OTTAWA, le 31 décembre 2004 -- Les Canadiennes et Canadiens commenceront bien la nouvelle année, en partie parce que l'essence qu'ils consommeront sera moins polluante. À compter du 1er janvier 2005, de nouvelles mesures réglementaires entreront en vigueur qui diminueront les niveaux de soufre dans l'essence, 90 % de moins que ceux de 1998. « La faible teneur en soufre de l'essence signifie que la population canadienne respirera un air plus pur » a déclaré l'honorable Stéphane Dion, ministre de l'Environnement. « Le Règlement sur le soufre dans l'essence protègera la santé des Canadiennes et Canadiens, en particulier des enfants et des personnes âgées qui souffrent de problèmes respiratoires liés à la pollution de l'air. » On estime que l'assainissement de l'air découlant de la plus faible concentration de soufre dans l'essence et le carburant diesel engendrerait un fléchissement du nombre de décès prématurés au sein de la population canadienne : entre un et deux décès de moins par semaine. De plus, le nombre d'enfants souffrant chaque jour de maladies respiratoires diminuerait d'environ dix individus, et le nombre de Canadiennes et Canadiens souffrant d'autres effets de santé diminuerait d'environ un millier par jour. Ces conclusions consensuelles sont celles rendues en 1997 par un groupe d'experts indépendants du domaine de la santé. Le soufre est une composante d'origine des produits pétroliers. Il est la cause d'émissions accrues de dioxydes de soufre et de particules de sulfate, qui aggravent tous deux la pollution atmosphérique. La présence de soufre dans l'essence diminue en outre l'efficacité des convertisseurs catalytiques dont sont équipés les véhicules, ce qui se traduit par une augmentation des émissions d'autres polluants comme le monoxyde de carbone, les oxydes d'azote et les composés organiques volatiles. En 1998, le gouvernement a fait connaître son intention de réglementer les concentrations de soufre dans l'essence. L'année suivante, il a édicté le Règlement sur le soufre dans l'essence en application de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. Les limites fixées dans le règlement ont été graduellement imposées afin que les raffineurs puissent s'adapter aux nouvelles exigences. Les concentrations maximales définitives entrent en vigueur le 1er janvier 2005. La teneur en soufre du carburant diesel destiné aux autobus et autres véhicules sur route est également réglementée. D'ici le mois de juin 2006, elle devra être tout au plus de 15 parties par million, ce qui représente une diminution de 95 pour cent par rapport à 2000. « Les véhicules à moteur sont toujours une source majeure de pollution atmosphérique au Canada, en particulier dans les principaux centres urbains », affirme le ministre Dion. « Puisque la pollution atmosphérique se moque des frontières, ce problème touche l'ensemble de la population du pays », ajoute-t-il. Ces règlements reflètent l'objectif d'ensemble de l'initiative sur la pureté de l'air du gouvernement et les messages du plus récent discours du Trône. Au nombre des autres initiatives prises par le gouvernement du Canada pour assainir l'air, signalons l'adoption d'un règlement pour réduire la teneur en benzène de l'essence. En outre, des règlements sont approuvés ou prévus ayant pour objet de restreindre les émissions des nouveaux véhicules routiers ou tous terrains, entre autres des motocyclettes, des VLT et des tracteurs, ainsi que des petits moteurs. Par l'intermédiaire du Conseil canadien des ministres de l'environnement, le gouvernement du Canada unit ses efforts à ceux des provinces en vue de l'adoption d'une norme pan-canadienne réglementant les émissions de mercure des centrales thermiques alimentées au charbon. - 30 - Renseignements : André Lamarre Directeur des communications Cabinet du ministre de l'Environnement (819) 997-1441 Bruce McEwen Chef, Division des combustibles Environnement Canada (819) 953-4673