Le 25 octobre 2004 Moncton (N.-B.) -- L'honorable Geoff Regan, ministre des Pêches et des Océans (MPO), a annoncé aujourd'hui que la Prince Edward Island Fishermen's Association (PEIFA) et les senneurs du Nouveau-Brunswick ont trouvé un compromis provisoire afin de régler le différend lié à la pêche du hareng. Toutes les parties ont approuvé les composantes d'une pêche aux fins scientifiques pratiquée dans les eaux de 17 à 20 brasses, conformément à l'annonce faite par le ministre le 24 septembre dernier. Cette pêche aux fins scientifiques s'inscrira dans le contexte d'une étude scientifique globale à laquelle participeront les pêcheurs côtiers. La pêche à des fins scientifiques se déroulera sur une période de trois ans dans le cadre d'un partenariat conclu entre toutes les parties visées et dont le but est de répondre aux préoccupations soulevées dans le rapport Surette. Le ministre Regan s'est dit heureux que les représentants des senneurs de hareng et des pêcheurs de l'Î.-P.-É. aient réussi à s'entendre et ils les a félicités d'avoir fait preuve de bonne foi et d'avoir travaillé très fort pour y arriver. « Le MPO et les dirigeants des deux secteurs de flottille encouragent les pêcheurs et le public à respecter l'entente signée par les parties.» Les mesures de gestion clés suivantes sont en vigueur pour une période de trois ans (de 2004 à 2006) : La ligne d'exclusion actuelle est déplacée à une profondeur de 20 brasses. Un permis à des fins scientifiques permettra une pêche restreinte à la senne dans le secteur nord-est de l'Î.-P.-É. entre 17 et 20 brasses. Les senneurs pourront capturer un maximum de 15 % (2 977 tonnes) de leur contingent dans le secteur où s'effectuera la pêche scientifique. Cependant, le nombre de traits de senne valides (c.-à-d. lorsque le hareng capturé est gardé) sera limité à cinquante-quatre (54), soit le nombre de traits requis pour obtenir des conclusions statistiques valides. Les senneurs pourront capturer 25 % de leur contingent (4 962 tonnes) entre 20 et 25 brasses de profondeur. Les résultats de la pêche scientifique seront évalués dans trois ans et une décision sera alors prise de garder la ligne d'exclusion à 20 brasses, de la déplacer à 17 brasses, ou de la remettre à une autre profondeur. La couverture de surveillance en mer par des observateurs certifiés sera portée à 100 % pour la pêche à la senne entre 17 et 25 brasses, appuyée par une surveillance indépendante occasionnelle. Les mesures de conservation et les mesures de gestion actuelles, y compris l'utilisation de la technologie du Système de surveillance des navires, resteront en vigueur. Ces mesures de gestion resteront en vigueur pendant trois ans (de 2004 à 2006) à moins que des menaces légitimes à la conservation de cette ressource ne nécessitent des changements. Ed Frenette, directeur général de la PEIFA, a déclaré que son association « est très heureuse de pouvoir contribuer à l'élaboration d'une base de données scientifiques exactes sur la pêche du hareng, qui répond à un besoin de longue date. La PEIFA acceptera les résultats de cette étude échelonnée sur trois ans lorsque toutes les données auront été rassemblées, analysées scientifiquement et révisées. Il importe de signaler, ajoute-t-il, que la position de la PEIFA n'a pas changé. Nous continuons d'insister auprès du ministre pour qu'il adopte l'approche de précaution et qu'il limite la pêche à la senne coulissante à la zone de plus de 25 brasses de profondeur au large de la côte Nord de l'Î.-P.-É. Nous comprenons également les frustrations des pêcheurs de l'Î.-P.-É. ainsi que leurs craintes pour la survie du stock. La PEIFA continue de ne préconiser que des activités légales pour assurer la conservation de cette ressource halieutique essentielle. » Le représentant des senneurs, Olin Gregan, a pour sa part déclaré que « les senneurs estiment que leurs activités ne menacent ni la conservation du hareng, ni les stocks ou l'habitat du homard. Nous avons le droit d'exploiter notre pêche sans ingérence de la part des pêcheurs côtiers de l'Î.-P.-É. puisque nous nous conformons à un plan de gestion légitime appuyé par le MPO. Le compromis provisoire a été signé de bonne foi par les senneurs, à la condition qu'ils aient entièrement accès au quai de Souris sans ingérence de la part des pêcheurs et du public de l'Î.-P.-É. Cela inclut avoir le droit de faire le plein de carburant et de provisions pour nos bateaux et avoir le droit d'exécuter nos activités courantes dans un contexte commercial légitime. Sinon, l'entente de compromis devra être révisée. » Au cours de la prochaine année, le MPO travaillera avec l'industrie de pêche du hareng afin d'élaborer une approche de gestion de la pêche du hareng plus globale, c'est-à-dire améliorer le système de rapports, ainsi que l'analyse et la vérification des captures totales de hareng dans le cadre de toutes les activités de pêche. - 30 - Pour de plus renseignements : Christiane Parcigneau Relations avec les médias Pêches et Océans Canada Ottawa (613) 998-153 Brian Underhill Directeur des Communications Bureau du ministre Pêches et Océans Canada Ottawa (613) 992-3474