MONTREAL, le 18 novembre 2004 -- Les ventes à l'exportation du Québec devraient connaître une croissance modérée de 2 % en 2005, soit 1 % de plus que la moyenne nationale, selon les plus récentes perspectives provinciales publiées par Exportation et développement Canada (EDC). Ceci fera suite à une hausse de 7 % prévue pour 2004, qui constituera un renversement complet de situation par rapport à la baisse de 6,9 % enregistrée en 2003. « La forte demande de nombreux produits québécois en 2004 - produits industriels et forestiers surtout -, se modérera l'an prochain, parallèlement à la croissance mondiale, mais restera supérieure à la moyenne nationale », a souligné Stephen Poloz, premier vice-président et économiste en chef à EDC. Le Québec a été épargné par le ralentissement général des exportations dans le secteur des transports l'an dernier en raison de sa spécialisation dans les avions de transport régional à réaction (RJ), dont la croissance a été soutenue pendant tout près des dix dernières années. Il y aura toutefois un renversement de situation au cours de la période de prévision. Les expéditions québécoises du secteur des transports devraient en effet baisser d'environ 10 % cette année et de 7 % en 2005, car le marché des RJ - le créneau aéronautique du Québec - arrive peu à peu à maturité. Les secteurs plus positifs seront les jets d'affaires, dont les livraisons reprennent de la vigueur, et les pièces d'aéronefs, qui marquent aussi des points à l'exportation. Les ventes de biens industriels de la province devraient bondir de 20 % en 2004, grâce à la forte demande internationale de produits de base qui a fait augmenter à la fois les prix et les volumes à l'exportation. En 2005, les cours des produits de base devraient plus ou moins retrouver leurs moyennes à long terme, parallèlement au ralentissement mondial de l'économie qui adoptera un rythme plus soutenable. Néanmoins, en doublant sa production d'aluminium, la province devrait voir ses exportations de biens industriels progresser de 4 % en 2005, donc à un taux plus élevé que la moyenne nationale. Après avoir plongé de 8,4 % en 2003, les exportations du secteur de la foresterie rebondiront vraisemblablement de 11 % cette année, poussées surtout par les expéditions de bois d'oeuvre. L'amélioration des fondamentaux pour le papier journal, le plus important produit forestier de la province, conjuguée à la forte demande de pâte, contribuera aussi à la progression. En 2005, cependant, il faut s'attendre à une croissance de seulement 6 % - encore supérieure malgré tout à la moyenne nationale -, malgré les perspectives toujours favorables pour le papier journal et la pâte, car le fléchissement de la construction résidentielle aux E.-U. fera baisser la demande de bois d'oeuvre. Du côté positif, le ralentissement noté en 2003 dans le secteur de la machinerie et des équipements touche à sa fin. La demande à l'exportation dans ce secteur sera alimentée par la reprise des dépenses d'investissement des entreprises, par l'environnement des taux d'intérêt, qui restent bas, et par une meilleure rentabilité des entreprises. On y prévoit une croissance d'environ 6 % cette année et de 5 % en 2005. La relance sera assez généralisée, la machinerie lourde et le matériel de technologies de l'information venant en tête. Le domaine des vêtements, sous-secteur important de l'industrie des biens de consommation au Québec, sera malmené pendant la période de prévision et enregistrera de faibles pertes en 2004 et en 2005. Les facteurs qui gênent cette industrie sont l'abolition graduelle de l'Arrangement multifibres, la concurrence accrue venant des pays où les salaires sont plus bas, et la vigueur relative du huard. La forte demande de grains et des prix élevés donneront un coup de pouce aux exportations des produits céréaliers, les expéditions de produits agroalimentaires de la province devant progresser de 9 % cette année et de 3 % en 2005. D'autre part, les ventes de bétail sur pied, de viande et de viande préparée continueront à souffrir de la fermeture des frontières américaines en mai 2003 au boeuf canadien, suite à la découverte d'un seul cas de vache folle. Le marché américain a depuis réouvert ses portes aux coupes désossées, les expéditions de boeuf transformé du Québec s'en trouvant ainsi améliorées. A l'échelle nationale, l'économie devrait croître de 3,2 % en 2005, soit à peu près le même taux qu'en 2004. Les ventes à l'exportation devraient progresser de 1 % l'an prochain, après un bond de 9 % cette année. On peut consulter les Prévisions à l'exportation d'EDC sur le site Web de la Société, à l'adresse suivante : http://www.edc.ca/docs/ereports/gef/ereports/gef/EFindex_f.htm EDC offre aux exportateurs et aux investisseurs canadiens des services de financement du commerce extérieur et de gestion des risques sur quelque 200 marchés. Créée en 1944, EDC est une société d'Etat qui applique des principes commerciaux. - 30 - Contact : Glen Nichols Affaires publiques Tél. : (613) 598-2876 Courriel : glnichols@edc.ca