OMBUDSMAN - Défense nationale et Forces canadiennes Le 17 février 2005 OTTAWA -- André Marin, Ombudsman du MDN/des FC veut que les membres des FC qui font partie d'une commission d'enquête militaire suivent une formation spécialisée et consultent un spécialiste en médecine lorsque cela est nécessaire. L'Ombudsman a formulé cette recommandation dans son plus récent rapport qui porte sur la Commission d'enquête qui a examiné les blessures que s'est infligées Adam Orfanakos lorsqu'il était élève-officier en première année au Collège militaire royal du Canada, à Kingston. Dans le rapport, on se penche sur une autre enquête interne bâclée après l'effondrement de M. Orfanakos pendant une course de cinq kilomètres, en septembre 2000. L'élève-officier a été emmené d'urgence à l'hôpital, où on a diagnostiqué un syndrome des loges aigu (enflure importante des muscles de la jambe), ce qui a entraîné une rupture du muscle squelettique ainsi qu'une insuffisance rénale. Ses blessures étaient si importantes que le jeune élève-officier a dû être libéré des Forces pour des raisons médicales. Aujourd'hui, il touche une pension d'invalidité. En décembre 2000, la Commission d'enquête a accusé l'élève-officier de s'être poussé à bout pendant la course. « En l'espèce, la Commission devait examiner un cas médical complexe, mais ses membres n'ont pas obtenu l'avis d'un conseiller médical, déclare M. Marin. Pour comble de malheur, les renseignements médicaux que la Commission a obtenus ont été mal interprétés. » M. Marin recommande que des experts en médecine d'urgence, en orthopédie et en médecine sportive effectuent un examen médical indépendant pour déterminer la cause de la blessure d'Adam Orfanakos. Il a également formulé six recommandations qui portent sur la préparation et la formation adéquates des futurs membres de commissions d'enquête. « Les FC donnent une formation intensive à quiconque veut devenir soldat. De plus, la formation est obligatoire pour les officiers qui mènent des enquêtes sommaires ou qui enquêtent sur une plainte de harcèlement. Mais lorsqu'il s'agit de la formation des membres d'une commission d'enquête, on s'attend pratiquement à ce qu'ils s'acquittent rapidement de leurs tâches, même s'ils doivent s'occuper d'un dossier extrêmement important et complexe », a fait observer M. Marin. M. Marin a ajouté que M. Orfanakos et sa famille ont bel et bien été exclus de la Commission d'enquête, ce qui a fait planer des doutes quant à l'équité et à la rigueur du processus. C'est pourquoi il recommande, comme il l'a fait dans son dernier rapport public, intitulé Quand tombe un soldat, que les personnes ayant un intérêt marqué dans l'objet de l'enquête puissent participer au processus d'enquête. Enfin, il a conclu qu'il ne sert à rien d'exclure des membres des FC et leur famille du processus de commission d'enquête. Selon lui, on devrait leur permettre d'y participer pleinement de façon à réaliser l'objectif ultime de toute commission d'enquête, c'est-à-dire trouver la vérité. L'enquête a été menée à la demande de M. Art Eggleton, l'ancien ministre de la Défense nationale. Le rapport intitulé Enquête sur demande du ministre : Examen du dossier de la Commission d'enquête sur une blessure grave est disponible en ligne au www.ombudsman.forces.gc.ca - 30 - Renseignements: Barbara Theobalds Directrice, Communications et Relations avec les médias Bureau de l'Ombudsman, MDN/FC (613) 992-6962 Bronwyn Cruden Gestionnaire intérimaire des projets en communications Bureau de l'Ombudsman, MDN/FC (613) 995-2386