L’expérience des travailleurs et des dirigeants syndicaux du siècle dernier sera mise à profit (Fredericton, le 25 avril 2005) – Au nom de David L. Emerson, ministre de l’Industrie, Andy Scott, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et député de Fredericton, a fait l’éloge, aujourd’hui, des chercheurs et des groupes communautaires du Nouveau-Brunswick au moment de l’annonce d’un investissement de près d’un million de dollars visant à étudier l’histoire de la main-d’œuvre de cette province. Cet investissement fera bénéficier la main-d’œuvre du Nouveau-Brunswick de l’expérience des travailleurs et des syndiqués du siècle dernier dans le but de contribuer au développement économique et social de la province. Financée par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH), une équipe de recherche menée par David Frank aborderont cinq points clés : l’apport du mouvement ouvrier quant à l’amélioration des conditions de travail (l’indemnisation des accidents de travail et le salaire minimum); la participation des Acadiens comme membre de la population active et la reconnaissance croissante du français dans le milieu de travail; la transformation du secteur forestier; le rôle des femmes, particulièrement celui des infirmières, en tant que personnes soignantes; la reconnaissance publique des travailleurs (notamment ceux qui ont mérité des plaques ou des statues. « Le Nouveau-Brunswick a une longue histoire dont il est fier, mais la contribution de ses travailleurs n’a pas été beaucoup soulignée », a expliqué le ministre Scott. « Les travailleurs de tout le Nouveau-Brunswick ont toujours su relever les défis auxquels ils étaient confrontés. Cette recherche contribuera à alimenter un sentiment de fierté par rapport aux réalisations passées et préparera les générations futures aux défis qui les attendent quant à la création d’une économie productive et de communautés viables. » Comme beaucoup d’autres provinces canadiennes, le Nouveau-Brunswick doit faire face au vieillissement de sa main-d’œuvre et à une perte d’emplois dans le secteur des industries primaires traditionnelles. De nombreux travailleurs, en particulier ceux qui arrivent sur le marché, remettent en question l’efficacité des normes d’emploi, les mesures de santé et sécurité ainsi que la loi sur l’équité salariale en vigueur au Nouveau-Brunswick. « Dans le cadre de cette étude, nous allons raconter l’histoire du travail au Nouveau-Brunswick et celle de ses travailleurs, ainsi que la manière dont les efforts collectifs ont aidé à améliorer la qualité de vie, a rappelé M. Frank. Notre objectif est de consigner les expériences des Néo-Brunswickois qui ont mis sur pied les premiers syndicats acadiens, de parler avec des infirmières qui se sont battues pour obtenir le statut de professionnelles de la santé et d’écouter ce qu’ont à dire les travailleurs forestiers, comment ils sont passés des petits chantiers aux usines de pâtes et papiers. Nous rendrons ces histoires marquées par la résistance et le dévouement accessibles au public par l’intermédiaire d’un site Web, d’expositions muséales et d’ateliers. » Il y a un siècle, la population active du Nouveau-Brunswick avait peu de droits. Les chercheurs examineront comment les syndicats des secteurs public et privé ont prôné l’amélioration des conditions de travail et la protection des travailleurs. Ils étudieront plus précisément les initiatives chapeautées par la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Nouveau-Brunswick, l’une des plus vieilles fédérations provinciales du travail au Canada, qui s’apprête à célébrer son centenaire. L’équipe de recherche s’intéressera particulièrement à l’histoire des travailleurs et des syndicats du Nouveau-Brunswick acadien, un sujet qui a été négligé dans les études antérieures portant sur la société acadienne. Elle se penchera également sur une nouvelle réalité – l’émergence récente d’une main-d'œuvre acadienne urbaine – et examinera son impact sur l’identité acadienne. La recherche sera menée par des professeurs de l’University of New Brunswick et de l’Université de Moncton en partenariat avec la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Nouveau-Brunswick, d’autres groupes de travail et des organismes de mise en valeur du patrimoine tels que les Archives provinciales du Nouveau-Brunswick et le Centre d’études acadiennes. L’équipe de recherche travaillera aussi avec les deux plus grandes associations d’enseignants de la province afin d’inclure des ressources sur la vie active au Nouveau-Brunswick dans l’enseignement des études sociales. Pour obtenir de plus amples renseignements sur cette annonce et sur les autres projets de recherche du CRSH, veuillez communiquer avec : Doré Dunne Agente des relations avec les médias Téléphone : (613) 992-7302 Courriel : dore.dunne@crsh.ca