Ottawa, le 16 novembre 2004 2004-069 Document connexe : La Mise à jour économique et financière 2004. Une croissance économique soutenue, des budgets équilibrés et une gestion plus saine des deniers publics : voilà les principaux messages livrés aujourd'hui par le ministre des Finances, Ralph Goodale, à l'occasion de sa première présentation de la Mise à jour économique et financière au Comité permanent des finances de la Chambre des communes. M. Goodale a déclaré que, d'après les prévisions établies par des économistes du secteur privé, la croissance économique devrait atteindre 3 % en 2004, ce qui dépasse les prévisions énoncées dans le budget de mars 2004. Pour 2005, ces économistes s'attendent à une croissance de 3,2 %. Le ministre a souligné que, grâce à sa capacité d'adaptation, l'économie canadienne a pu se remettre de plusieurs chocs survenus l'an dernier, comme le SRAS et la maladie de la vache folle. « En raison de l'assainissement de nos finances publiques et de la solidité des éléments de base de l'économie, nous avons pu soutenir les chocs économiques de l'an dernier et nous en remettre encore mieux que beaucoup d'experts osaient le prévoir », a déclaré le ministre. Il a poursuivi en ajoutant que l'économie canadienne a créé près de 400 000 emplois à temps plein au cours des 14 derniers mois. Le ministre a également réitéré l'engagement du gouvernement à maintenir des budgets équilibrés ou excédentaires, un engagement appuyé par une réserve annuelle pour éventualités de 3 milliards de dollars et par une mesure supplémentaire de prudence économique. Il a annoncé les prévisions d'excédent suivantes pour l'exercice en cours et les cinq suivants : 2004-2005 – 5,9 milliards de dollars; 2005-2006 – 500 millions de dollars 2006-2007 – 900 millions de dollars 2007-2008 – 3,2 milliards de dollars 2008-2009 – 7,5 milliards de dollars; 2009-2010 – 11,5 milliards de dollars. Les prévisions d'excédent annoncées aujourd'hui tiennent compte de la réserve pour éventualités et de la mesure de prudence économique, ainsi que du coût des accords conclus récemment sur les soins de santé et sur le nouveau cadre pour la péréquation et la formule de financement des territoires. Elles prennent aussi en compte les autres décisions de dépenses prises depuis le dernier budget, principalement pour aider l'industrie de l'élevage bovin. Le ministre a en outre expliqué que ces chiffres n'incluent aucune économie découlant du processus d'examen des dépenses du gouvernement, qui devrait être terminé à temps pour le prochain budget, en disant que le gouvernement doit planifier ses dépenses « avec l'argent que nous sommes certains d'avoir, et non avec l'argent que nous espérons avoir ». Ces projections ont été mises au point par quatre organismes de prévisionnistes bien en vue au Canada, d'après les hypothèses dégagées des réponses à une enquête menée auprès de 18 économistes du secteur privé. En vue d'améliorer la transparence financière, la mise à jour de cette année inclut les nouvelles caractéristiques suivantes : L'annexe 3 présente les projections du solde budgétaire mises au point par les quatre organismes de prévisionnistes, de même que leur moyenne. L'annexe 4 explique en détail la manière dont les projections financières du secteur privé, qui ont été établies d'après le cadre des comptes nationaux (le système comptable utilisé par Statistique Canada et par l'Organisation de coopération et de développement économiques), ont été converties au cadre des comptes publics (le système comptable utilisé par le gouvernement pour présenter le budget). M. Goodale a déclaré que, depuis l'élimination du déficit budgétaire en 1997, le Canada vient en tête des pays du Groupe des Sept (G-7) pour l'amélioration du niveau de vie, et que le niveau de vie moyen a augmenté plus rapidement au cours des 7 dernières années que pendant les 17 années précédentes. Le ministre a souligné que la réussite actuelle du Canada offre un vif contraste avec les problèmes économiques et financiers qu'il connaissait il y a 10 ans. « Grâce à sept excédents budgétaires de suite, nous avons remplacé le cercle vicieux de l'échec économique par un cercle vertueux de réussite économique soutenue – le tout assorti d'une réduction continue de la dette, d'une amélioration de notre cote de crédit, d'une baisse des taux d'intérêt, d'une réduction des impôts, d'une croissance économique exceptionnelle et du meilleur dossier du G-7 sur le plan de la création d'emplois. » Pour l'avenir, le ministre a fait remarquer que le Canada doit maintenir ses efforts en vue de relever les défis que pose le vieillissement de la population, qui accroîtra la demande de soins de santé et d'autres services sociaux, et fera en sorte que le Canada s'en remettra davantage aux gains de productivité pour maintenir la progression du niveau de vie au pays. C'est pourquoi le gouvernement s'est fixé comme objectif de ramener le ratio de la dette fédérale au produit intérieur brut à 25 % au cours des 10 prochaines années, tout en appliquant des politiques favorables à un contexte économique qui mise sur la progression de l'innovation, de la productivité et de la compétitivité internationale afin de produire la richesse dont le pays aura besoin pour faire face à ces pressions supplémentaires. Les annexes de la présentation de la Mise à jour économique et financière et les autres documents qui s'y rattachent sont disponibles sur le site Web du ministère des Finances à l'adresse www.fin.gc.ca. - 30 - ______________________________ Pour de plus amples renseignements : David Gamble Division des affaires publiques et des opérations (613) 996-8080 Pat Breton Attaché de presse Cabinet du ministre des Finances (613) 996-7861