REYKJAVIK (Islande), le 24 novembre 2004 – L’honorable Stéphane Dion, ministre de l’Environnement, a réitéré aujourd’hui l’engagement du Canada envers les nations et les peuples de la région polaire en signant la déclaration ministérielle élaborée dans le cadre de la 4e conférence biennale du Conseil de l’Arctique. Le ministre Dion y représentait le Canada au nom de l’honorable Pierre Pettigrew, ministre des Affaires étrangères. La déclaration ministérielle fait état de plusieurs enjeux jugés prioritaires par les 8 états membres et 6 groupes représentants les peuples nordiques siégeant de façon permanente au sein du Conseil de l’Arctique. Ces enjeux sont analysés dans plusieurs rapports déposés lors de la rencontre et dont trois sont particulièrement importantes pour le Canada, soit : l’Évaluation de l’impact du changement climatique dans l’Arctique ; le Rapport sur le développement humain dans l’Arctique et le Plan stratégique des espaces marins de l’Arctique. Selon le ministre Dion, « le monde entier a pris conscience pour la première fois aujourd’hui de la dure réalité à laquelle fait face l’écosystème polaire, réalité d’ailleurs exacerbée par l’unicité et la fragilité de cet écosystème. » Toujours selon le ministre Dion, « les rapports déposés lors de la conférence appuient les engagements environnementaux pris par le Gouvernement du Canada dans le dernier discours du Trône. Ils seront très utiles à la formulation de la Stratégie sur le Nord et étofferont le Plan d’action sur les océans. » « L’engagement du Canada envers les peuples nordiques et nos voisins du cercle circumpolaire nous permettra de régler les dossiers d’intérêt commun et de responsabilités partagées. Cet engagement demeure une partie importante de notre politique étrangère comme en témoigne le volet nordique de la politique étrangère du Canada », a déclaré M. Pettigrew. « Élément prioritaire de cette politique, notre participation au Conseil de l’Arctique atteste de notre désir de participer à des travaux basés sur la coopération afin qu’ils aient un impact positif réel dans les vies des peuples nordiques du Nord circumpolaire. » L’Évaluation de l'impact du changement climatique dans l'Arctique (ACIA), un projet de quatre ans piloté par le Conseil de l’Arctique et le Comité international des sciences dans l'Arctique (CISA), est une évaluation scientifique des conséquences actuelles et projetées des changements climatiques comme des effets d’une augmentation des rayonnements UV dans l’Arctique. L’ACIA a fait l’objet d’une révision indépendante et constitue l’étude la plus complète jamais effectuée en ce qui a trait aux impacts des changements climatiques dans l’Arctique. Plus de 250 scientifiques et spécialistes des connaissances ancestrales de divers pays y ont participé, dont 77 Canadiens. L’ACIA fait quelques recommandations dans les domaines suivants : la mitigation, l’adaptation, la recherche, la surveillance et la modélisation, et, la sensibilisation du public. Le Rapport sur le développement humain dans l’Arctique est une évaluation complète des conditions humaines dans toute la région circumpolaire. Le rapport permettra d’identifier les lacunes importantes existant dans le corpus de connaissances et que la communauté scientifique doit combler. Il permettra aussi d’établir le programme ainsi que les priorités des travaux du Conseil de l’Arctique. Le rapport identifiera les problèmes frappant le Nord aujourd’hui et soulignera aussi les réussites. Dirigé conjointement par le Canada et l’Islande, le Plan stratégique sur les espaces marins de l’Arctique est un cadre de coordination ayant pour fonction d’améliorer la gestion de l’environnement côtier et marin de l’Arctique, surtout à la lumière l’accélération des changements frappant le Nord et la possibilité d’activités économiques plus soutenues dans cette région. Le plan énonce quatre objectifs généraux : réduire et prévenir la pollution marine, préserver la biodiversité et les fonctions écosystémiques, promouvoir la santé et la prospérité des collectivités, et, promouvoir l’utilisation des ressources durables. Le Conseil de l'Arctique est un organisme consultatif de haut niveau rassemblant les représentants de huit États de l'Arctique (le Canada, le Danemark, les États-Unis, la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Russie, et la Suède), et de six organisations internationales de peuples autochtones : l'Arctic Athabascan Council (AAC), l'Association internationale des Aléoutes (ALA), l'Association russe des peuples autochtones du Nord (RAIPON), la Conférence circumpolaire inuit (ICC), le Conseil saami, et le Gwich'in Council International (GCI). La réunion d’aujourd’hui était la quatrième rencontre biennale depuis la fondation du Conseil en 1996 à Ottawa. - 30 - Renseignements : Emma Orawiec Attachée de presse Ministre de l’Environnement (819) 997-1441 Sébastien Théberge Directeur des communications Ministre des Affaires étrangères (613) 995-1851