OTTAWA, le 9 mars 2005 -- Au printemps, le dégel et l'éclosion des jonquilles frappent l'imaginaire. La première jonquille, comme le retour des hirondelles et le changement d'heure, marque l'arrivée du printemps et le réveil tout en couleurs de la nature somnolente. Le 10 mars, Postes Canada émettra deux timbres illustrant de splendides jonquilles pour célébrer le retour du printemps. Le mot latin narcissus, du genre auquel appartient la jonquille, provient du nom Narcisse, ce beau jeune homme de la mythologie grecque qui se noya en tentant d'embrasser sa propre image reflétée à la surface de l'eau. Lorsque les dieux découvrirent que le plus beau des mortels avait rendu l'âme, ils le transformèrent en une plante odorante qui fleurit en montagne au printemps. Le mot « jonquille » est issu du mot espagnol junquillo, de junco qui signifie « jonc ». Au printemps, la jonquille est l'une des fleurs préférées des jardiniers partout au pays. La palette de couleurs est très variée. Elles sont faciles à cultiver et exigent peu de soins une fois plantées. La plupart résistent au froid hivernal et peuvent pousser sous divers climats. La production canadienne est surtout axée sur les jonquilles à grande trompette. La jonquille jaune est aujourd'hui le symbole d'espoir de la Société canadienne du cancer dans sa lutte contre le cancer. Les splendides fleurs sont vendues chaque année et inaugurent la campagne annuelle de financement de la Société en avril - le mois de la jonquille. Les fonds recueillis par la vente des jonquilles appuient les cinq priorités de la Société : la prévention, la promotion, la recherche, l'information et le soutien. L'an dernier, la Société a vendu près de 13 millions de jonquilles d'un océan à l'autre. La Société canadienne du cancer est le plus important acheteur de jonquilles au monde et les producteurs de la Colombie-Britannique planifient leur production afin de pouvoir répondre à la demande de la Société pour des fleurs vivantes. Le motif des timbres est l'oeuvre d'Isabelle Toussaint, de Montréal, et la photographie de Marc Montplaisir, qui sont en outre à l'origine du populaire jeu de timbres sur les animaux de compagnie émis l'automne dernier. Malheureusement pour la conceptrice, au moment de concevoir les timbres, en avril 2004, il n'y avait aucune jonquille en fleur en vue. "J'ai appelé tous les fleuristes et tous les épiciers de la région de Montréal, raconte Isabelle Toussaint, mais peine perdue; il était trop tard pour les jonquilles en pot et trop tôt pour les jonquilles de jardin. Bref, personne ne pouvait nous en vendre. Nous avons même commencé à chercher des fleurs de soie pour voir si elles avaient l'air réalistes. Puis, quelques semaines plus tard, comme je rentrais à la maison, j'ai vu des jonquilles sur le point d'éclore dans le jardin de mon voisin. J'ai appelé immédiatement le photographe pour lui demander s'il pouvait faire les photos pendant la semaine même. "Les jardiniers seront heureux d'apprendre que la séance de photos n'a pas nui à l'épanouissement des fleurs. Isabelle Toussaint a déterré les jonquilles, en veillant à prendre aussi les bulbes et une bonne pelletée de terre. Sitôt la séance terminée, les jonquilles sont retournées dans leur jardin pour continuer leur floraison. Il est possible d'obtenir des renseignements supplémentaires sur les timbres du Canada à la section Salle de presse du site Web de Postes Canada, et de télécharger des photographies à haute résolution des timbres illustrant des jonquilles en cliquant sur Centre de photo. On pourra se procurer les timbres et le pli Premier Jour officiel aux bureaux de poste participants, par commande électronique en suivant les liens sur le site Web de Postes Canada, www.postescanada.ca, ou par commande postale auprès du Centre national de philatélie. Du Canada et des Etats-Unis, composez sans frais le 1 800 565-4362; d'autres pays, le 902 863-6550. - 30 - Renseignements : François Legault Ottawa (Ontario) Tél. : (613) 734-8847