OTTAWA, Le 2 mars 2005 -- La valeur des services de financement du commerce extérieur et de gestion des risques d'Exportation et développement Canada (EDC) a atteint le chiffre record de 54,9 milliards de dollars en 2004, soit une augmentation de 5,8 % par rapport à 2003. Cette hausse résulte de la vigueur du commerce international notée en 2004, les exportations canadiennes ayant connu leur première croissance en trois ans. EDC a notamment facilité des exportations et des investissements de 11,6 milliards de dollars sur les marchés en développement, chiffre record qui représente une hausse de 10,5 % par rapport à 2003. Dans l'ensemble, EDC a participé à 12,2 % des exportations canadiennes de biens et de services - taux qui atteint 35,9 % dans le cas des exportations vers les marchés en développement. La Société a appuyé des transactions dans 177 pays et territoires, dont 146 marchés en développement. « La prospérité du Canada et les emplois au pays dépendent du succès soutenu de nos exportateurs et de nos investisseurs », a dit Gilles Ross, président par intérim d'EDC. « En 2005, nous offrirons une gamme de services et de solutions encore plus étendue pour appuyer le programme du gouvernement en matière de commerce extérieur et aider nos clients à réussir à l'échelle internationale. » En 2004, EDC a appuyé 6 962 exportateurs et investisseurs canadiens, soit un peu moins qu'au cours de l'exercice précédent, en raison de la baisse des activités des plus petits exportateurs, qui ont été particulièrement touchés par la vigueur du dollar canadien. Malgré cette baisse, les PME ont encore constitué environ 90 % de la clientèle de la Société, utilisant ses services pour un nombre croissant de transactions. Ce segment de la clientèle a en fait contribué pour 11,8 milliards de dollars au volume activités d'EDC, chiffre record qui représente un bond spectaculaire de 13,5 % par rapport à 2003. En 2004, le bénéfice d'exploitation de la Société a en fait baissé de 6,1 % (une réduction de 57 millions de dollars) par rapport à 2003, et s'est établi à 885 millions. Ce recul résulte de la vigueur du dollar canadien et de la diminution des volumes de financement enregistrés ces deux dernières années, diminution elle-même attribuable aux difficultés qu'ont connues les secteurs des télécommunications et de l'aéronautique. Or, cette diminution des volumes de financement a entraîné une réduction des provisions, ce qui s'est traduit par une augmentation du bénéfice net. En 2004, la qualité du crédit s'est fortement améliorée grâce à la reprise économique, ce qui a eu un impact considérable sur les provisions qu'EDC constitue pour des pertes éventuelles sur ses prêts aux emprunteurs étrangers. La politique de constitution des provisions de la Société est assortie d'une méthode qui calcule les montants nécessaires pour couvrir les pertes éventuelles. Les provisions reflètent l'évolution de la conjoncture et, en général, elles diminuent en période de croissance économique et augmentent en période de morosité. Ces dernières années, EDC avait constitué d'importantes provisions pour pertes sur prêts en réponse à la détérioration de la qualité du crédit de ses emprunteurs. « En 2004, le climat de crédit s'est amélioré beaucoup plus rapidement que prévu et, tout comme de nombreuses banques canadiennes, nous avons eu besoin de beaucoup moins de provisions, » a précisé M. Ross. « Les provisions que nous avions établies antérieurement pour couvrir d'éventuelles pertes sur créances constituent maintenant un élément de l'avoir de l'actionnaire. Elles ont été réduites à la suite du renforcement de la qualité du crédit sur les marchés d'exportation du Canada et sont donc maintenant disponibles pour appuyer de nouvelles activités de commerce extérieur. » Le bénéfice net d'EDC a augmenté de 998 millions de dollars à la suite de ces réductions aux provisions pour pertes sur créances par rapport à 2003. Par ailleurs, des modifications apportées aux règles comptables en 2004, selon lesquelles les gains et les pertes non réalisés sur les instruments financiers dérivés doivent être portés à la juste valeur à l'état des résultats, ont eu une incidence positive de 143 millions de dollars sur le bénéfice net d'EDC. La combinaison de ces deux facteurs a porté le bénéfice net à 1,242 milliard de dollars en 2004, contre 158 millions en 2003. Les diminutions de provisions et les modifications touchant la présentation des gains non réalisés à leur juste valeur sont des écritures de régularisation qui ne représentent pas une augmentation de liquidités. (en millions de dollars) 2004 2003 Variation Bénéfice d'exploitation $885 $942 $(57) Reprise sur provision (provision) pour pertes sur créances $214 $(784) $998 Ajustement à la juste valeur non réalisé $143 $ - $143 Bénéfice net $1,242 $158 $1,084 En 2005, EDC se concentrera sur l'élargissement de ses services et renforcera son programme de financement pour répondre aux besoins des exportateurs canadiens sur les marchés en développement. Elle appuiera en même temps les objectifs du gouvernement qui visent, d'une part, à accroître le commerce du Canada sur les marchés en développement en prenant de plus grands risques sur ces marchés clés et, d'autre part, à aider les secteurs d'importance stratégique pour le Canada. EDC collaborera avec des entreprises canadiennes qui établissent des chaînes d'approvisionnement mondiales en utilisant l'investissement direct à l'étranger, participera à l'augmentation de la capacité d'exportation du Canada et encouragera les exportations des PME. Deux autres indicateurs de l'impact économique d'EDC sont sa contribution au produit intérieur brut (PIB) et son soutien aux années-personnes d'emploi. EDC estime qu'en 2004 les activités qu'elle a facilitées ont généré presque 34,7 milliards de dollars du PIB, soit une hausse de 6,8 % par rapport à l'exercice précédent. Cette contribution a permis de soutenir quelque 438 000 années-personnes d'emploi. Autres faits saillants de 2004 : - L'actif d'EDC a reculé à 20,8 milliards de dollars, résultat attribuable principalement à l'appréciation du dollar canadien et au fait que le gros de cet actif est libellé en dollars américains. - Les provisions pour pertes sur créances ont été réduites de 998 millions de dollars, ce qui a fait passer le total des provisions pour pertes sur prêts et instruments connexes et pour sinistres sur assurances à 3,6 milliards de dollars. - Au 31 décembre 2004, la somme du capital versé, des bénéfices non répartis et des provisions s'établissait à 7,1 milliards de dollars. - Les prêts douteux ont augmenté légèrement, représentant 11,1 % des prêts bruts au 31 décembre 2004, contre 8,7 % un an plus tôt. - La Société a versé 1 609 indemnités, soit une diminution de 18,9 % par rapport à 2003. Ces indemnités ont totalisé 64 millions de dollars, comparativement à 76 millions en 2003. - Dans le secteur de l'aéronautique, EDC a fourni 2,5 milliards de dollars en services de financement du commerce extérieur et de gestion des risques pour financer ou assurer des ventes effectuées par 34 entreprises, alors qu'en 2003, elle avait fourni 2,9 milliards de dollars. Comme le gros du financement accordé dans ce secteur est libellé et remboursé en dollars américains, l'appréciation du dollar canadien a joué pour environ 100 millions de dollars dans cet écart, le reste, soit 300 millions de dollars, étant le résultat de la diminution réelle du volume. - Toujours dans le secteur de l'aéronautique, les prêts bruts et les garanties de prêts totalisaient 6,2 milliards de dollars à la fin de 2004, comparativement à 6,5 milliards en 2003; 89 % des prêts étaient classés comme productifs et les remboursements prévus sur le principal se chiffraient à 519 millions de dollars. - Les frais d'administration ont augmenté de 2,9 % et ont totalisé 178 millions de dollars, contre 173 millions en 2003. Ils ont représenté 18,5 % des revenus nets, contre 17,1 % en 2003. - Les dépenses engagées par le Conseil d'administration en 2004 aux fins de déplacement et de promotion des affaires (à l'exclusion des dépenses du président) ont totalisé 161 175 $, comparativement à 287 217 $ en 2003. Les dépenses engagées par le président et le président par intérim aux fins de déplacement et de promotion des affaires et les frais liés aux réunions se sont élevés à 59 339 $, comparativement à 91 022 $ en 2003. - Au 31 décembre 2004, la Société avait un effectif de 997 employés, contre 1 003 en 2003. EDC offre aux exportateurs et aux investisseurs canadiens des services de financement du commerce extérieur et de gestion des risques sur quelque 200 marchés. Créée en 1944, EDC est une société d'État qui applique des principes commerciaux. Elle a des bureaux dans douze villes canadiennes et des représentations dans sept villes situées dans des marchés en développement stratégiques. Relevant du Parlement par l'entremise du ministre du Commerce international, EDC a remporté sept fois le Prix d'excellence du vérificateur général pour l'excellence des rapports annuels des sociétés d'État, dont trois fois de suite au cours des trois dernières années. Elle a également été reconnue par le magazine Maclean's comme l'un des 100 meilleurs employeurs au Canada pour chacune des quatre dernières années. -30- Contact Glen NicholsExportation et développement Canada Tél. : (613) 598-2876Courriel : glnichols@edc.ca