Ottawa - L'honorable Aileen Carroll, ministre de la Coopération internationale, a annoncé aujourd'hui qu'en vertu de l'Énoncé de politique internationale du Canada, l'Agence canadienne de développement international (ACDI) concentrera dorénavant la majeure partie de son aide bilatérale (de pays à pays) dans 25 pays en développement, en fonction de certains secteurs prioritaires. On vise ainsi à contribuer davantage à la réduction de la pauvreté. « D'ici 2010, au moins les deux tiers des activités d'aide bilatérale directe menées par l'ACDI seront concentrées dans 25 pays en développement, a déclaré la ministre Carroll. Ces pays, dont plus de la moitié se trouve en Afrique, sont au nombre des plus pauvres. Ils sont aussi en mesure d'utiliser l'aide de façon efficace. » Les 25 partenaires du développement du Canada sont les suivants : Afrique Bénin Burkina Faso Cameroun Éthiopie Ghana Kenya Malawi Mali Mozambique Niger Rwanda Sénégal Tanzanie Zambie Amériques Bolivie Guyana Honduras Nicaragua Asie Bangladesh Cambodge Indonésie Pakistan Sri Lanka Vietnam EUROPE Ukraine Les critères suivants ont été utilisés pour sélectionner les partenaires du développement : Niveau de pauvreté. Pour que les ressources d'aide soient dirigées là où elles sont les plus nécessaires, les partenaires du développement de l'ACDI ont été recensés parmi les pays les plus pauvres du monde. L'indice du développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui permet de classer les pays en fonction de l'espérance de vie à la naissance, de l'alphabétisation des adultes, de l'effectif scolaire et du niveau de vie selon le PIB par habitant, a été l'un des outils utilisés pour choisir ces partenaires. Un autre outil a été le revenu — seuls les pays dont le revenu annuel moyen par habitant est inférieur à 1 000 $US (selon le taux de change courant) ont été susceptibles d'être choisis en tant que partenaires du développement. Capacité d'utiliser l'aide efficacement. Les critères d'évaluation incluent la gestion de l'économie, les politiques structurelles, les politiques d'inclusion sociale et d'équité, ainsi que la gestion du secteur public et les institutions. Le processus d'évaluation des politiques et des institutions nationales (CPIA) de la Banque mondiale, qui permet d'évaluer pour un pays donné les politiques et le cadre institutionnel propres à appuyer la réduction de la pauvreté, la croissance durable et l'utilisation efficace de l'aide au développement, est un outil international qui aide le Canada à formuler un jugement. Présence canadienne suffisante pour ajouter de la valeur. Le classement actuel du Canada par rapport à celui d'autres pays donateurs, ainsi que le niveau actuel de l'aide canadienne, seront des facteurs dans l'évaluation de l'incidence que pourrait avoir le Canada dans un pays donné. Nous reconnaissons qu'une importante contribution dans les secteurs que nous jugeons prioritaires, et dans les pays où nous bénéficions d'un dialogue de politiques privilégié et particulièrement fructueux, permet de renforcer la présence du Canada. L'apport du Canada prend encore plus de valeur grâce aux liens historiques qui ont été tissés et aux liens qui existent entre les Canadiens et les populations de ces pays. L'ACDI concentrera aussi ses efforts dans les domaines suivants : la gouvernance, la santé (particulièrement la lutte contre le VIH/sida), l'éducation de base, le développement du secteur privé et la viabilité de l'environnement. L'égalité entre les sexes sera un thème transversal. Tous ces secteurs revêtent une importance cruciale pour le bien-être des personnes et la réalisation des Objectifs de développement du millénaire, mesurables et assortis d'échéances précises, qui ont été convenus à l'échelle internationale pour réduire la pauvreté dans le monde. En 2002, le Comité d'aide au développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a passé en revue l'aide du Canada et a conclu que, par rapport à celle des autres membres du comité, cette aide figurait parmi les plus fragmentées, c'est-à-dire que le nombre de pays soutenus était parmi les plus élevés. Le Comité a aussi indiqué que cela pouvait nuire au Canada dans ses efforts pour optimiser ses résultats. Selon le rapport de la Banque mondiale intitulé Évaluer l'aide ¿ ses succès, ses échecs... les raisons, publié en 1999 et qui a fait date, l'aide au développement devrait être davantage concentrée dans les pays où elle peut avoir une incidence considérable. En outre, toujours selon ce rapport, des institutions et des politiques économiques solides contribuent à rendre l'aide plus efficace et à réduire la pauvreté. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont au nombre des grands donateurs qui ont concentré davantage leurs programmes d'aide, ces dernières années, pour cibler un plus petit nombre de pays en développement parmi les plus pauvres. « La réduction de la pauvreté à l'échelle mondiale représente l'un des défis les plus importants et les plus difficiles que le monde aura à relever d'ici 2015 et même après, a ajouté la ministre Carroll. Cette nouvelle définition de l'aide au développement accordée par l'ACDI permettra de renforcer le rôle du Canada dans la lutte contre la pauvreté dans le monde. » - 30 - Renseignements Andrew Graham Directeur des communications Cabinet de la ministre de la Coopération internationale Téléphone : (819) 953-6238 Bureau des relations avec les médias Agence canadienne de développement international (ACDI) Téléphone : (819) 953-6534 Courriel : info@acdi-cida.gc.ca Site Web : www.acdi.gc.ca (version électronique du document)