Le 1 décembre 2004 Toronto -- En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, l'honorable Aileen Carroll, ministre de la Coopération internationale, a annoncé que le Canada s'attaquera à l'inégalité entre les sexes dans ses efforts pour combattre le VIH/sida, démontrant ainsi son leadership en la matière dans la lutte mondiale contre cette maladie. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) accordera près de 105 millions de dollars à divers projets et programmes s'adressant aux femmes et aux jeunes filles des pays en développement qui sont infectées par le VIH/sida ou qui doivent composer avec cette maladie dans leur vie de tous les jours. « Le VIH/sida prend de plus en plus un visage féminin : des quelque 24 millions d'adultes infectés en Afrique subsaharienne, 55 % sont des femmes, a déclaré la ministre Carroll. Les jeunes femmes sont trois fois plus vulnérables à l'infection par le VIH que les jeunes hommes, en raison des conditions économiques et sociales qui sont les leurs ainsi que de certaines différences biologiques. L'inégalité entre les sexes entretient donc la propagation du virus. En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, les femmes et les filles du monde entier nous demandent si nous les avons entendues. Je suis ici pour leur dire que oui, nous les avons bien entendues et que nous répondons à leur appel. » La contribution annoncée aujourd'hui sera répartie comme suit : 15 millions de dollars seront versés en trois ans au Partenariat international pour des microbicides afin de mettre au point une méthode de protection contre le VIH/sida qui s'adresse aux femmes. Un microbicide est un produit topique (gelée ou crème) qui permet de prévenir la transmission du VIH aux femmes. Elles pourront ainsi mieux maîtriser la situation puisqu'elles pourront se protéger elles-mêmes. 67,4 millions de dollars seront versés en quatre ans au Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). De cette somme, 58,4 millions serviront à soutenir les activités du FNUAP dans les domaines de la santé sexuelle et génésique et de la lutte contre le VIH/sida chez les femmes et les filles. Le reste de l'engagement financier (9 millions) servira à améliorer la distribution dans les pays en développement de fournitures de santé génésique, comme des condoms, qui sont difficiles à obtenir là-bas. Cet engagement représente une augmentation de 28 % sur quatre ans de l'aide canadienne au FNUAP ; 2,5 millions de dollars seront versés en deux ans à des projets favorisant l'égalité entre les sexes dans le cadre du Programme de l'ACDI de petites subventions pour lutter contre le VIH/sida. Ces projets permettront à des organismes au Canada, dans les pays en développement et dans les pays en transition de s'attaquer ensemble à d'importants enjeux liés au VIH/sida. 5 millions de dollars seront versés en cinq ans au Fonds de réaction rapide pour l'Afrique du Sud afin de soutenir des projets portant sur l'égalité entre les sexes et des projets s'adressant aux jeunes. Ce fonds se concentrera sur des projets qui visent à lutter contre la violence faite aux femmes et aux filles, ainsi que ceux qui portent sur les liens entre la violence et la vulnérabilité des femmes au VIH/sida. 4,8 millions de dollars seront versés en cinq ans au Fonds de soutien à la lutte contre le sida au Nigeria, dont la priorité est d'intégrer l'égalité entre les sexes et les droits de la personne aux projets de lutte contre le VIH/sida au Nigeria. 10 millions de dollars seront versés en quatre ans au projet de prévention du VIH/sida au Nigeria de l'UNICEF, qui lutte contre la transmission du VIH/sida de la mère à l'enfant et permet d'assurer la formation de brigades nationales de jeunes bénévoles qui veillent à la prévention du VIH/sida. « L'engagement du Canada à lutter contre le VIH/sida ne date pas d'hier, ajoute la ministre Carroll. Nous avons intensifié nos efforts et adopté une approche intelligente. Nous nous employons à prévenir les nouveaux cas d'infection à l'aide d'activités d'éducation et de recherche. Nous aidons les personnes déjà infectées à vivre plus longtemps et dans de meilleures conditions en soutenant des programmes de soins et de traitement. Et nous renforçons les capacités des pays en développement afin qu'ils soient davantage en mesure de faire face à la pandémie. » Pour plus d'informations, Le financement de ces initiatives était prévu dans le budget fédéral de mars 2004 et s'inscrit donc dans le cadre financier en place. - 30 - Renseignements : Andrew Graham Directeur des communications Cabinet de la ministre de la Coopération internationale Téléphone : (819) 953-6238 Bureau des relations avec les médias Agence canadienne de développement international (ACDI) Téléphone : (819) 953-6534 Courriel : info@acdi-cida.gc.ca Site web : www.acdi.gc.ca (version électronique du document) Le Canada cible les femmes et les filles dans sa lutte contre la VIH/sida Au cours des deux dernières années, le nombre de femmes vivant avec le VIH/sida a augmenté dans toutes les parties du monde. À l'heure actuelle, des 37,2 millions de personnes âgées de 15 à 49 ans qui vivent avec le VIH/sida dans le monde, près de la moitié sont des femmes et des filles. En Afrique subsaharienne, l'une des régions les plus durement touchées, les filles de 15 à 24 ans comptent pour 75 % des nouveaux cas d'infection chez les jeunes. Il semble de plus en plus évident que les inégalités entre les sexes, ou les relations inégales entre les hommes et les femmes, ainsi que le manque d'autonomie des femmes, soient des causes fondamentales de la propagation du VIH/sida dans le monde. Il est donc essentiel d'éliminer de telles inégalités et de répondre aux besoins des femmes et des filles pour freiner cette pandémie. Le Canada continue de jouer un rôle de chef de file dans la lutte mondiale contre le VIH/sida et a choisi de s'attaquer, dans ce contexte, à l'importante question de l'inégalité entre les sexes. L'approche intelligente du Canada dans la lutte contre le VIH/sida Ce n'est pas d'hier que le Canada combat le VIH/sida. La lutte contre cette maladie est d'ailleurs l'une des priorités de développement social de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), comme en témoigne le Plan d'action de l'ACDI en matière de lutte contre le VIH/sida. Le Canada a adopté une approche intelligente à cet égard : il a choisi de miser sur la prévention, l'éducation et la recherche pour prévenir les nouveaux cas, tout en aidant les personnes infectées à vivre plus longtemps et dans de meilleures conditions grâce aux traitements et aux soins, sans oublier de donner les moyens aux pays en développement de mieux faire face à la pandémie. Depuis 2000, le gouvernement du Canada a consacré près de 600 millions de dollars à la lutte contre le VIH/sida sous forme de programmes de prévention et d'éducation, de prestation de soins et de traitements, ainsi que de soutien et de recherche, pour aider les pays en développement à vaincre le VIH/sida. La contribution d'aujourd'hui permet au Canada de réaffirmer le rôle incontestable de chef de file qu'il joue à ce chapitre, et démontre plus précisément l'engagement du pays à s'attaquer aux dimensions du VIH/sida qui sont liées à l'égalité entre les sexes. En 2004, le Canada est devenu, grâce à une contribution de 100 millions de dollars, le principal donateur du programme « 3 millions d'ici 2005 » de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui vise à offrir un traitement antirétroviral à 3 millions de personnes vivant avec le VIH/sida d'ici la fin de 2005. Le Canada a également été le tout premier pays, en votant la Loi de l'engagement de Jean Chrétien envers l'Afrique, à prendre des mesures concrètes pour donner suite à la décision de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) de mettre des versions moins coûteuses de certains médicaments à la disposition des pays pauvres. Au cours de la dernière année, le Canada a également fait l'annonce d'une contribution supplémentaire de 70 millions de dollars au Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, doublant ainsi sa contribution initiale au fonds pour 2003-2004. Le Canada s'est aussi engagé à verser 100 millions de dollars en appui à des programmes et des stratégies africaines de soins, de traitements, de soutien et de prévention liées au VIH/sida, ainsi qu'à appuyer financièrement l'Institut de la Banque mondiale dans ses efforts pour aider les pays qui en ont besoin à se procurer des produits pharmaceutiques, à mettre sur pied des systèmes de distribution sûrs, à établir un système de surveillance, ainsi qu'à rester attentifs à l'apparition d'effets indésirables. Les engagements récents du Canada Stratégies du Canada visant à s'attaquer aux inégalités entre les sexes qui alimentent la pandémie de VIH/sida Une contribution de 15 millions de dollars au Partenariat international pour des microbicides permettra de soutenir des activités de recherche et développement afin de mettre à la disposition des femmes des pays en développement un microbicide sûr et efficace, et cela, le plus rapidement possible. Les microbicides sont des produits que les femmes peuvent appliquer localement avant une relation sexuelle afin de prévenir la transmission du VIH et d'autres maladies transmissibles sexuellement. Le Partenariat a pour mission de cibler les technologies les plus prometteuses et d'investir dans la mise au point de produits facilement utilisables, tels que des gels, des crèmes, des éponges, des lubrifiants et des suppositoires. Grâce aux microbicides, les femmes et les filles - qui souvent n'ont pas le pouvoir d'imposer l'utilisation du condom - disposeraient d'un moyen de protection contre le VIH. Selon les estimations les plus optimistes, il faudra attendre de cinq à sept ans avant qu'un microbicide sûr, efficace et abordable soit mis sur le marché. Le Partenariat estime cependant qu'un microbicide efficace à 60 %, offert dans 73 pays à faible revenu et utilisé par seulement 20 % des femmes, empêcherait 2,5 millions d'infections par le VIH sur une période de trois ans chez les femmes, les hommes et les enfants. Une contribution de 2,5 millions sur une période de deux ans au Programme de l'ACDI de petites subventions pour lutter contre le VIH/sida, qui vise à appuyer une vingtaine de projets innovateurs de lutte contre cette maladie en Afrique qui mettent l'accent sur les inégalités entre les sexes. Depuis sa création en 2000, ce fonds a encouragé divers organismes du Canada et des pays en développement à s'attaquer ensemble à d'importants enjeux liés au VIH/sida. Une contribution de 67,4 millions de dollars au Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) répartie sur les quatre prochaines années (il s'agit d'une augmentation de 15 millions par rapport aux sommes versées dans le passé). Grâce à cette contribution, le Canada démontre une fois de plus son engagement à s'attaquer aux dimensions sexospécifiques du VIH/sida. De ce montant, 58,4 millions de dollars serviront à appuyer les efforts continus du FNUAP en matière de santé sexuelle et génésique et de lutte contre le VIH/sida chez les femmes et les jeunes filles. La portion restante, soit 9 millions de dollars, sera consacrée à l'amélioration des systèmes de distribution de divers produits : des fournitures de santé génésique, tels que des condoms pour hommes, des condoms pour femmes et des médicaments servant à prévenir la transmission du virus de la mère à l'enfant; des outils de planification familiale tels que les contraceptifs; ainsi que du matériel de soins de santé maternelle et néonatale. Le Fonds de réaction rapide pour l'Afrique du Sud - un fonds instauré pour cinq ans et qui bénéficie d'une subvention de 5 millions de dollars de l'ACDI. Ce fonds a pour mission de financer des projets qui complètent et appuient le plan d'action du gouvernement pour la lutte contre le VIH/sida en Afrique du Sud. Tous les projets financés doivent s'attaquer aux inégalités entre les sexes, particulièrement à la violence faite aux femmes et aux filles, et aux liens entre la vulnérabilité des femmes et le VIH/sida. Les projets qui mettent l'accent sur les jeunes - le groupe le plus à risque - seront également favorisés. Le Fonds de soutien à la lutte contre le sida au Nigeria - un fonds qui bénéficie d'une subvention de 4,8 millions de dollars répartie sur cinq ans et qui est administré par Pathfinder International pour le compte de plusieurs intervenants. Ce fonds met l'accent sur l'intégration des considérations sexospécifiques et des droits de la personne à la lutte contre le VIH/sida au Nigeria. Une contribution de 10 millions de dollars, répartie sur quatre ans, au projet de prévention du VIH/sida au Nigeria de l'UNICEF. Ce projet vise à prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant, ainsi qu'à former de jeunes bénévoles en matière de prévention du VIH/sida. Ces projets répondent au besoin urgent, à l'échelle internationale, de s'attaquer à la vulnérabilité des femmes et des filles face au VIH/sida, et de renforcer encore davantage l'aspect de l'égalité entre les sexes dans le programme de lutte contre le VIH/sida de l'ACDI. Pour de plus amples renseignements, rendez-vous à l'adresse suivante : www.acdi-cida.gc.ca/sida.htm.