouvés et à faible risque. Le programme EXPRES est maintenant en place dans les 12 postes frontaliers les plus fréquentés et le sera dans tous les principaux postes commerciaux d'ici la fin de cette année. Aujourd'hui, le secrétaire Ridge et la vice-première ministre McLellan ont présenté un partenariat canado-américain concernant une initiative relative à la sécurité des conteneurs (IRSC), dans le cadre duquel nous détacherons des groupes de ciblage à des points d'entrée étrangers afin d'intercepter les marchandises à haut risque destinées à l'un ou l'autre pays. Un investissement dans la sécurité des infrastructures, afin de protéger et d'améliorer nos points d'accès dans les aéroports, les ports et la frontière terrestre. Le gouvernement du Canada investit 665 millions de dollars dans l'amélioration de l'infrastructure frontalière. La loi américaine sur l'efficacité du transport au XXIe siècle (U.S. Transportation Efficiency Act for the 21st Century) finance également des projets de transport dans les corridors américains et les postes de la frontière canado-américaine. L'annonce, aujourd'hui, d'une entente de principe sur le dédouanement avant le passage à la frontière au poste Peace Bridge, entre Buffalo et Fort Erie, vient améliorer la sécurité et la circulation à ce poste frontalier crucial. La coordination et la mise en commun de l'information dans l'atteinte de ces objectifs. Le Canada et les États-Unis ont mis sur pied des équipes intégrées de la police des frontières (EIPF) afin d'enquêter conjointement sur l'activité criminelle transfrontalière. Les EIPF sont actives dans 14 régions géographiques le long de la frontière terrestre. Dans les aéroports, nous allons commencer l'échange entièrement automatisé des données du système d'information préalable sur les voyageurs et du dossier du passager (SIPV/PNR) d'ici au printemps 2005. Étant donné le succès du plan d'action original de décembre 2002, le Premier ministre et le Président ont élargi la coopération canado-américaine en matière de frontière intelligente en y intégrant la science et la technologie, de même que la biosécurité. Ces mesures facilitent la circulation sécuritaire des personnes et des biens par notre frontière commune, même lorsque le niveau d'alerte est élevé. Le processus développé en vue d'assurer la marche du Plan d'action a servi de modèle sur le plan international en matière de bonne gestion et de bonne coopération frontalière. En effet, le processus de la frontière intelligente est devenu une réussite exemplaire aux yeux du public, de l'industrie et des autres gouvernements.