OTTAWA, le 5 décembre 2004 -- Le ministre de la Justice et procureur général du Canada, Irwin Cotler, a émis aujourd'hui la déclaration suivante : « Le 6 décembre, nous soulignons le 15 e anniversaire de la tuerie tragique de quatorze étudiantes de l'École Polytechnique de Montréal-quatorze étudiantes qui ont été assassinées parce qu'elles étaient des femmes. En cette Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes, nous devons non seulement commémorer la perte de ces jeunes étudiantes, mais nous devons également réfléchir sur la réalité actuelle et perturbante de la violence faite aux femmes dans notre société. Comme l'a déclaré l'UNICEF, la discrimination à l'endroit des femmes est une injustice plus grave que l'apartheid, et Charlotte Bunch, l'une des chefs de file du mouvement féministe international, a déclaré qu'un très grand nombre de personnes de par le monde sont victimes de la famine et du terrorisme, sont humiliées, torturées, mutilées et même assassinées chaque année, et cela simplement parce qu'elles sont des femmes. Mon credo à ce sujet s'inspire du mouvement de défense des droits de la femme qui a stimulé la Conférence internationale de Vienne de 1993 sur les droits de la personne. Elle s'est déroulée sur le refrain « les droits de la femme sont les droits de la personne et il n'y a pas de droits de la personne sans droits de la femme ». Il ne s'agit pas ici de rhétorique, mais bien d'un énoncé de principe et de politique, qui me sert de guide dans mes fonctions de ministre de la Justice du Canada. La lutte pour les droits de la femme-la lutte contre la violence faite aux femmes-est une priorité en matière de justice. Nous avons pris récemment, par exemple, des mesures importantes pour combattre la traite des femmes et des filles, tant au Canada qu'à l'échelle internationale. Il reste énormément de travail à faire. Alors que nous prenons un temps de réflexion en ce jour solennel, il importe de se rappeler que le 6 décembre représente également une journée d'action. Les Canadiennes et les Canadiens doivent œuvrer ensemble pour élaborer des gestes concrets en vue d'empêcher et d'éliminer la violence faite aux femmes et aux filles. Chacun de nous a un rôle indispensable à jouer dans cette lutte pour défendre les droits de la personne et la dignité humaine. Chacun de nous peut faire une différence. » -30- Rens. : Mylène Dupéré Attachée de presse Cabinet du ministre de la Justice (613) 992-4621 Bureau des relations avec les médias ministère de la Justice du Canada (613) 957-4207